’Ca semble vraiment mauvais’ : les pilotes de F1 et la FIA vont discuter des risques orageux à Miami

Le sport étudie des ajustements du programme pour la course

Auteur : Franck Drui
30 avril 2026 - 21:53
’Ca semble vraiment mauvais’ : les pilotes de F1 et la FIA vont discuter des risques orageux à Miami

Le Grand Prix de Miami n’était déjà pas sans inconnues, avec des évolutions chez toutes les équipes, un week-end Sprint et de nouvelles règles de gestion de l’énergie. Mais c’est aussi la météo qui s’invite au cœur des discussions ce jeudi dans le paddock. Face à un risque élevé d’orages dimanche (près de 90% de chances de pluie et plus de 50% d’orages), les pilotes doivent rencontrer la FIA pour envisager d’éventuels ajustements du programme du week-end.

Alors que les deux premières journées s’annoncent chaudes et sèches sur le tracé du Miami International Autodrome, les prévisions pour la course font état d’un risque météo et donc de bouleversement du programme. Une situation suffisamment préoccupante pour pousser les instances et les pilotes à anticiper différents scénarios.

Comme nous vous le rapportions plus tôt, la FIA a déjà annoncé avoir préparé des plans de secours. Ceux-ci vont être discutés avec les pilotes.

"Il y a une réunion plus tard avec la FIA pour vérifier le scénario de dimanche, parce qu’apparemment ça s’annonce vraiment mauvais," révèle Sergio Perez. "On verra s’il y a des changements dans le programme du week-end."

Au-delà du risque d’éclairs, c’est surtout la quantité de pluie attendue qui inquiète. Si les conditions se dégradent en fin de journée, comme prévu, la F1 pourrait décider d’avancer l’horaire du départ, à l’image de ce qui avait été fait lors du Grand Prix du Brésil 2024 à Interlagos.

L’expérience récente incite à la prudence : l’an passé, la course Sprint de Miami avait été retardée en raison de fortes pluies, avec notamment une sortie de piste de Charles Leclerc avant même le départ. Cette année, l’inconnue est d’autant plus grande que les monoplaces 2026 ont très peu roulé sous la pluie.

"Je ne pense pas que beaucoup d’entre nous aient piloté ces voitures sous la pluie," souligne Oscar Piastri. "Peut-être quelques-uns à Barcelone lors du shakedown. Mais je pense que ce seront des voitures difficiles à piloter dans ces conditions à cause de certaines de leurs particularités. Et à Miami, quand il pleut, il pleut vraiment ! Donc on verra, mais ce sera intéressant quoi qu’il arrive."

Si l’envie de courir sous la pluie reste intacte chez les pilotes, les préoccupations en matière de sécurité sont bien réelles. Carlos Sainz pointe notamment les risques d’aquaplaning sur un circuit très plat, propice à l’accumulation d’eau.

"Évidemment, tout le monde a en tête ce qui va se passer sous la pluie. J’ai toujours été partisan de dire que les 350 kilowatts ne sont pas nécessaires, et j’espère qu’on pourra trouver un moyen de les réduire à 250 ou 300 en course."

Le pilote Williams insiste également sur les problèmes de visibilité et la proximité des murs.

"On a vu l’an dernier qu’il y avait beaucoup d’eau stagnante ici. Avec les murs proches et la visibilité actuelle, c’est clairement une inquiétude. J’espère que nous prendrons les bonnes décisions pour offrir une bonne course. Tous les pilotes aiment rouler sous la pluie, moi le premier, mais avec les bons outils pour garantir la sécurité."

"Il y a aussi ce risque de foudre, dont je ne sais pas comment il sera géré. Et certains éléments comme le mode ligne droite ’partiel’ des ailerons sous la pluie, que je ne comprends pas vraiment. Il y a des choses à analyser."

Du côté de Kimi Antonelli, le constat est similaire. Le pilote Mercedes, qui a brièvement testé la W17 sous la pluie à Silverstone lors de son shakedown, décrit des conditions délicates.

"C’était vraiment compliqué. Même si maintenant, avec les changements, la puissance est limitée à 250 kilowatts sous la pluie et sans boost, c’est déjà un pas en avant."

"Mais il y aura beaucoup d’incertitudes. Personne n’a vraiment utilisé les pneus intermédiaires, donc on ne sait pas quel sera le niveau d’adhérence. Je pense qu’il faudra augmenter la température des couvertures chauffantes pour les pneus pluie, car elle est probablement trop basse dans les conditions actuelles."

"Avec ces voitures, il est plus difficile de ressentir la température des pneus, donc sous la pluie cela pourrait être encore plus compliqué. C’est pour cela qu’il faudrait augmenter les couvertures pour améliorer les choses."


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