Formule 1

Pirelli prévoit une piste très abrasive et des batailles tactiques à Bahreïn

La sélection la plus dure possible

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Par A. Combralier

25 mars 2019 - 16:57
Pirelli prévoit une piste très abrasive

A Bahreïn ce week-end, Pirelli a décidé de sélectionner les trois composés les plus durs de sa gamme (C1, C2, C3, qui seront respectivement appelés « durs », « médiums » et « tendres »).

Parmi les choix des écuries, relevons que Mercedes et Ferrari, contrairement à ce que l’on avait vu à Melbourne, ont cette fois-ci procédé à une sélection identique. Chez Red Bull, Max Verstappen a imité Mercedes et Ferrari, tandis que Pierre Gasly a adopté une approche légèrement différente (un train de durs en plus, un train de tendres en moins).

Pourquoi avoir choisi la sélection la plus dure possible ? Selon le manufacturier italo-chinois, la piste bahreïnie est en réalité « très abrasive, puisqu’elle a été construite avec du granit provenant d’Angleterre ». Le tracé en lui-même est de plus exigeant : il est constitué d’une série d’accélérations, de freinages, où la motricité importe davantage que la tenue de la voiture en virages à haute vitesse. Enfin, la piste pose des problèmes particuliers pour l’arrière des F1, « et il est donc important de prendre soin des pneus arrière » selon Pirelli.

Bonne nouvelle cependant pour l’usure pneumatique : puisque les EL2, les qualifications et la course commencent au crépuscule, les températures sur la piste devraient être soutenables. Par ailleurs, poursuit Pirelli, « les températures sur la piste peuvent chuter de manière spectaculaire quand la course avance dans la soirée, ce qui peut avoir aussi un effet sur les stratégies, en rallongeant les relais. »

Bien souvent en course, les stratégies sont variées et proposent un défi de taille aux ingénieurs de chaque écurie. L’an dernier, une stratégie à un arrêt fut la stratégie gagnante, « bien que la plupart des pilotes se soient arrêtés à deux reprises » précise Pirelli. « La course peut livrer une bataille tactique hautement intense, avec beaucoup de pilotes complétant de longs relais. »

Mario Isola s’enthousiasme lui aussi de ces « quelques batailles excitantes que nous avons vues précédemment à Bahreïn, en particulier l’an dernier. Et espérons qu’il y ait encore plus de potentiel en la matière cette année. »

« Les C1 et C2 sont en fait un peu plus tendres que les durs et médiums de l’an dernier, ce qui devrait rendre ces pneus encore mieux adaptés à la piste. Même si la clé, à Bahreïn, est de gérer les pneus arrière, peu d’équipes ont finalement choisi un train supplémentaire de durs. Comme toujours, le défi consistera à répondre aux fortes exigences en matière de motricité, sur un circuit aux conditions changeantes avec la chute des températures – et tout cela, sur l’asphalte le plus rude de l’année. »

Après le Grand Prix de Bahreïn, le mardi 2 avril et le mercredi 3, les écuries resteront à Bahreïn pour des essais privés. A l’occasion, McLaren et Toro Rosso dédieront deux journées aux tests des prototypes Pirelli pour 2020 ; chacune de ces deux écuries fera donc rouler une seconde voiture lors de ces deux journées.

Pirelli

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