Aéro, composites : pourquoi Ferrari est ’un peu à la traîne’ selon Arrivabene
Un ancien directeur de la Scuderia moins critique que d’autres
L’ancien patron de l’écurie Ferrari, Maurizio Arrivabene, a rompu son silence sur les difficultés actuelles de la Scuderia.
Arrivabene s’est entretenu avec le journal Tuttosport principalement au sujet de questions juridiques en cours en dehors de la Formule 1, mais il s’est également exprimé sur la situation de son ancienne équipe sous la direction de l’actuel directeur, Frédéric Vasseur.
Et contrairement à Luca di Montemolo, l’ancien président de Ferrari qui s’est montré très critique sur la Scuderia actuelle, Arrivabene est plutôt compréhensif, en donnant les pistes d’améliorations possibles.
"Quand on a travaillé au sein de cette équipe, on connaît certains mécanismes, certaines difficultés techniques," explique-t-il lorsqu’on lui demande pourquoi il n’avais pas une vision aussi critique que certains de ses prédecesseurs.
"Une supercar est composée de 5 000 pièces et vous avez quatre ans pour la mettre au point. Une Formule 1 en compte 50 000 et vous avez six mois. Si vous faites une erreur, vous la portez avec vous pendant presque toute la saison et il est difficile de la corriger."
"Vasseur est une personne sérieuse et compréhensive," ajoute Arrivabene. "J’ai eu la vie facile parce que je parlais italien et que je pouvais saisir toutes les nuances, tous les mots et toutes les idées de chacun."
Arrivabene a admis que Ferrari restait handicapée dans des domaines autres que celui où elle excelle traditionnellement, à savoir les moteurs.
"Nous sommes un peu à la traîne en matière de composites et d’aérodynamique, car nous continuons à fabriquer des moteurs meilleurs que ceux de tous nos concurrents."
"Les Anglais de la région d’Oxford ont développé ces autres technologies et sont en avance sur nous. Pour combler ce retard en matière de tradition, mais aussi d’expertise et d’universités très proches de la production, nous avons beaucoup de travail à faire."
"Mais nous y arrivons. Il faut de la patience, mais Ferrari est sur la bonne voie. Et ce type de progrès pourrait également être utile au pays : 30 000 personnes travaillent en Angleterre. Il ne s’agit pas seulement de gagner des courses, mais aussi de progresser sur le plan industriel."
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