Sans simulateur pour le Canada, Hamilton explique sa nouvelle préparation pour Montréal
Des incohérences persistantes dans les outils de Ferrari
Pour préparer son Grand Prix du Canada, Lewis Hamilton a confirmé aujourd’hui avoir respecté sa décision de ne pas utiliser le simulateur de Ferrari en vue du week-end montréalais. Une stratégie assumée par le septuple champion du monde après un constat critique formulé à Miami, où il estimait que l’outil "l’orientait dans la mauvaise direction". Cette prise de position, inhabituelle dans le cadre d’une préparation moderne en Formule 1, s’inscrit dans une réflexion plus large du Britannique sur la corrélation entre simulateur et conditions réelles en piste.
Hamilton a néanmoins tenu à préciser lors de la conférence de presse FIA du jour que ce choix ne remettait pas en cause la valeur du simulateur de Maranello, qu’il considère toujours comme un outil en évolution constante au sein de la Scuderia. Le Britannique a également détaillé sa relation historique avec la simulation depuis ses débuts, expliquant pourquoi il privilégie désormais une approche plus analytique basée sur les données et le travail direct avec ses ingénieurs pour optimiser la performance de la monoplace.
Le pilote Ferrari a donc volontairement mis de côté le simulateur pour se concentrer sur une analyse approfondie des données avant le Grand Prix du Canada.
"C’est un outil très, très puissant et quelque chose que, en tant qu’équipe, nous continuons à faire évoluer," explique Hamilton.
"Depuis que je suis arrivé, j’ai beaucoup contribué à cette évolution, ils ont été très réceptifs et ont effectué énormément de changements, et nous continuons à progresser."
"La simulation est un objectif qui bouge en permanence. J’ai commencé à utiliser les simulateurs en 1997, les premiers modèles. Je me rappelle celui de l’ancienne usine de McLaren. Quand la première vraie génération est arrivée, on m’a parfois laissé l’utiliser en GP2. Chez McLaren, nous l’utilisions relativement souvent, même si je n’aimais pas particulièrement cela."
Hamilton explique également les limites qu’il perçoit dans cet exercice.
"Il y a un moment où l’on cesse d’apprendre quand on fait trop de tours, du moins pour moi personnellement."
"Chez Mercedes, ils étaient assez en retard à l’époque sur le simulateur. Je ne l’ai presque pas utilisé pendant toutes les années de nos titres."
"C’est en 2020, peut-être 2021, que j’ai commencé à l’utiliser un peu plus."
Hamilton reconnaît toutefois une limite majeure de l’outil : "Il n’y a qu’une seule fois, en vingt ans, où les réglages du simulateur correspondaient exactement à ceux de la qualification, et où j’ai décroché la pole. C’était Singapour en 2012 avec McLaren."
"La plupart du temps, ce n’est pas parfaitement juste, même si c’est un outil puissant."
"Chez Ferrari... Depuis l’an dernier, j’ai utilisé le simulateur chaque semaine, mais très souvent, tu fais tout ce travail et en arrivant sur le circuit, tu constates que tout est à l’opposé."
"Du coup, tu dois désapprendre ce que tu as travaillé. C’est un peu du pile ou face."
"J’ai simplement décidé pour ce week-end de faire une pause et de me concentrer davantage sur les données."
"Nous avons beaucoup travaillé sur l’équilibre en virage, l’équilibre mécanique, les approches de virage, la répartition de freinage et l’optimisation des freins, ce qui était un problème pour moi depuis un certain temps."
"Cela a conduit à une très bonne intégration avec mes ingénieurs."
Le Britannique n’écarte pas pour autant le simulateur pour l’avenir.
"Ce n’est pas un outil que je dis ne jamais vouloir utiliser à nouveau. Nous continuerons à l’utiliser, notamment pour la gestion de la puissance."
"Après chaque week-end, on travaille dessus pour améliorer la corrélation, mais parfois, au circuit suivant, c’est légèrement différent."
"En Chine, je n’ai pas eu besoin de faire cela, et c’était mon meilleur week-end."
Ce week-end-là, le Britannique avait décroché son premier podium avec Ferrari, un moment important au sein de la Scuderia. Actuellement cinquième du championnat du monde avec 51 points, il reste derrière son équipier Charles Leclerc (58 points), mais se montre optimiste pour la suite.
En amont du Grand Prix du Canada, circuit où il détient déjà sept victoires à égalité avec Michael Schumacher, Hamilton appelle néanmoins à la prudence face aux attentes.
"J’espère un meilleur week-end, il y a beaucoup de choses apprises lors des premières courses et particulièrement lors de la dernière. L’équipe au garage travaille incroyablement dur pour analyser où nous avons été bons et où nous l’avons moins été, et nous avons ajusté les processus et l’approche."
"Nous essayons toujours d’extraire le maximum de la voiture et il faut être réaliste sur notre position actuelle par rapport à Mercedes, par exemple."
"Beaucoup de choses peuvent arriver, il s’agit simplement d’essayer d’extraire le maximum de la voiture ce week-end."
"Je suis vraiment impatient de vivre un meilleur week-end."
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Ferrari
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