Sainz et Albon déplorent l’effet ’négatif’ du nouveau règlement sur les écarts
Williams F1 ne sera plus "dans la demi-seconde" des meilleurs
Les nouvelles réglementations 2026 n’ont pas fini de faire parler. Après des essais hivernaux à Bahreïn déjà révélateurs, Carlos Sainz a déploré l’impact négatif du nouveau cadre technique, tandis que son coéquipier chez Williams, Alex Albon, estime que la grille pourrait être séparée de plus de trois secondes lors du Grand Prix d’Australie.
Cette saison marque l’un des plus grands bouleversements réglementaires de l’histoire de la Formule 1. Outre des châssis profondément remaniés, les monoplaces sont désormais plus courtes et plus légères, avec une aérodynamique active. Les groupes propulseurs ont également évolué : la répartition de la puissance est désormais de 50/50 entre l’électrique et le thermique, ce dernier étant alimenté par un biocarburant 100 % durable.
Un cocktail censé rebattre les cartes... mais le classement de la journée de mercredi à Bahreïn a raconté une autre histoire. Les feuilles de temps ont vu Mercedes, McLaren, Ferrari et Red Bull occuper les sept premières places, avec seulement Isack Hadjar en piste côté Red Bull, tandis que les autres équipes faisaient tourner leurs pilotes à la pause déjeuner. Les sept premiers se tenaient en 0’’840.
Derrière, la huitième place est revenue à Sainz au volant de la Williams FW48. L’Espagnol a été le premier pilote relégué à plus d’une seconde du temps de référence signé par George Russell, terminant la journée à 1’’654, soit huit dixièmes de plus que Lewis Hamilton, septième.
En fond de classement, la 21e et dernière place est revenue à Sergio Perez, au volant de la Cadillac, à 4’’732 du meilleur chrono.
De quoi soulever des interrogations à l’approche de la première séance de qualifications de la saison à Melbourne, notamment sur la possibilité de voir une lutte serrée pour accéder à la Q3. Un scénario qu’Albon ne croit pas vraiment possible.
"Je pense que ces dernières années, on classait un peu la F1 en deux catégories différentes," a-t-il expliqué lors d’un échange avec Sainz.
"Cette année, je pense qu’il pourrait y avoir encore plus de niveaux : les équipes de pointe, le haut du milieu de grille, le bas du milieu..."
Sainz, lui, se veut légèrement plus nuancé.
"Je me souviens qu’en 2019, il y avait de très gros écarts entre les équipes," a-t-il rappelé, en référence aux qualifications du GP d’Australie où l’écart entre le premier et le 20e en Q1 dépassait les quatre secondes.
"Mon sentiment est qu’au début de cette saison, les écarts vont être importants. Peut-être pas aussi grands qu’à l’époque, un peu plus petits, mais quand même plus grands. L’an dernier, en Q1, il y avait 20 voitures en une demi-seconde. J’ai vraiment du mal à croire qu’à Melbourne, pour la première course, il y aura 20 voitures en une demi-seconde."
Albon a alors renchéri : "Je pense qu’il y aura deux voitures en une demi-seconde."
Lorsque Sainz a évoqué l’idée de pilotes "tous à moins de trois secondes" en Australie, son coéquipier est resté catégorique : "Je ne pense pas que ça va arriver. Je ne pense pas que de la première à la dernière voiture, l’écart sera de trois secondes."
Un constat amer pour Sainz, qui y voit l’un des revers des grands changements réglementaires.
"Et nous, on était dans la demi-seconde," a regretté l’ancien pilote Ferrari. "Ça montre ce que fait aussi un nouveau règlement de manière négative, parce que pour nous, pilotes, honnêtement, Abu Dhabi ou les dernières courses de l’an dernier étaient fun, en sachant que nous étions tous à quelques dixièmes les uns des autres."
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