Piastri admet avoir ‘dépassé la limite’ face à Norris
Il critique ses propres choix stratégiques
Cette fois, en Autriche, Oscar Piastri a dû s’incliner face à son coéquipier Lando Norris, qui était plus rapide que lui tout le week-end en Autriche.
Grâce à l’effet DRS notamment en début et fin de course, l’Australien a tout de même eu des opportunités de dépasser. Ce qui a offert au public de superbes batailles en course, rappelant parfois Bahreïn 2014, entre Nico Rosberg et Lewis Hamilton.
Mais après le crash du Canada (suite à l’erreur de Lando Norris), les deux McLaren F1 devaient absolument éviter tout contact. Est-ce que ce n’était donc pas trop chaud en piste ?
Oscar Piastri reconnaît justement avoir parfois poussé trop loin les limites, notamment au virage 4.
« Il y a eu quelques batailles par le passé, pas seulement au Canada, mais aussi l’année précédente et celle d’avant. Nous savions donc tous les deux à quoi nous attendre. Ce fut une bataille difficile. »
« C’était serré par moments, j’ai probablement un peu trop poussé les limites de mon côté une ou deux fois. Mais nous nous battons pour des victoires en Formule 1. Ce sera un travail assez rude et assez dur. »
L’équipe a publiquement recadré Oscar Piastri à la radio pour sa tentative de dépassement trop osée au virage 4, qui a failli faire revivre le cauchemar de Montréal, avec des rôles inversés. Le leader du championnat admet-il que son équipe a eu raison de le recadrer ?
« Oui. Ce fut un commentaire juste. Bloquer les roues et manquer de peu l’arrière de son coéquipier, c’est certainement repousser les limites. Même si on ne m’avait rien dit, je ne pensais pas que ce serait une sage décision de réessayer. Donc, oui, un commentaire juste et rien de plus. »
Une stratégie discutable ?
Pourquoi Oscar Piastri s’est-il arrêté quatre tours plus tard que Lando ? Le laissant ainsi ressortir avec une marge de près de 5 secondes ? Le delta des pneus était-il un avantage si important pour quelques tours ?
« Ce fut une course divertissante. Après le premier arrêt, nous n’avons peut-être pas pris la bonne décision en laissant de l’air à Lando, mais les 20 premiers tours furent assez intenses. C’était donc une belle bataille. »
« Je savais que j’allais toujours m’arrêter en deuxième dans ce scénario. Pour moi, j’avais le sentiment que si je ne pouvais pas rester dans le DRS, revenir à moins d’une seconde allait être très, très difficile. »
« Je voulais donc essayer quelque chose de différent et me donner des pneus plus frais dans l’espoir de pouvoir les utiliser à la fin du relais. Malheureusement, cela ne s’est pas vraiment passé comme ça, mais c’était du moins la réflexion. »
« Nous allons revoir cela et analyser si c’était la bonne chose à faire. Sur le moment, j’allais de toute façon perdre du temps en m’arrêtant un tour plus tard, alors je me suis dit, pourquoi ne pas tenter quelque chose d’un peu différent ? »
L’équipe aurait-elle dû forcer Oscar Piastri à rentrer directement après Lando Norris, au lieu de lui demander son avis (c’est Piastri qui a choisi de s’arrêter 4 tours plus tard) ?
« Je ne sais pas encore. Nous allons revoir cela et l’analyser. Comme je l’ai dit précédemment, j’allais de toute façon perdre du temps en m’arrêtant en deuxième. »
« J’ai eu l’expérience d’être coincé même avec le DRS, et c’était assez pénible. Je ne voulais donc pas revivre ça. »
« Sur le moment, me donner un peu plus de travail mais avec de meilleurs pneus me semblait une option intéressante. Avec le recul, oui, on peut peut-être dire que ce n’était pas la bonne décision, mais il y a beaucoup de choses que l’on peut dire avec le recul. »
Oscar Piastri a pu lutter pour la victoire jusqu’au dernier tour, mais s’il n’avait pas dépassé Charles Leclerc dès le premier virage, il aurait sans doute eu beaucoup plus de mal à suivre son coéquipier, ce qu’il admet volontiers.
« Oui. Cela a fait une grande différence. Cela (dépasser Charles Leclerc, ndlr) signifiait que je pouvais rester dans le DRS dès le départ, et le DRS est très puissant ici. Cela a donc certainement aidé dans la bataille du début. Ce fut un moment important de la course, puis il est rapidement devenu clair que ce serait juste une lutte entre nous deux. C’était un moment clé. »
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