Formule 1

Si le GP avait eu lieu, la F1 ‘parlerait de toute autre chose’ aujourd’hui pour Hakkinen

La course aurait pu faire un blessé, ou pire

Recherche

Par Alexandre C.

31 août 2021 - 17:30
Si le GP avait eu lieu, la F1 ‘parlerait

Alors que la gestion de la FIA du dimanche de Spa est critiquée de toutes parts, Mika Hakkinen est venu apporter un soutien inconditionnel à l’action de Michael Masi, le directeur de course de la FIA - que Lewis Hamilton suspecte par exemple d’avoir lancé une course de deux tours « pour l’argent. »

Pour le Finlandais, qui ne s’exprime cependant pas sur la polémique des deux tours de course, la FIA a fait le seul choix sensé possible en ne lançant pas un vrai Grand Prix à Spa. Ainsi selon l’ncien pilote McLaren, un drame potentiellement mortel a pu être évité.

« J’ai la réputation d’un pilote qui court toujours à fond. Cependant, je suis aussi un grand partisan des bonnes décisions prises pour des raisons de sécurité. Je pense donc que le directeur de course de la FIA, Michael Masi, a pris la bonne décision, celle de ne pas organiser une course complète à Spa-Francorchamps dimanche. »

« Nous devons vraiment réfléchir à ce qui aurait pu se passer si une course complète avait eu lieu et si quelqu’un, pilote ou spectateur, avait été blessé - ou pire - en conséquence. Dans ce cas, nous parlerions de toute autre chose au sujet du Grand Prix de Belgique 2021. »

« Permettez-moi d’être clair : la FIA et les équipes font un travail vraiment brillant pour améliorer la sécurité chaque année, mais la Formule 1 reste fondamentalement dangereuse. J’ai failli perdre la vie à Adélaïde en 1995, je peux donc parler d’expérience personnelle. »

« Lorsque Jules Bianchi est décédé des suites de ses blessures en juillet 2015, une nouvelle génération de pilotes de F1, de membres de l’équipe et de fans a réalisé que ce sport peut être brutal. »

« Les pilotes de F1 veulent courir, y compris sur le mouillé, mais lorsque des pilotes comme Lewis Hamilton, Max Verstappen et Fernando Alonso réalisent qu’il est impossible de courir, ils doivent être écoutés. »

C’est en particulier la sécurité dans le virage du Raidillon qui est sous le feu des accusations, depuis au moins la disparition d’Anthoine Hubert il y a deux ans. Mika Hakkinen explique les difficultés particulières de ce virage...

« Lorsqu’une voiture fait de l’aquaplaning, vous n’avez aucun contrôle - pas de freins, pas de direction - et c’est l’une des raisons pour lesquelles les fortes pluies qui se sont abattues sur Spa toute la journée de dimanche ont rendu les conditions si dangereuses. Lorsque la pluie ne s’arrête pas, la piste n’a aucune chance de sécher. Les voitures de F1 actuelles développent environ 1000 chevaux, pèsent 752 kg et ont un aérodynamisme très sophistiqué qui disperse des jets d’eau. »

« Même si je comprends que la FIA et Spa ont d’autres projets pour améliorer la sécurité à l’Eau Rouge et à Raidillon, les autorités ne peuvent rien faire pour empêcher les fortes pluies. Elles ne peuvent qu’examiner toutes les informations disponibles et essayer de prendre la meilleure décision dans l’intérêt de tous, à commencer par la protection de la vie des concurrents. »

Désormais la discussion s’engage : la F1 doit-elle prendre des contre-mesures (organiser un Grand Prix à midi si besoin ?) pour s’adapter à des conditions extrêmes si nécessaires ? Mika Hakkinen prend part au débat...

« La F1 n’a pas pu organiser une course complète pour des raisons de sécurité, mais comme l’a dit Zak Brown de McLaren, il faudra discuter de la façon dont le sport gère des événements similaires à l’avenir. De mon point de vue, il est important de prendre les bonnes décisions en se basant sur la sécurité de tous ceux qui assistent à un Grand Prix et que cela reste la priorité numéro un. »

« Je suis extrêmement désolé pour tous les fans qui ont assisté à l’événement. »

FIA

Info Formule 1

Photos

Vidéos

expand_less