Alpine F1 : Nielsen critique les incessants changements de directeur d’équipe

Nielsen en dit plus sur son rôle dans l’équipe

29 novembre 2025 - 09:06
Alpine F1 : Nielsen critique les incessants changements de directeur d’équipe

Alpine F1 a tenté un pari pour l’an prochain : se débarrasser de son unité de puissance jugée trop peu performante et apte à bien négocier la nouvelle ère réglementaire… pour passer aux moteurs Mercedes.

C’est donc la révolution de palais du côté d’Enstone : l’équipe ne devra pas rater ce virage. Puisque le moteur maison ne pourra plus être pointé du doigt, l’usine châssis joue sa réputation.

Dans l’ombre de Flavio Briatore, c’est Steve Nielsen qui gère désormais l’opérationnel et le quotidien dans l’équipe anglo-française. Il a donc fort à faire en ce moment pour préparer la nouvelle ère.

Le directeur général de l’équipe a ainsi fait le point sur les progrès très attendus d’Alpine F1 pour 2026.

« Comme chez nos rivaux, Enstone bourdonne telle une ruche en pleine activité. Si vous parcourez les départements, seules des pièces de la future monoplace, châssis et boîtes de vitesses, s’offrent au regard. »

« Nous nous apprêtons à traverser l’une des trêves hivernales les plus fugaces de ma mémoire. Entre le drapeau à damier d’Abu Dhabi et les premiers tours de roue, à peine trente-six jours s’écouleront, fermeture obligatoire incluse. »

« Un labeur s’étalant d’ordinaire sur des mois se voit compressé en quatre semaines, une course contre la montre effrénée. Le chevauchement entre la fin de cette campagne et la genèse de 2026 s’avère colossal ; Enstone respire et vit déjà entièrement pour 2026. »

Steve Nielsen en a dit un peu plus ensuite sur son rôle à Enstone : ou comment exister dans l’ombre oppressante de Flavio Briatore…

« Malgré des résultats en dents de scie, une passion dévorante et une volonté farouche de restaurer notre gloire passée subsistent. Le dévouement irrigue l’entreprise du sommet à la base. »

Nielsen critique alors la gestion passée de l’équipe, qui a licencié des directeurs d’équipe en série (Cyril Abiteboul, Otmar Szafnauer, Bruno Famin..)

« Ma tâche consiste à coordonner cette énergie, fortifier nos atouts, consolider nos faiblesses et ramener bon sens et cohérence dans la direction. Trop de changements ont secoué Enstone ces dernières années. »

« Sans critiquer mes prédécesseurs, l’heure réclame patience, logique et constance. Nous voulons progresser, et bien que la patience et la Formule 1 fassent rarement bon ménage, telle demeure notre mission. »

« Nous devons consacrer les prochaines années à bâtir, dans un processus lent et laborieux. En F1, les remèdes miracles n’existent pas ; il faut ajuster un million de détails, placer les bonnes personnes, car ce métier repose avant tout sur l’humain. »

Si l’on reparle un peu plus du court terme, la qualification sprint au Qatar a été très décevante pour Alpine F1, mais à Las Vegas ou à Interlagos, l’équipe a pu montrer des signes de progrès. Comment l’expliquer ?

« Cela résulte d’une combinaison de facteurs, honnêtement. Ce redressement survient car nos standards récents gisaient bien bas, une position que nous refusons. »

« Il s’avère exact que nous avons repris des couleurs. La température de la piste y joue sans doute un rôle, la fraîcheur du Brésil et de Vegas nous ayant favorisés, tandis que la chaleur d’ici pourrait nous meurtrir davantage. »

« Nous désirons ardemment aborder l’hiver avec un résultat probant, insufflant un esprit positif à notre personnel et nos partenaires. La montagne de travail qui se dresse devant nous reste immense, mais une fin heureuse servirait de tremplin pour l’ascension. »

Colapinto, vraiment un bon pilote pour une nouvelle ère réglementaire ?

On le sait, l’an prochain plus que jamais, le développement en cours d’année sera central et crucial pour faire progresser les équipes.

Mais avec Franco Colapinto, Alpine F1 dispose-t-elle vraiment du bon pilote pour développer une voiture ?

Qu’est-ce que Nielsen attendra en particulier de lui en 2026 ? Pourra-t-il déceler toutes les failles de la voiture dès les essais hivernaux ?

« Réponse délicate, car l’inconnue plane encore sur ce que nous affronterons lors de ces essais 2026. Le bolide n’a pas encore touché l’asphalte. »

« Franco entame sa carrière, il est sur le chemin de l’apprentissage. Il connaît des week-ends où le recul lui inspirerait d’autres choix, et d’autres couronnés de succès. »

« Mais cela fait partie de l’initiation, comme pour toute première expérience. Il suit ce voyage, et nous l’y aiderons. »

« Quant à identifier spécifiquement les écueils de la pré-saison 2026, la réponse m’échappe encore. Je doute que quiconque la détienne. »

Nielsen a été enfin invité à commenter la nomination de Newey comme directeur d’écurie chez Aston Martin F1 : une décision qui l’a surpris ?

« Voulez-vous que je réponde ? Honnêtement, cela ne bouleverse rien, à mon sens. »

« On regarde vers nous. Nous possédons notre structure pour nos propres raisons. »

« D’autres adoptent des structures différentes pour leurs propres motifs. Mais en termes d’interaction, cela ne change nullement la donne pour nous. »


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