Hamilton ne s’attendait pas à un tel défi chez Ferrari mais reste combatif
Le premier week-end de Lewis sur un circuit à domicile des Rouges
Lewis Hamilton arrive à Imola, la première course à domicile de Ferrari, avec un esprit combatif.
Alors que Charles Leclerc est malade et dispensé de présence dans le paddock aujourd’hui, le pilote de la Scuderia a affronté les médias seuls et confié sa volonté de sortir du tunnel le plus vite possible.
Mais, il l’admet pour commencer, il ne s’attendait pas à vivre des premiers mois aussi compliqués au sein de l’équipe de Maranello.
"Je m’attendais à ce que ce soit très difficile, car j’ai déjà rejoint une équipe par le passé en arrivant d’une autre. Je suis arrivé avec une grande ouverture d’esprit. Je ne savais pas à quel point ce serait difficile. Je savais que ce serait un défi. C’est un défi de taille, sur tous les plans."
"L’équipe travaille bien ensemble mais il reste beaucoup de travail à faire, bien entendu."
Interrogé sur le triplé de Grands Prix à venir et s’il définirait la saison de Ferrari, Hamilton a répondu : "Je ne mise pas tout sur ces trois courses. Si nous devions faire trois mauvaises courses, l’espoir resterait intact. Je ne crois pas que ce soit le cas, mais je dis simplement qu’il ne faut pas tout miser sur une seule course."
"Pour ma part, je ne juge pas notre succès sur une courte période de courses, une demi-saison, une saison. Parlons de la fin de ma carrière chez Ferrari, après quelques années passées chez Ferrari, puis de ce que nous avons accompli. C’est à ce moment-là que nous pourrons regarder en arrière et dire si nous avons réussi ou non."
"Ces quelques mois sont des jalons vers la direction que nous prenons, un point c’est tout. En attendant, il faut travailler."
Le travail, c’était encore à l’usine après Miami.
"Je suis rentré à Maranello dès le mardi et j’ai été accueilli par un soleil printanier comme on n’en trouve qu’en Italie. Nous avons beaucoup appris de Miami, nous avons analysé les données en profondeur et nous avons une direction claire. Il s’agit maintenant d’optimiser nos atouts. J’ai hâte d’être en piste, surtout avec le soutien des tifosi."
"C’est mon premier week-end à domicile pour la Scuderia. Et arriver sur le circuit ici m’a rappelé des souvenirs de ma jeunesse, où j’allais d’une piste de karting à l’autre : Lonato, Jesolo, jusqu’à Sarno. C’était une époque insouciante, où je courais et savourais l’instant présent. L’Italie a toujours été incroyable, et j’apprécie vraiment d’être ici. J’ai hâte d’en découvrir encore plus."
Il a admis que son italien était encore en cours de perfectionnement.
"J’ai commencé fort en termes de leçons, mais avec l’intensité de la saison, j’ai un peu baissé de régime. Mais je vais me reprendre."
La passion, pas la pression. Il affirme qu’il y a une énergie différente à Imola en rouge, mais ce n’est pas une question de pression.
"Vous me connaissez, je suis toujours là pour gagner. L’objectif est le même : se battre aux avant-postes. Nous donnons tout pour y arriver. Porter les couleurs Ferrari n’ajoute pas de pression, cela apporte de la passion. J’ai toujours adoré venir à Imola, mais maintenant, cela prend encore plus de sens."
Frédéric Vasseur estime que les choses pourraient changer avec les nouvelles directives sur les ailerons à partir de Barcelone. Hamilton doute toutefois.
"Pour le championnat ? La route est encore très longue... Mais avec toutes ces années d’expérience, quand on a plus de 100 points de retard à ce stade de la saison, avec une voiture qui doit en affronter une autre assez dominante (McLaren), on doit partir du principe qu’on ne se bat pas forcément pour la victoire au championnat."
"La situation pourrait changer. Nous n’avons jamais vu cela se produire. Cela va dépendre des améliorations que nous apporterons au fil de la saison."
Ferrari apporte de petites évolutions à Imola mais les principales, dont une nouvelle suspension arrière, seront pour Barcelone.
