Herta, menace interne pour Bottas et Pérez ? Cadillac admet un casse-tête potentiel
Une Super Licence pourrait redistribuer les cartes plus vite que prévu
Cadillac n’a pas encore disputé son premier Grand Prix de Formule 1, mais l’équipe américaine pourrait déjà se retrouver face à un dilemme de luxe concernant son avenir. Son team principal, Graeme Lowdon, admet que Colton Herta pourrait bouleverser ses plans initiaux si sa saison 2026 en Formule 2 lui permet d’obtenir les précieux points pour décrocher une Super Licence.
En parallèle de son arrivée en F1 prévue pour 2026, Cadillac s’est déjà assuré une paire de pilotes chevronnés : Sergio Pérez et Valtteri Bottas. Mais l’arrivée de Herta, transfuge de l’IndyCar, redistribue les cartes. Le Californien vise une campagne solide en F2 afin de devenir éligible pour un baquet en 2027, un scénario que Lowdon voit d’un bon œil.
"Chaque équipe veut avoir des décisions difficiles à prendre," affirme Lowdon. "Je respecte vraiment l’attitude de Colton. Pour moi, c’est exactement ce que ferait un vrai pilote de course. Il sait à quel point la F2 est difficile. Il suffit de regarder la grille actuelle pour voir tout le talent qui y officie, et il en est parfaitement conscient."
Lowdon insiste sur la démarche courageuse d’Herta : "Je respecte vraiment cette approche. Pour moi, c’est celle d’un vrai pilote. Nous voulons qu’il réussisse et qu’il apprenne tout ce qu’il faut."
"C’est le scénario idéal qu’il frappe à la porte, et ce n’est pas une menace pour Checo ou Valtteri, pas plus qu’aucune autre menace en Formule 1. On veut voir le talent émerger de la F2, et c’est encore mieux si cela se passe dans notre propre vivier de pilotes. C’est un problème de bien meilleure qualité, à tous points de vue."
Toutefois, Cadillac reste claire : aucun baquet n’est garanti, même avec une Super Licence en poche.
"Pour être clair, il n’y a aucun accord automatique avec Colton. Ce n’est pas ’il faut obtenir les points et tu vas piloter pour l’équipe’. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Nous l’avons déjà dit : nous choisissons nos pilotes au mérite, et cela restera toujours ainsi."
Une saison d’apprentissage mais pas de test d’ancienne F1 prévu
Cadillac a récemment effectué un roulage à Imola, en utilisant une Ferrari 2023 avec Sergio Pérez au volant. Mais Herta ne devrait pas bénéficier du même privilège que ce test TPC.
"Nous ne l’avons pas envisagé. Quand une nouvelle équipe arrive, cela met en lumière certaines zones du règlement qui sont un peu plus restrictives pour nous que pour les autres. Tester une ancienne monoplace ? Nous n’en avons pas, donc impossible de la tester !"
En revanche, l’Américain aura droit à des roulages officiels en Grand Prix. Quatre au total, deux à la place de Bottas, deux à la place de Pérez.
"Il y a évidemment les séances Libres 1, et en tant qu’équipe nous devons en dédier un certain nombre à un rookie. Colton est bien sûr un candidat de premier choix pour cela. Il faudra simplement naviguer dans le règlement."
"Le TPC n’aurait pas été possible sans Ferrari, qui nous a en quelque sorte ’donné’ deux de ses journées. C’est fantastique de leur part. Ce sont des partenaires formidables et je connais bien les gens là-bas : ils sont excellents."
"C’est une superbe démonstration d’esprit d’équipe, mais on ne peut pas forcément compter là-dessus à l’avenir. Je ne sais pas encore exactement à quoi ressemblera notre programme d’essais, mais les Libres 1 sont déjà assurés."
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