Hamilton soupçonne un mode moteur caché chez Mercedes F1

Le retour du fameux party mode ?

Auteur : Franck Drui
14 mars 2026 - 06:52
Hamilton soupçonne un mode moteur caché chez Mercedes F1

Lewis Hamilton estime avoir identifié l’une des clés de la domination de Mercedes en qualifications en ce début de saison 2026 de Formule 1. Selon le pilote Ferrari, l’écurie allemande disposerait d’un mode moteur spécifique, comparable au fameux "party mode" utilisé durant ses années au sein de l’équipe.

Lors des deux premières séances de qualifications disputées cette saison – au Grand Prix d’Australie puis pour le Sprint du Grand Prix de Chine – Mercedes a affiché un avantage significatif sur un tour face à ses rivaux. Un avantage qui ne se traduit toutefois pas aussi clairement en rythme de course.

Le Sprint disputé samedi à Shanghai a d’ailleurs illustré ce phénomène. Comme lors de la course à Melbourne, George Russell a d’abord dû se battre avec les Ferrari dans les premiers tours avant de prendre progressivement l’ascendant pour s’imposer.

Hamilton, qui connaît parfaitement le fonctionnement interne de Mercedes après plus d’une décennie de succès avec l’équipe, pense savoir d’où vient ce gain en qualifications.

"J’ai été chez Mercedes pendant très, très longtemps," a expliqué le Britannique, troisième du Sprint samedi, lors de la conférence de presse organisée pour le top 3.

"Donc je sais comment ça fonctionne là-bas. Et en qualifications, ils ont un autre mode qu’ils peuvent activer, un peu comme le ’party mode’ à l’époque. Et une fois qu’ils arrivent en Q2, ils l’activent, et nous, nous n’avons pas ça, quel que soit ce que c’est."

Selon Hamilton, cette cartographie moteur expliquerait le bond soudain de performance observé entre les différentes phases des qualifications.

"Et en course, évidemment, ils n’ont pas ce mode. Ils ont quand même un avantage global. Et nous devons comprendre d’où il vient. Mais ils arrivent à extraire quelque chose en plus, particulièrement en Q2."

"On le voit en Q1, nous ne sommes pas si loin. Et puis soudain, il y a un énorme saut. On est à un dixième en Q1, je crois, puis d’un coup c’est encore un demi-seconde de plus. C’est un grand pas. On verra cela tout à l’heure en qualifications."

Hamilton satisfait de la Ferrari SF-26

Malgré cette analyse de la force de Mercedes, Hamilton s’est montré globalement satisfait des performances de sa Ferrari SF-26 ce week-end.

Après avoir brièvement mené le Sprint avant de terminer troisième en raison d’une usure importante des pneus, le septuple champion du monde a salué le travail accompli par son équipe.

"L’équipe a fait un excellent travail ce week-end. La voiture se comporte vraiment bien. C’était très amusant en course. C’était aussi la première fois que je faisais un long relais ce week-end."

"Malheureusement, j’ai eu des difficultés avec mon pneu avant gauche, ce qui m’a finalement fait reculer à la troisième place."

"Mais malgré tout, avoir deux Ferrari ici devant est vraiment le reflet de l’énorme travail accompli par tout le monde à l’usine et par toute l’équipe ici sur le circuit."

"J’espère que nous pourrons encore progresser, peut-être nous rapprocher de Mercedes en qualifications, et j’attends avec impatience demain."

Les pilotes Ferrari écartent les inquiétudes sur la sécurité au départ

Hamilton a également tenu à relativiser les inquiétudes liées à la sécurité des départs, après avoir réussi à éviter la monoplace de Kimi Antonelli, partie lentement lors du Sprint.

Pour le Britannique, ces situations rendent même les départs plus spectaculaires.

"Je pense que c’est plus excitant," a-t-il expliqué lorsqu’il a été interrogé sur le débat autour de la sécurité.

"Quand tout le monde s’élance exactement de la même façon, c’est ennuyeux. Et je ne pense pas que ce soit dangereux."

Hamilton estime que ces différences proviennent simplement de choix techniques faits par les équipes lors du développement de leurs moteurs.

"Certaines équipes, lorsqu’elles ont développé leur moteur, ont pris certaines décisions pour aller chercher de la puissance."

"Nous, nous avons pris des décisions spécifiques – ou notre équipe l’a fait – pour nous assurer d’avoir de bons départs. George a pris un départ aussi bon que moi."

"Donc je pense que tout cela va finir par s’équilibrer et devenir similaire."

A ses côtés, Charles Leclerc ajoute : "Je suis OK avec Lewis. C’est un peu plus délicat d’être dans les conditions optimales pour le départ avec ce moteur, mais je pense qu’avec le temps, d’autres équipes trouveront des solutions."

"Je pense que nous sommes du bon côté pour l’instant, mais je suis presque certain que tout le monde va rattraper son retard. Comme je l’ai dit, quand les autres constructeurs prennent un bon départ et sont dans les conditions optimales, je ne pense pas qu’il y ait une grande différence entre les voitures. Je ne m’attends pas à ce que ce soit un problème de sitôt."


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