Antonelli raconte en quoi les essais privés l’ont ’vraiment aidé’ en 2024
Le pilote Mercedes F1 ne pense pas que ça ait "changé sa vitesse"
Andrea Kimi Antonelli ne pense pas que les essais avec des anciennes voitures (TPC) ont changé quelque chose à ses performances. En revanche, le pilote Mercedes F1 est convaincu que ces 9000 kilomètres parcourus en piste, ainsi que les entraînements dans les domaines autres que le pilotage, lui ont permis d’être prêt à se concentrer sur la performance.
"En termes de vitesse pure, je pense que ça n’aurait pas changé grand-chose" a déclaré Antonelli à Crash et RACER. "Ce qui m’a vraiment aidé, c’est de me familiariser avec les procédures, de mieux comprendre la voiture de F1 et aussi de comprendre le travail avec l’équipe, les changements sur la voiture et comment ils affectent l’équilibre."
"Donc ces essais ont été cruciaux, surtout pour me préparer aux procédures. Les départs, les réglages sur le volant. On a une quantité incroyable de procédures à gérer depuis le volant. Tous les modes, les modes moteur, l’équilibre des freins, ce genre de choses. Ça m’a clairement beaucoup aidé à mieux comprendre et à pouvoir les exécuter en roulant."
"Parce qu’évidemment on peut les apprendre chez soi, mais les faire en conduisant, c’est une autre histoire. Et ce n’est pas facile, parce qu’en F1 on va à une telle vitesse qu’en une fraction de seconde, on parcourt une distance énorme. Il faut vraiment être rapide et bien coordonné pour changer les réglages."
"Ce n’est pas seulement les faire, c’est les faire en perdant le moins de temps possible et sans perdre sa concentration. Aujourd’hui, je n’ai même plus besoin de regarder où je mets mes doigts, je sais par mémoire musculaire où sont tous les boutons. Donc oui, les essais TPC m’ont beaucoup aidé de ce côté-là."
"Ça m’a aussi permis de mieux connaître l’équipe, de commencer à travailler avec toutes les personnes avec qui je travaille cette année, et de créer une relation. Ça fait une grosse différence, surtout quand on franchit une telle étape. Connaître l’équipe avant même le début de saison aide vraiment à se sentir à l’aise dans ce nouvel environnement."
Antonelli pense être un pilote totalement différent par rapport à celui qu’il était l’an dernier quand il a été signé par Mercedes, dans le courant de l’été : "Je pense que la courbe d’apprentissage a été très raide. Même l’année dernière, quand j’allais sur les courses avec l’équipe sans conduire, juste observer et voir ce qui se passait m’a beaucoup appris."
"Comprendre tout le travail qu’il y a derrière, non seulement sur la piste mais aussi en dehors, je pense que j’ai beaucoup appris. Et je me sens beaucoup plus en contrôle de la situation, ce qui n’était clairement pas le cas quand j’ai appris que j’allais piloter."
L’Italien a malgré tout été pris au dépourvu quand il s’est présenté pour sa première course en Australie, au mois de mars : "À la fin de la journée, il y a des scénarios qu’on ne peut vivre que pendant un week-end de course. Lors des essais, je roule seul, je suis seul en piste, donc je ne me soucie pas du trafic, des drapeaux jaunes ou autre."
"Lors de la première course, je me sentais bien préparé sur certains aspects, mais sur d’autres, j’étais un peu à nu, car c’était ma première expérience et il y avait tellement de situations nouvelles à gérer. Même aujourd’hui, je continue à faire face à des scénarios complètement nouveaux, mais je sens que la situation est bien plus maîtrisée maintenant."
La préparation d’Antonelli ne s’est pas limitée à la piste. Mercedes l’a également formé à gérer l’aspect médiatique et les engagements hors-piste, y compris les sponsors. Il a notamment participé à des simulations de conférences de presse, le fameux media training, avec la responsable presse de l’équipe, Rosa Herrero Venegas.
"J’ai fait pas mal de formation média avec Rosa. En début d’année, elle m’a emmené dans un studio à Londres et on a fait des simulations de conférences de presse, des interviews dans la zone mixte. C’était en extérieur, avec des personnes totalement inconnues."
"J’avais des caméras pointées sur moi, etc. C’était une journée sympa, car après chaque interview, je devais les revoir, et c’est quelque chose que je déteste. Je n’aime pas me revoir en interview, c’était difficile. Mais en même temps, c’était utile pour comprendre mon langage corporel et la façon dont j’interagis."
"Quand j’étais au bord de la piste, on me faisait faire des interviews, des apparitions, toutes sortes d’activités pour m’habituer à ce que je dois faire pendant un week-end de course, en plus de piloter. Il y a eu beaucoup de travail en coulisses avant la saison, dès l’année dernière, pour me préparer aussi en dehors de la piste."
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