Red Bull admet qu’elle n’est plus qu’une ’lointaine quatrième force’

Le Français Mekies évoque des problèmes complexes sur la RB22

Auteur : Franck Drui
31 mars 2026 - 18:06
Red Bull admet qu’elle n’est plus qu’une ’lointaine quatrième force’

C’était un week-end noir pour Max Verstappen et Red Bull Racing à Suzuka. Éliminé dès la Q2 en qualifications, le Néerlandais n’a pu faire mieux que huitième en course, coincé derrière Pierre Gasly et incapable de remonter dans la hiérarchie.

Dès le samedi, la contre-performance avait surpris, Verstappen étant sorti prématurément en deuxième partie des qualifications. En course, la tendance ne s’est pas inversée, le quadruple champion du monde restant englué dans le trafic, sans réelle opportunité de progresser.

Tout au long du week-end, Verstappen n’a cessé de pointer du doigt le comportement de sa monoplace, qu’il a même qualifiée d’inconduisible. Un constat alarmant, confirmé en filigrane par le directeur de l’écurie, Laurent Mekies.

Ce dernier n’a pas cherché à masquer la réalité du moment : Red Bull a perdu du terrain face à ses rivaux directs et n’occupe plus qu’un rôle d’outsider dans la hiérarchie actuelle.

"Il n’y a rien dont on puisse être satisfait après Suzuka, mais en termes d’écart global avec la concurrence, cela ressemble beaucoup à ce que l’on avait vu à Melbourne : environ une seconde par rapport au meilleur, une demi-seconde par rapport à la meilleure Ferrari. Mais maintenant, McLaren est à ce niveau-là aussi. Donc nous sommes une lointaine quatrième force. C’est la réalité," a-t-il reconnu.

Devant, Mercedes F1, Ferrari et McLaren semblent désormais constituer le trio de tête, laissant Red Bull en retrait malgré son statut récent de référence du plateau.

Au-delà du déficit de performance pure, Mekies évoque un problème plus complexe, qui empêche l’équipe d’exploiter pleinement son package.

"Je pense que c’est une combinaison de performance intrinsèque, que ce soit à Melbourne ou à Suzuka, donc nous avons encore du travail. Et il y a aussi le fait que nous ne parvenons pas à extraire suffisamment du package pour donner à Max une voiture qu’il puisse exploiter à fond."

Le Français insiste : il ne s’agit pas simplement d’un problème de réglages.

"Je ne dis pas que c’est une question d’ajustements de set-up. Je dis simplement qu’il y a quelque chose avec cette voiture avec lequel nous luttons, qui s’ajoute à notre manque de performance de base."

Face à cette situation, Red Bull se retrouve confrontée à un défi technique de taille, mêlant compréhension des limitations et développement à venir.

"Résoudre ce type de problèmes complexes et comprendre ces limitations fait partie de notre cœur de métier. Même si cela fait mal quand on se retrouve derrière les meilleures équipes comme c’est le cas actuellement, c’est précisément pour cela que toute l’équipe est structurée : aller au fond des choses, corriger ces limitations, apporter des évolutions pour les atténuer et progresser."

Malgré le constat sévère, Mekies affiche toutefois sa confiance dans la capacité de Red Bull à rebondir.

"C’est difficile en ce moment, mais j’ai pleinement confiance dans le fait que notre équipe est très forte pour gérer ce type de situation."


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