Alonso qualifie sa 10e place au championnat ’d’horrible’
Son vrai niveau selon lui, c’est sixième !
Fernando Alonso a terminé l’année 2025 fier de ses performances, mais déçu du classement final du championnat, qualifiant sa 10e place au classement des pilotes "d’horrible".
L’Espagnol a réussi à arracher cette position grâce à sa bonne prestation dans le dernier Grand Prix à Abu Dhabi, marquant les points nécessaires pour déloger Isack Hadjar de cette place. Le Français n’a d’ailleurs pas caché sa colère froide à la radio de Racing Bulls à l’arrivée quand il a fait les calculs et vu qu’il sortait du top 10 de la saison.
Mais cela n’a pas fait le bonheur non plus d’Alonso...
"C’est l’un des pires résultats que j’aie jamais obtenus dans ma carrière," a déclaré le pilote Aston Martin F1.
"Terminer dixième du championnat des pilotes est horrible pour moi."
Notons toutefois qu’en dépit de ses dires, ce n’est pas ce qu’Alonso a fait de pire, puisqu’il a notamment commencé sa carrière chez Minardi par une 23e place, mais a surtout terminé 17e du championnat en 2015 et 15e en 2017 avec McLaren.
En 2018, il n’a pas été bien mieux loti puisqu’il a terminé 11e, ainsi que dixième en 2016, toujours avec McLaren, et dixième également en 2021 pour son retour chez Alpine.
Malgré cela, il affirme que sa 6e place à l’arrivée reflétait le niveau qu’il a affiché tout au long de la saison au volant d’une voiture peu performante.
"Je me suis qualifié sixième et j’ai terminé sixième. La course s’est déroulée sans incident majeur : pas de voiture de sécurité, pas d’arrêts aux stands ratés. Je ne bénéficie jamais de places gratuites, je me bats pour les gagner."
"Je suis satisfait du déroulement de la saison, mais j’avais hâte qu’elle se termine."
Avant de rentrer directement d’Abu Dhabi au Royaume-Uni pour travailler sur le simulateur Aston Martin, Alonso a déclaré que son seul véritable objectif en F1, ces derniers temps, est de battre son coéquipier.
"La seule chose que je puisse faire, c’est terminer devant mon coéquipier. Il y a 20 pilotes : dix terminent devant leur coéquipier et dix derrière, et c’est le seul véritable critère de référence."
"Je fais la même chose depuis 24 ans et j’ai rarement eu de problèmes."
Alonso se dirige maintenant directement vers le simulateur à Silverstone.
"Nous entrons en territoire inconnu," a-t-il déclaré à propos de la nouvelle réglementation pour 2026.
"Les attentes sont plus élevées que ce que les faits permettent de constater. Personne ne peut affirmer qu’il sera rapide car nous n’avons ni points de référence ni rumeurs. À Barcelone et à Bahreïn, nous verrons où chacun se situe."
Il a souligné que le développement pour 2026 serait bien plus important que ce qu’Aston Martin présentera en Australie.
"Pour moi, l’espoir repose davantage sur la voiture de la quatrième course que sur celle que nous présenterons en Australie."
"Avec une telle révolution, on peut gagner une demi-seconde en deux mois."
Alonso est optimiste, notamment grâce à la refonte apportée par Newey.
"Nous avons une nouvelle usine, une nouvelle soufflerie, et Adrian Newey travaille sur la voiture pour la première fois. Celui qui fera le meilleur travail sera en tête."
"Tout dépend de nous : si nous ne réussissons pas du premier coup, nous devrons réussir du second."
Alonso a aussi plaisanté en disant que la présence de Newey – et son intervention avec sa présence sur place – était la raison de leur belle fin d’année.
"Aucune idée. Enfin, Adrian est venu au Qatar," a répondu Alonso lorsqu’on l’a interrogé sur le retour en force d’Aston Martin sur les deux dernières courses.
"Adrian n’était pas à Abu Dhabi finalement. Mais il a touché la voiture au Qatar. Des doigts magiques (rires) ! Il y avait peut-être encore quelque chose à en tirer dessus. Honnêtement, ça dépend des circuits. On l’a constaté tout au long du championnat."
"À Imola, on était déjà performants. À Budapest, on était à deux dixièmes de la pole position et on a terminé cinquièmes, et sur certaines courses, on n’a pas réussi à se qualifier pour la Q1. Ça a été en dents de scie. On a manqué de régularité et de performance cette année. On veut corriger ces points pour l’année prochaine."
Suite au titre de champion du monde de Lando Norris, Alonso s’est montré élogieux malgré son soutien clair à Max Verstappen.
"Bravo Lando, je suis ravi. Tous les trois méritaient ce titre ; ils ont réalisé une saison exceptionnelle. Piastri a été très régulier, Max est sans aucun doute le meilleur sur la grille, et Lando a été extrêmement rapide."
"Quand j’ai quitté McLaren, il était pilote d’essai, puis nous avons partagé le volant à Daytona. C’est un type bien et un pilote incroyable."
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