Verstappen conseille Hadjar : ’il doit croire qu’il peut battre n’importe qui’

Max l’invite à croire à l’exploit face à lui !

Auteur : Franck Drui
26 février 2026 - 08:18
Verstappen conseille Hadjar : ’il doit croire qu’il peut battre n’importe qui’

Pour réussir sa première saison en tant qu’équipier de Max Verstappen chez Red Bull Racing, Isack Hadjar devra adopter un état d’esprit sans compromis : se persuader qu’il peut battre tout le monde, y compris le quadruple champion du monde. C’est l’aveu même du Néerlandais.

Dans une saison 2026 déjà riche en interrogations, le cas Red Bull intrigue particulièrement. L’écurie autrichienne, désormais motorisée par un nouveau bloc Red Bull-Ford, peut-elle se battre pour le titre ? Et surtout, Hadjar est-il réellement en mesure de rivaliser avec Verstappen ?

Depuis le départ de Daniel Ricciardo fin 2018, Red Bull s’est progressivement transformée en équipe à pilote unique, Verstappen enchaînant les saisons de référence tandis que ses équipiers se succédaient sans parvenir à s’imposer durablement, si l’on excepte la longévité de Sergio Perez.

La trajectoire d’Hadjar, elle, a été fulgurante. Pour sa première saison en Formule 1, le Français est passé des larmes après son accident lors du tour de formation à Melbourne à un podium partagé avec Verstappen au Grand Prix des Pays-Bas. Sa campagne s’est conclue par l’annonce de sa promotion au sein de l’équipe première pour 2026.

Il devient ainsi le sixième équipier de Verstappen depuis Ricciardo, et le quatrième en seulement seize mois. Sergio Pérez avait disputé sa dernière course sous les couleurs de Red Bull en décembre 2024, avant que Liam Lawson ne soit aligné pour seulement deux Grands Prix en début de saison suivante. Yuki Tsunoda avait ensuite terminé l’année.

Mais pour Verstappen, présenté par beaucoup comme celui qui pourrait enfin mettre fin à ce jeu de chaises musicales, Hadjar doit avant tout entrer dans la saison avec une conviction simple.

"Je pense qu’en tant que pilote, tu dois toujours croire que tu es le meilleur, non ?" explique Verstappen dans le podcast Up to Speed.

"Ça doit être l’approche. Tu dois te dire : ’Je peux battre n’importe qui’. Je suis totalement pour ça, pour tout le monde. Quand j’ai commencé en F1 lors de ma première année, je me disais : ’Donnez-moi la voiture et je gagnerai le championnat’. C’est comme ça que tu penses."

Le Néerlandais rappelle toutefois que cet état d’esprit doit s’accompagner d’un apprentissage parfois douloureux.

"Bien sûr, quand tu regardes les choses avec du recul, tu dois faire des erreurs, tu dois apprendre, et c’est mieux que cela arrive dans une voiture qui ne peut pas se battre pour le titre. Ça fait un peu moins mal. Au final, je suis très content de l’approche que j’avais lors de ma première saison. Être un peu au milieu, se battre pour des points, mais aussi commettre quelques erreurs stupides, et je pense que c’est une bonne façon de débuter."

Hadjar a effectivement connu plusieurs erreurs marquantes l’an passé : son crash lors du tour de formation du Grand Prix d’Australie, son accrochage avec Kimi Antonelli au Grand Prix de Grande-Bretagne, ou encore des fautes coûteuses à Bakou. Autant d’enseignements pour le pilote français, auteur par ailleurs d’une saison globalement très propre.

Le nouveau pilote Red Bull Racing a également connu un accident lors du deuxième jour de test en janvier, sur piste humide. Mais pour Verstappen, le bilan reste largement positif.

Même s’ils n’ont pas passé énormément de temps ensemble durant les essais hivernaux, le champion du monde assure que leur relation est excellente.

"Bien sûr, on est toujours ensemble, mais on n’a pas encore fait tant de choses que ça, n’est-ce pas ? Honnêtement, il est génial, c’est quelqu’un de vraiment très sympa," explique Verstappen.

"Et évidemment, quand tu entres dans ta deuxième saison, tu es dans un état d’esprit très différent. Pour moi, qui entame ma douzième saison, je suis plus détendu. Pas vraiment décontracté, mais tu prends les choses étape par étape, tu travailles avec les gens."

Cette différence d’expérience se reflète aussi dans l’approche quotidienne du travail.

"Même quand il est dans la voiture, et que je ne roule pas, je ne vais pas rester dans le garage à regarder chaque détail. Je regarde de plus loin, de manière plus détendue. Comme je le fais d’ailleurs en ce moment (pour ce podcast, enregistré pendant les essais de Bahreïn, ndlr) : je ne suis même pas sur le circuit."

"C’est différent, mais au final, on doit juste essayer de rendre la voiture aussi rapide que possible et je suis très confiant sur le fait que nous y parviendrons."

"Et je suis sûr que nous nous entendons parfaitement bien. Je le connais depuis longtemps, depuis le programme junior jusqu’à son arrivée en Formule 1. Donc tout va très bien."


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