"Pour le moment, je ne peux pas vous dire si nous allons gagner des dixièmes, des demi-secondes ou des secondes d’ici la fin de la saison. Nous voulons nous rapprocher de ces objectifs. Et comme je l’ai dit, pour l’instant, nous ne pouvons exclure aucune idée. Nous devons garder les yeux et la tête haute. Nous devons rester vigilants. Nous devons attaquer avec l’ambition et l’objectif de gagner."
"C’est toujours l’objectif de chaque week-end. En ce moment, avec les ingénieurs, la question est de savoir comment nous allons gagner ce week-end."
"Si nous pouvons tirer un peu plus des pneus, si nous pouvons tirer un peu plus du fond plat, si chacun d’entre nous est capable de gagner un demi-dixième de seconde chacun, alors peut-être que nous pourrons y arriver. "
"Cette façon de penser est particulièrement optimiste mais aborder chaque week-end de course avec une attitude positive et agressive est la clé."
"Il faut y croire. Et c’est là où j’en suis. Je n’arrive pas ce week-end en pensant que nous sommes septième et huitième. Même si c’est exactement là où nous en sommes. Et je ne vais pas changer cela tout seul. Tout le monde doit avoir l’attitude que je viens de donner."
Visiblement déçu par plusieurs de ses récentes performances et de celles de l’équipe, Hamilton a expliqué l’approche mentale qui lui permet de continuer à se battre.
"En fin de compte, tout dépend de la confiance en soi, et c’est juste une question de mentalité. Je crois sincèrement que je suis loin d’être parfait. Je crois sincèrement que je peux m’améliorer chaque jour, que je peux redoubler d’efforts et que, si j’échoue, je réessaie."
"Quand je suis au plus bas, j’ai des outils que j’utilise. Je n’écoute pas vraiment tout. Il y a tellement de rumeurs, tellement de gens émettent des suppositions, des commentaires, des jugements ; 99 % d’entre eux ne savent pas vraiment ce qui se passe, et probablement 100 % ignorent ce que j’ai traversé pour en arriver là aujourd’hui."
"Je pense que je dois souvent me rappeler les autres choses que j’ai faites : j’ai remporté sept titres, j’ai gagné plus de courses que n’importe quel autre pilote de l’histoire, et je dois me rappeler que j’ai aussi accompli de grandes choses."
"Et même si les choses ne seront pas toujours parfaites, et que nous traversons cette période difficile, les choses s’amélioreront si on y croit, si on continue à se battre et à travailler."
"L’enthousiasme et le talent ne manquent pas dans cette équipe. Je crois sincèrement que nous y arriverons un jour, il faut juste être patients."
Un isolement depuis Miami à cause de son chien Roscoe, très malade
Hamilton a révélé qu’il s’était un peu isolé après Miami parce que son chien Roscoe était tombé malade d’une pneumonie. Peut-être la raison pour laquelle il a arrêté de suivre tout le monde sur Instagram, y compris Ferrari et le compte de son chien !
Le bouledogue de Hamilton est devenu une véritable icône du paddock de Formule 1 au fil des ans, bien qu’il ait maintenant 12 ans et demi.
C’est un âge incroyablement avancé pour un bouledogue, et Hamilton a l’impression que son cœur s’arrête à chaque fois que l’accompagnant de Roscoe contacte le septuple champion du monde.
En raison du calendrier toujours plus long de la F1, passer du temps avec Roscoe est devenu un défi de taille pour Hamilton ; cependant, il continue de tout mettre en œuvre pour le voir.
Il prévoit d’offrir à Roscoe une tenue spéciale pour deux apparitions potentielles plus tard cette année, après une bonne convalescence.
"Oui, il va plutôt bien. Il a 12 ans et demi, c’est un vieux garçon. Il a eu une pneumonie. Heureusement, il va bien maintenant. Mais c’est sûr, à chaque fois que je reçois un SMS de la dame qui s’occupe de lui, mon cœur s’arrête un instant, je me demande ce qui va suivre."
"Et j’ai vraiment envie de l’emmener à Silverstone, et surtout à Monza cette année, lui trouver une cape rouge. Je pense qu’il serait beau dans une tenue rouge."
"C’est rare qu’un Bulldog soit aussi vieux. Mais je l’ai vu avant Miami, et il a toujours envie de jouer. Il a gardé cet esprit jeune. Il aime beaucoup dormir."
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Ferrari
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