Norris exulte après la Hongrie : j’étais inarrêtable, mon avance était énorme !

Le Britannique au sommet de sa forme

Norris exulte après la Hongrie : j’étais inarrêtable, mon avance était énorme !
27 juillet 2026 - 07:16

Il était sans conteste le pilote le plus rapide du dimanche et même du week-end en Hongrie : Lando Norris a remporté sa première victoire de l’année, et donc sa première depuis son titre mondial, sur le Hungaroring. La deuxième moitié de course du Britannique aura été bien plus satisfaisante que la première, puisqu’il avait perdu la tête du Grand Prix dès les premiers virages, face à son coéquipier Oscar Piastri. Mais il s’est bien repris ensuite, profitant des circonstances de course (l’accrochage Sainz-Piastri) comme surtout de son rythme supérieur, pour faire la différence.

Lando Norris est revenu sur ce loupé – un écart par rapport à la trajectoire de course, et un passage dans la poussière – qui lui a coûté la tête de la course, au début du Grand Prix, sur Oscar Piastri. À quoi était due cette erreur ?

« Oui, oui, ce deuxième virage n’a pas été mon meilleur, juste excessivement agressif. »

Un incident qui n’a pas affecté Lando Norris, qui savait être le pilote le plus rapide en piste pour pouvoir l’emporter au bout du compte. Et il n’a pas hésité à mettre la pression sur son propre coéquipier !

« Je me sentais très bien car je pouvais encore gagner la course, même après ce qui s’est passé dans le premier tour. À part cela, le rythme était assez incroyable... dans la voiture, je me sentais très bien en piste pour gérer les pneus, extraire le temps au tour et pousser Oscar à faire des erreurs, et à beaucoup utiliser ses pneus. »

Même sans l’incident entre Oscar Piastri et la Williams F1 de Carlos Sainz, Lando Norris aurait sans doute gagné la course, et il semblait le confirmer hier soir.

« Bien sûr, il y a eu un peu de chance de mon côté ou de la malchance du sien, ce qui est dommage car cela aurait été formidable pour nous de marquer de gros points en équipe et probablement de faire un doublé. Cela aurait été magnifique pour nous d’avoir un doublé l’année dernière et un doublé cette année, mais oui, j’étais tout de même très content de la façon dont j’ai géré ma course. Le rythme, la gestion, c’était probablement l’une de mes meilleures courses en termes de performance personnelle et cela fait toujours du bien. »

Les évolutions apportées par McLaren F1 ont fait la différence, mais sur un plan personnel, le poleman Lando Norris semblait aussi intouchable en rythme de course. On sent le Britannique aux anges après ce Grand Prix qui rebat les cartes parmi les équipes de pointe !

« Ce qui me plaît le plus ? Le simple fait que nous étions si rapides, le fait que la voiture était, bien sûr, très performante. La voiture était encore horrible à piloter par moments, mais rapide, et je préfère avoir une voiture horrible mais rapide plutôt que l’inverse. Nous étions tout simplement à un autre niveau, et je me sentais dans une très bonne dynamique. Quand la voiture est bonne et que je suis dans le bon rythme, rien ne m’arrête. »

Le retour des Papaya Rules ?

Lando Norris a aussi pesté à la radio, lorsqu’il perdait visiblement du temps derrière Oscar Piastri. Il a suggéré à McLaren F1 de donner une consigne d’équipe, estimant qu’il était de loin le plus rapide, mais son écurie n’a pas obtempéré. Le retour des Papaya Rules ? Comment Lando Norris juge-t-il la gestion par McLaren F1 de ce petit incident d’équipe ?

« Je veux juste gagner la course, vous savez ? Il y a certaines règles que nous avons en tant qu’équipe, et nous ne pouvons pas nuire à la course de l’autre en étant trop agressifs et en voulant gagner. Mais je veux gagner, et j’avais incontestablement un bien meilleur rythme que lui (Piastri, ndlr). »

« Nous avions de bien meilleures chances de gagner la course, disons-le. Alors, vous savez, quand j’étais coincé derrière Oscar, Max était trois ou quatre secondes derrière, et à ce moment-là, il est toujours une menace. Devant, il n’y a pas de menace, et nous avons beaucoup plus de garanties de gagner en tant qu’équipe de toute façon. Je voulais donc m’arrêter et faire l’undercut car mon rythme aurait été si bon que j’aurais pu creuser l’écart de la valeur d’un arrêt aux stands sur lui, et m’arrêter à nouveau si nécessaire. Ou alors je le poussais à s’arrêter tôt. Nous étions sur une ligne de crête entre s’arrêter trop tôt et nuire à nos deux courses. C’était donc dans le meilleur intérêt de l’équipe, ce qu’ils ont raison de me rappeler. Mais je veux faire tout mon possible pour essayer de gagner une course, bien sûr. »

