Verstappen et Alonso dévoilent les origines de leur respect mutuel

"Je l’encourageais contre Red Bull" : les confidences inattendues de Max

Auteur : Franck Drui
25 novembre 2025 - 12:25
Verstappen et Alonso dévoilent les origines de leur respect mutuel

Interrogés sur la nature du respect mutuel qui les unit, Max Verstappen et Fernando Alonso ont livré un rare moment de sincérité, dévoilant les racines d’une relation forgée autant par leurs parcours atypiques que par leur personnalité assumée.

Une connexion entre deux pilotes qui, chacun à leur époque, ont percé en défiant les codes établis de la Formule 1.

Tout est parti d’une question simple : d’où vient ce respect profond et durable ? Alonso s’en explique le premier.

"Je ne sais pas… Je pense qu’en venant de pays qui n’étaient pas vraiment tournés vers la F1, surtout l’Espagne, je dirais, car le père de Max (Jos) était déjà un maître," débute l’Espagnol.

"J’ai couru contre Jos quelques années, et contre Max huit ans."

L’Espagnol décrit une arrivée en F1 où rien n’est acquis, encore moins lorsqu’on n’est pas façonné par les codes du paddock.

"C’est un environnement difficile. Et quand tu arrives ici et que tu as du succès au début de ta carrière, peut-être que tu n’es pas le ’gentil garçon’, si je peux dire. Peut-être que tu n’es pas politiquement correct. Tu n’es pas dans le système. Tu es plus toi-même que ce que tu devrais être."

Pour Alonso, c’est là qu’il a reconnu en Verstappen un miroir de ses propres débuts.

"C’est ce que j’ai vu chez Max aussi. Et, évidemment, au-delà de cette forte personnalité, il y a les résultats et le talent, pas seulement en F1, mais déjà dans les catégories juniors, en karting. On savait tous que ce gamin arrivait. Dans mon cas, j’ai toujours eu beaucoup de respect pour lui."

Verstappen : Je l’encourageais déjà avant d’arriver en F1

Le quadruple champion du monde prend le relais, confirmant que cette estime est profonde et ancienne.

"Je n’ai pas grand-chose à ajouter," sourit Verstappen.

"Ce que j’aime, c’est la mentalité de Fernando et sa personnalité. Il est lui-même, tout simplement, et c’est très agréable. Ce que tu vois est ce que tu obtiens."

"Avant même d’être en Formule 1 - et ça peut paraître drôle - quand Fernando se battait contre Red Bull, je l’encourageais. Je voulais le voir faire du bon travail."

Le Néerlandais raconte ce qui l’attirait chez Alonso : sa capacité à surpasser sa voiture.

"Être l’outsider et obtenir quand même ces résultats, arracher des victoires avec une voiture qui ne devrait pas pouvoir les gagner… ça t’attire. En tant que pilote, tu aimes voir ça. C’est un vrai combattant, et il l’est encore."

Enfin, Verstappen souligne ce qui force le respect dans la longévité de l’Espagnol.

"J’ai énormément de respect pour Fernando, continuer à ce niveau à son âge… désolé," glisse-t-il dans un sourire. "C’est très beau à voir : avoir autant de passion pour ce sport."

Deux générations, deux caractères forts, deux trajectoires hors normes. Mais une même conclusion : le respect, chez eux, ne se décrète pas, il se reconnaît.


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