Ce jour où Hamilton s’est opposé à Ron Dennis pour respecter le programme de Top Gear

Et rouler dans une voiture à faible budget

25 décembre 2025 - 13:33
Ce jour où Hamilton s’est opposé à Ron Dennis pour respecter le programme de Top Gear

Le producteur de Top Gear a révélé que Lewis Hamilton s’est opposé à Ron Dennis lors de son premier passage dans l’émission présentée alors par Jeremy Clarkson, Richard Hammond et James May, lorsque celui qui était encore un jeune pilote avait roulé dans l’émission.

Hamilton devait faire la séquence de la star dans une voiture à bas prix, dans laquelle des personnes connues roulent dans une même voiture. Les pilotes ont toujours gardé la première de ces voitures, la Suzuki Liana, qui leur permettait de s’affronter à distance.

Mais pour le passage de son pilote dans le show, Ron Dennis, alors patron de McLaren, voulait que Hamilton fasse cette séquence dans une Mercedes, alors motoriste de l’équipe de Woking. Cela aurait évidemment ruiné l’intérêt de la séquence, ce que personne ne voulait.

"La première fois qu’il est venu, je crois que c’était juste après avoir perdu le championnat, de deux points, lors de sa première saison" se souvient Wilman dans le podcast Midweek F1. "À l’époque, McLaren était encore dirigée par Ron Dennis. Nous avions donc affaire à tout le caractère de Ron Dennis au téléphone."

"Il était dans une Suzuki Liana, et puis, je crois que Matt Bishop était le responsable des relations publiques à l’époque, Matt Bishop a appelé et il a dit ’Ron veut qu’il le fasse dans une SLR’. Et nous avons répondu ’ce n’est pas la question... il faut la même voiture’, et il a répondu ’oui, vous savez comment est Ron’."

"Et puis Ron a dit ’oui, mais c’est un fan de Mercedes’. Et nous avons demandé à Ron si quelqu’un allait vraiment dire ’je vais acheter une Liana maintenant. Je n’achèterai pas cette Classe S’. Et puis je crois que Lewis est intervenu, même s’il n’était qu’un enfant."

"Il a dit ’je vais participer à Top Gear’, parce qu’il avait grandi en regardant cette émission, donc c’était un grand jour pour lui. Aujourd’hui, bien sûr, il est au sommet et tout le monde s’incline devant lui. Mais à l’époque, il a dit qu’il viendrait."

"Il est donc descendu, la piste était mouillée, et il a été incroyable. Je me souviens l’avoir regardé dans l’avant-dernier virage. Il était incroyable. Il semblait mieux comprendre que n’importe qui d’autre. Mais il pleuvait, donc il n’était pas en tête du classement."

Hamilton est ensuite revenu dans l’émission en 2013, au moment où il allait rejoindre Mercedes. Il a donc pu rouler sans devoir imposer ses conditions à son équipe, même s’il était encore sous contrat avec McLaren à ce moment.

"Je crois qu’il avait quatre jours avec McLaren pour sa prochaine visite. Les pilotes ont droit à ces jours qu’ils doivent consacrer à l’équipe, et il en a pris un. Nous avions conclu un accord avec lui. Il m’avait dit ’s’il pleut, je ne viendrai pas. S’il fait beau, je serai là’."

"Et il était là, et il a fait un temps incroyable. Donc oui, il voulait vraiment le faire. Et je me souviens qu’après, pendant une pause dans l’enregistrement, Rowland French [le producteur], French et Lewis discutaient des spinners qu’ils achetaient pour mettre sur leurs Mercedes."

"Il était comme un petit enfant. Il n’y avait rien de Beyoncé ou de ce genre de choses. C’était un gamin de Stevenage. Nous avons donc pu profiter du meilleur de lui-même en termes d’accessibilité et d’émerveillement."

Wilman s’est aussi rappelé de la venue de Kimi Räikkönen et de l’ambiance étrange qui en avait découlé, car le Finlandais n’était pas des plus motivés à rouler. Le producteur s’amuse d’avoir dû s’énerver contre le Finlandais.

"Räikkönen est venu dans l’émission. Tout le monde fait son tour. Il pleuvait ce jour-là et on s’est dit ’il ne va pas le faire’. Mais on nous a répondu ’OK, mais il va quand même essayer, parce que c’est Kimi’."

"Je suis descendu voir le gars qui s’occupait du chronomètre, Nick Dalton, qui avait sorti sa montre. Je lui ai demandé ’comment ça se passe ? Comment ça se passe ?’ Il m’a répondu ’pas très bien’."

Et de raconter comment Räikkönen a eu envie d’arrêter : "Il est donc rentré dans son camping-car et m’a dit ’c’est bon, j’ai fait assez de tours maintenant’. Il n’était pas désagréable, mais il m’a simplement dit ’il pleut aujourd’hui’."

La piste commençant à sécher, le producteur de Clarkson’s Farm a décidé de demander à son invité de faire un autre tour rapide, mais Raikkonen n’était pas pressé.

"Je suis arrivé un peu en retard parce qu’il était affalé dans son fauteuil inclinable, bien au chaud, complètement allongé comme Joey dans Friends. Je lui ai dit ’Kimi, la piste est en train de sécher. Je ne peux pas te donner ton temps, mais il n’était pas brillant et nous savons que tu peux aller plus vite’. Et il m’a répondu ’non, je ne peux pas’."

Wilman raconte à quel point Räikkönen était peu enclin à jouer le jeu, ce qui l’a poussé à craquer : "Je lui ai dit ’si tu regardes par la fenêtre, tu verras que ça sèche nettement’. Et lui, très mauvaise humeur, s’est levé péniblement pour aller à la fenêtre et a répondu ’non, ce n’est pas vrai’, puis il s’est rallongé."

"Je me suis un peu énervé contre lui et je l’ai engueulé, en lui disant ’il y a tellement de gens ici qui attendent de te voir revenir... et ce sera de ta faute si tu ne fais rien’. Il s’est alors levé, a fait quelques tours supplémentaires et a roulé un peu plus vite. C’est le jour où j’ai engueulé Kimi."


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