Pourquoi Haas F1 assure que ’rien ne dégénérera’ entre Ocon et Bearman
Komatsu est confiant quant à la pérennité de son duo
Quand Haas F1 a recruté Esteban Ocon et Oliver Bearman l’an dernier, plusieurs observateurs ont demandé à Ayao Komatsu, le directeur du team, s’il s’inquiétait d’une association explosive entre les deux garages de l’équipe.
Après une première partie de saison marquée par un accrochage mais surtout par une collaboration très solide, le team principal se félicite d’avoir fait ce choix.
"Lorsque vous m’avez posé cette question à la fin de l’année dernière, j’ai répondu que j’étais confiant, mais je ne disais pas cela juste pour dire" a expliqué Komatsu. "Je croyais vraiment que si nous construisions une base solide fondée sur la confiance et le respect entre les pilotes et entre les pilotes et l’équipe, si cette base était en place, tout irait bien."
"Car nous ne pouvons pas tout faire correctement à chaque fois. Certaines consignes d’équipe que nous allons donner pourraient être une erreur, mais tant que nous avons des bases de confiance, de transparence et de respect, rien ne dégénérera."
"Si nous faisons des erreurs, nous en discuterons après la course de manière totalement ouverte, comme nous l’avons fait à Silverstone, où les deux pilotes se sont touchés, ce qui n’était pas ce que nous voulions."
"Mais nous nous sommes assis, nous en avons discuté, nous avons tous donné nos observations, nos opinions, nous avons dit ’voici ce que nous allons faire à l’avenir’, sans aucun problème. Pour moi, c’est donc la clé : simplement les bases, simplement la confiance, la transparence, le respect."
Alors qu’il y a eu un accrochage à Silverstone, le Japonais souligne surtout l’esprit d’équipe qui anime ses pilotes, avec un exemple précis concernant Ocon : "Honnêtement, ils ont tous les deux fait preuve d’un excellent esprit d’équipe. Silverstone était un cas très particulier où il n’y avait qu’une trajectoire sèche, ce qui a causé le problème."
"Mais ce n’était pas intentionnel. J’ai eu une très bonne discussion avec eux, tout allait bien, mais même avant cela, chaque fois que nous devions donner un ordre d’équipe, à chaque fois, sans aucune question, ils le faisaient immédiatement, c’était génial."
"Et puis à Spa, avant le Sprint, OK, nous étions côte à côte, [Ocon] cinquième, [Bearman] septième. J’ai parlé aux deux avant le Sprint, je leur ai expliqué ce que nous allions faire, bla bla bla. Tout était clair, donc aucun problème."
"Ensuite, nous avons dû répartir le niveau d’appui aérodynamique pour les qualifications principales et la course, car la météo était incertaine, etc. Puis, dimanche matin, nous avons discuté à nouveau, car avec une telle différence de niveau d’appui aérodynamique, à un moment donné, une voiture allait être beaucoup plus rapide que l’autre."
"Nous nous sommes donc assis tous les trois pour discuter, tout était clair, donc pendant la course, Esteban a simplement dit ’je peux laisser passer Ollie maintenant’, il n’a même pas demandé."
Avant Ocon, Komatsu note qu’il a très bien travaillé avec Nico Hülkenberg, un autre pilote au parcours jonché d’embûches qui s’est révélé dans le team américain : "Vous pouvez demander à Nico pourquoi il a été si performant l’année dernière."
"Nous avions vraiment une très, très bonne relation. Cela fait maintenant 22 ans, quelque chose comme ça. Mais l’année dernière, pour moi, la relation que nous avons pu construire avec Nico m’a donné une nouvelle base de référence."
"C’est ce que nous devons atteindre avec tous les pilotes, car cela nous permet de créer un environnement propice à la performance. Tout le monde est humain. Si le pilote ne fait pas confiance à l’équipe, l’équipe ne fait pas confiance au pilote."
"Si cette décision m’est imposée, bien sûr, ce ne sera pas la meilleure solution sur le plan humain. Ce n’est même pas une question de course, c’est juste une question de qualités humaines fondamentales, de respect, de transparence, d’honnêteté, d’inclusion, tout ça."
"Ce que nous essayons de construire au sein de cette équipe, c’est la même chose. Bien sûr, Esteban avait plusieurs années d’expérience en Formule 1. De bonnes et de mauvaises. Mais maintenant, je pense que nous avons cette base. Bien sûr, c’est quelque chose qu’il faut construire à chaque fois."
"Ce n’est pas comme si on pouvait dire ’OK, on y est arrivés, très bien, passons à autre chose’. Non, chaque situation est différente, chaque scénario est différent, donc il faut travailler - les deux parties - mais c’est ce que nous faisons. Je pense donc que la confiance fondamentale est là."
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