Verstappen met la pression sur la FIA : nous voulons une vraie F1 sous stéroïdes !
"J’espère simplement qu’il y aura des actions"
Après la première course de la nouvelle ère technique, Max Verstappen n’a pas mâché ses mots... comme il l’a fait hier après les qualifications. Le quadruple champion du monde s’est de nouveau montré très critique envers l’orientation prise par la discipline après le Grand Prix d’Australie, appelant la Fédération Internationale de l’Automobile et la FOM à agir pour que la discipline redevienne ce qu’il considère comme "la vraie Formule 1".
Depuis l’élaboration du règlement introduit cette saison, Verstappen n’a jamais caché ses réserves. Déjà critique lorsque ces règles n’étaient encore que des concepts il y a trois ans, le pilote Red Bull Racing voit aujourd’hui ses inquiétudes se confirmer avec l’arrivée de monoplaces reposant sur un partage quasi égal entre puissance thermique et électrique.
Cette architecture, qui impose une gestion très exigeante de la batterie, avait déjà poussé le Néerlandais à qualifier la discipline lors des essais hivernaux de Bahreïn de "Formule E sous stéroïdes".
Après sa première course dans ces conditions, son verdict reste très mitigé. À Melbourne, Verstappen a pourtant réussi une solide remontée. Victime d’un accident en qualifications qui l’avait relégué en fond de grille, il a terminé sixième après être parti 20e. Mais même cette performance n’a pas suffi à masquer son scepticisme quant au spectacle offert par ces nouvelles monoplaces.
"Le chaos… oui, honnêtement, je n’ai pas vraiment les mots pour décrire ça."
"Pour moi, j’ai dépassé beaucoup de voitures parce que nous étions deux secondes plus rapides au tour. Mais je ne sais pas vraiment quel mot utiliser. Ce sont les règles qui doivent inquiéter."
Interrogé sur la question de savoir si la Formule 1 devait s’inquiéter du spectacle en piste, Verstappen a répondu en ciblant directement le règlement.
"Je pense que ce dont ils devraient s’inquiéter, ce sont les règles."
Le quadruple champion du monde insiste sur le fait que ses critiques visent avant tout à améliorer la discipline qu’il aime.
"Ils posent des questions et je donne mon opinion sur ce que j’aimerais voir et ce qui, selon moi, est meilleur pour le sport, parce que je m’en soucie. J’aime courir et je veux que ce soit mieux que ça."
"Voyons ce que nous pouvons faire. J’espère que même cette année, nous pourrons trouver différentes solutions pour que ce soit plus agréable pour tout le monde."
Ce n’est pas la première fois cette saison que Verstappen laisse planer un doute sur la suite de sa carrière. Interrogé à nouveau sur son avenir, il n’a pas offert de garantie.
"J’aime courir, mais on ne peut supporter qu’un certain nombre de choses, n’est-ce pas ?"
Selon lui, la FIA et la Formule 1 semblent prêtes à écouter les critiques, mais l’essentiel sera désormais de passer aux actes.
"Je pense qu’ils sont prêts à écouter, la FIA et la F1, mais j’espère simplement qu’il y aura des actions. Je ne suis pas le seul à le dire. Beaucoup de gens disent la même chose, que ce soient les pilotes ou les fans."
Verstappen insiste sur le fait que ces critiques ne sont pas formulées gratuitement.
"Nous voulons simplement le meilleur pour le sport. Ce n’est pas que nous critiquons pour critiquer. Nous critiquons pour une raison."
"L’objectif reste clair : retrouver l’ADN historique de la discipline. Nous voulons que ce soit la Formule 1, vous savez, la vraie Formule 1 sous stéroïdes. Mais aujourd’hui, encore une fois, ce n’était pas le cas."
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