Bortoleto ne ressent pas de ’pression supplémentaire’ au Brésil
Le pilote Sauber F1 est heureux de rouler devant son public
Le week-end s’annonce très particulier pour Gabriel Bortoleto, qui va faire ses débuts en Formule 1 devant son public brésilien. Celui qui vient de la ville de Sao Paulo est heureux de pouvoir rouler devant son public, et le pilote Sauber F1 espère briller.
Le pays a produit trois champions du monde pour un total de huit titres, mais les fans n’ont eu personne à encourager depuis la retraite de Felipe Massa à la fin de la saison 2017. Lorsque Bortoleto a rejoint Sauber, il a mis fin à cette absence de pilotes brésiliens sur la grille.
"Ça va être fou, mec, les Brésiliens sont pour moi les meilleurs" a déclaré Bortoleto. "Évidemment, c’est mon pays, donc je dis toujours ça, parce que c’est ce que je ressens."
"Je me sens connecté à eux, connecté à mon pays, à mon peuple, ils sont comme moi. J’avais vraiment envie de courir au Brésil, de ressentir l’atmosphère sur le circuit, d’être avec les fans et tout le monde, vraiment."
Le Brésilien a forcément une grande histoire à Interlagos, même si celle-ci n’est pas autant liée à la Formule 1 qu’au karting, qu’il pratiquait sur ce circuit en tant qu’enfant.
"Il y a une piste de karting juste à côté d’ici. J’ai commencé à courir à six ans. Donc, en gros, la première fois que je suis venu à Interlagos, j’avais six ans. Mais pour un Grand Prix, en réalité, je n’en ai vu aucun avant ma saison en F3."
"Donc je pense que 2023 a été ma première année à Interlagos depuis le paddock. Les autres années, je regardais depuis la piste de karting, parce qu’en fait, si tu te tiens sur le mur là-bas, tu peux voir la piste. Ce n’est pas très légal, mais…"
Bortoleto veut réussir à faire de belles choses pour ses fans, à l’occasion de ses débuts à domicile : "Eh bien, je vais donner le meilleur de moi-même. Évidemment, les fans vont attendre beaucoup de choses, et je ne leur en demande pas moins."
"Ce sont des fans, ils veulent me voir gagner, et ils vont toujours avoir de grandes attentes à mon égard. Cela signifie qu’ils croient que je peux y arriver, s’ils n’attendaient rien de moi, c’est qu’ils ne penseraient pas que j’en suis capable. Donc ça me va. Je vais donner le meilleur de moi-même et faire le travail que je peux faire ce week-end-là."
Courir à Interlagos devant son public est excitant pour lui, mais ce n’est pas une pression de plus : "Je ne dirais pas que c’est une pression supplémentaire, parce que je prends ça comme une course de plus dans la saison. On en a déjà fait tellement."
"Mais c’est sûr que je suis plus impatient. J’ai envie de piloter. J’ai envie de ressentir ce que c’est, Interlagos et tout ça. Mais je ne vois pas ça comme une question de pression. Je n’ai pas besoin de faire mieux ou pire parce que je suis au Brésil. C’est la même chose."
"Je vais faire mon travail, je me prépare de la même manière que pour n’importe quelle autre course, m’amuser et foncer. Je suis heureux que ma famille soit là, beaucoup de fans brésiliens aussi, et ça, c’est sûr, ça va m’apporter beaucoup d’énergie positive quand je serai en piste."
Bortoleto se passionne pour Ayrton Senna, triple champion du monde, comme lui originaire de São Paulo. Le jeune homme de 21 ans porte même les couleurs du casque de son héros disparu. De ce point de vue aussi, le week-end à venir sera un moment très spécial pour le rookie.
"Senna est ma plus grande idole, c’est celui dont j’ai grandi en entendant parler et, encore une fois, j’espère qu’un jour je pourrai atteindre ne serait-ce qu’un peu de ce qu’il a fait pour ce sport, pour le Brésil et pour tout le monde."
"C’est une idole même tant d’années après sa mort, il continue d’inspirer les gens. Et je pense que c’est aussi un objectif dans ma vie : réussir en Formule 1, mais en même temps accomplir quelque chose de grand pour mon pays."
Sa première saison n’a pas été de tout repos, avec un début d’année très compliqué et des progrès à faire dans un cadre délicat quand la Sauber C45 n’était pas performante. Il explique dans quels domaines il pense avoir le plus progressé.
"Ma maturité ! Je ne sais pas. Quand tu viens de la F2, tu es habitué à travailler avec une équipe de, je ne sais pas, 25 ou 30 personnes, je dis ça à peu près, et puis tu arrives en Formule 1, et là tu as plus de mille personnes qui travaillent sur deux voitures pour les faire rouler. C’est littéralement une énorme différence."
"Je pense que cette année, j’ai su m’adapter, m’habituer à tout ça, aller à l’usine, rencontrer beaucoup d’entre eux et essayer de rassembler tout le monde, de créer une unité. Mais ce n’est pas facile. Pour moi, l’un des plus grands défis, c’est de travailler avec une équipe aussi importante. Et en tant que rookie, ce n’est pas toujours évident."
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