Un départ impossible à Sepang : la pluie et les pannes technique s’en mêlent !
Une première tentative pourrie par les bugs !
Le départ du Grand Prix de Bahreïn en Malaisie a été fortement retardé à Sepang après l’arrivée de pluies torrentielles peu avant l’extinction prévue des feux. Pour le retour de la Formule 1 sur le circuit malaisien après neuf années d’absence, la piste s’est retrouvée complètement détrempée et couverte d’importantes quantités d’eau stagnante, rendant impossible un départ dans les conditions initialement prévues. Une première tentative a ensuite été interrompue lorsque plusieurs monoplaces, dont celles de Lewis Hamilton et Esteban Ocon, ont rencontré des problèmes techniques en piste, ajoutant une nouvelle difficulté à une course qui constitue déjà un immense saut dans l’inconnu avec les monoplaces 2026 sous la pluie.
La pluie a commencé à tomber environ 45 minutes avant l’heure initialement prévue pour le départ. Son intensité a rapidement augmenté, détrempant totalement le circuit mais également les équipes et les pilotes déjà réunis sur la grille.
Avec une quantité d’eau stagnante beaucoup trop importante pour permettre aux monoplaces de prendre le départ dans des conditions acceptables, le report est rapidement devenu inévitable. Du tonnerre et des éclairs étaient également visibles et audibles au loin, confirmant l’intensité de l’épisode orageux autour de Sepang.
La voiture médicale a effectué plusieurs tours du circuit aux alentours de l’heure à laquelle le départ aurait initialement dû être donné. Son retour a rapidement confirmé que l’état de la piste ne permettait pas encore de lancer la course.
Un autre problème est venu compliquer la gestion de la situation : le radar météorologique de la FIA utilisé pour l’événement est tombé en panne environ 15 minutes avant l’heure de départ initiale. Le système est finalement revenu en ligne environ 25 minutes plus tard.
Dans ces circonstances, la procédure envisagée prévoyait un avertissement dix minutes avant le lancement du Grand Prix. Des tours d’évaluation derrière la voiture de sécurité constituaient alors le scénario le plus probable afin de permettre aux pilotes et à la direction de course de juger précisément la quantité d’eau présente et l’évolution de l’adhérence.
Un immense saut dans l’inconnu avec les F1 2026
Au-delà des difficultés immédiatement provoquées par les conditions météorologiques, ce Grand Prix présente un défi totalement inédit pour l’ensemble de la grille.
Depuis l’introduction de la nouvelle réglementation technique 2026, aucune séance véritablement affectée par la pluie n’a encore permis aux pilotes de découvrir en conditions de compétition le comportement de cette nouvelle génération de monoplaces sur une piste détrempée.
Les particularités des groupes propulseurs 2026 ajoutent également de nombreuses inconnues, notamment en matière de rétrogradage, de récupération d’énergie et de délivrance de la puissance d’un virage à l’autre.
Carlos Sainz avait justement anticipé cette difficulté avant même le début du week-end. Le pilote Williams estimait que la pluie constituerait un véritable test pour la nouvelle réglementation, aussi bien du côté du comportement des monoplaces que de celui des pneumatiques.
"Ce sera également un bon test pour le règlement parce que je pense qu’avec tous les problèmes que nous avons avec les rétrogradages, la récupération d’énergie, la puissance et sa variabilité d’un virage à l’autre, les conditions humides vont représenter un défi, c’est certain."
Les pneumatiques constituent une autre inconnue majeure. Certaines équipes ont déjà eu l’occasion de découvrir les gommes intermédiaires et pluie lors d’essais privés organisés avec Pirelli, mais l’ensemble du plateau ne dispose pas encore d’une véritable expérience de leur utilisation dans les conditions d’un week-end de Grand Prix.
Sainz avait d’ailleurs indiqué avoir reçu des retours laissant penser que ces pneumatiques étaient particulièrement délicats à exploiter.
"Du point de vue des pneumatiques, d’après ce que j’ai entendu, les pneus pluie et intermédiaires de cette année sont assez difficiles pour ceux qui ont eu l’occasion de les utiliser, auxquels vient s’ajouter le facteur lié au groupe propulseur."
Pierre Gasly fait partie des pilotes ayant déjà pu acquérir une certaine expérience de ces gommes. Le Français avait participé pour Pirelli à un essai consacré aux pneumatiques pluie après le Grand Prix de Miami.
À la perspective de disputer la première véritable course sous la pluie de la génération 2026, le pilote Alpine avait prévenu que les difficultés pourraient provoquer une sélection importante au sein du peloton.
"Je ne serais pas surpris si cela finissait par devenir un peu un jeu d’élimination."
La première tentative interrompue, Hamilton immobilisé
Après cette longue attente, une procédure de départ a finalement été annoncée à 9h40. Mais elle a presque immédiatement dû être suspendue.
Plusieurs voitures ont rencontré des problèmes en piste au moment où le peloton tentait de se mettre en mouvement, provoquant un nouveau retard du départ du Grand Prix.
Lewis Hamilton a notamment été contraint d’immobiliser sa Ferrari. Le septuple champion du monde a signalé à la radio qu’il était incapable d’accélérer, le contraignant à s’arrêter directement sur le circuit.
Hamilton a toutefois réussi à faire repartir sa monoplace après avoir effectué une réinitialisation logicielle.
Max Verstappen a rencontré un problème similaire au volant de sa Red Bull. Contrairement à Hamilton, le Néerlandais a néanmoins réussi à poursuivre sa route sans immobiliser complètement sa monoplace.
Esteban Ocon a lui aussi été victime de difficultés. Le Français a dû arrêter sa Haas avant de parvenir finalement à reprendre la piste.
Ces incidents ont contraint les organisateurs à interrompre une nouvelle fois la procédure. Les monoplaces sont retournées dans la voie des stands afin de préparer une autre tentative de lancement du Grand Prix.
Le retour de la F1 à Sepang, neuf ans après sa précédente apparition sur le circuit malaisien, commence donc dans des circonstances particulièrement chaotiques. Entre l’orage, l’eau stagnante, la panne temporaire du radar météorologique de la FIA et les problèmes rencontrés par Hamilton, Verstappen et Ocon lors de la première tentative, le lancement de la course reste suspendu à une amélioration suffisante des conditions et à une nouvelle procédure de départ.
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