Une nouvelle fois, Lando Norris était donc bien plus rapide que son coéquipier, Oscar Piastri, en rythme de course. Pourquoi cela ? L’Australien n’avait pas les évolutions dont disposait Norris ? Le champion du monde s’attendait-il à être bien plus rapide que son coéquipier ?

« Non, pas du tout, surtout après les EL1. D’ailleurs, Andrea (Stella) voulait faire un pari avec moi car j’étais assez déçu du rythme et du comportement de la voiture en EL1. Cela s’est un peu amélioré en EL2, mais tout de même, les Ferrari étaient tout simplement à un autre niveau, et je ne m’attendais vraiment pas à être aussi proche que nous l’avons été en qualifications. »

Le vent a favorisé un Norris en grande forme

Alors comment expliquer un tel écart entre les deux McLaren F1 selon Lando Norris ? Une partie de la réponse : le vent !

« Le vent a tourné de vendredi à samedi, et le vent de samedi convenait beaucoup mieux à notre voiture. Nous avions beaucoup plus de confiance au volant, j’ai donc pu attaquer davantage. »

« Nous sommes assez sensibles au vent de manière générale. C’est une remarque que nous faisons tous les deux en tant que pilotes. Je suis sûr que les autres le sont aussi, mais c’est une chose dont nous nous plaignons beaucoup. Nous savons qu’avec certains vents, nous avons beaucoup de mal dans certaines conditions. C’est donc un domaine sur lequel nous devons travailler avec la voiture. Mais certainement, si le vent avait été comme vendredi, la course aurait été bien pire pour nous. Nous aurions probablement quand même pu gagner, mais nous n’aurions pas eu le même rythme. Le vent était donc clément. C’est juste que la piste était très difficile. Elle est assez bosselée par endroits. La surface de la piste restait très difficile à comprendre et à cerner, avec les endroits où elle se dégrade et les différentes rustines. Mais oui, le vent fait une énorme différence. Parfois on va plus vite sans savoir pourquoi, puis au tour suivant on attaque plus et on va beaucoup plus lentement sans explication. Donc, en général, la réponse est le vent. »

« Ensuite, j’ai vraiment senti que je pouvais être en pole, et que je pouvais gagner la course. Le rythme de course était bien meilleur que ce à quoi je m’attendais. La dégradation était également bien meilleure que prévu. »

Lando Norris ne le cache pas : il a surtout abattu un grand travail en coulisses, avec ses ingénieurs, pour parvenir au niveau qui fut le sien sur le Hungaroring.

« Mais c’était probablement l’une de mes meilleures performances sur le plan personnel, en termes de pilotage. Le fait de pouvoir suivre Oscar sur ce genre de circuit, où il est impossible de suivre et de dépasser… j’étais à environ huit dixièmes pendant près de 40 tours. Le fait de pouvoir accomplir cela m’a donné la confiance nécessaire pour gagner la course quoi qu’il arrive, qu’il s’arrête tôt ou tard, peu importe. L’avantage de rythme que j’avais était énorme. Mais je ne sais pas pourquoi. Les voitures sont identiques, et je me sens tout simplement très fort ces derniers temps. »

« J’ai travaillé sur de nombreux domaines depuis l’année dernière. Je me sens beaucoup plus confiant récemment sur la façon d’extraire la performance, et j’ai beaucoup travaillé avec mes ingénieurs pour comprendre cette monoplace, car ce n’est vraiment pas une voiture facile à comprendre et à piloter à la limite de manière constante. Alors, pourquoi ? Simplement grâce au travail acharné. Le travail acharné de mes ingénieurs et de moi-même pour m’améliorer en tant que pilote et perfectionner mon pilotage. Voilà la réponse. »

« Évidemment, j’ai fait une bonne course ici à Budapest l’année dernière. À ce moment-là, j’ai commencé à enchaîner de bonnes courses, vous savez, à Monaco, à Silverstone, ici. À l’heure actuelle, je dirais probablement que cela compte parmi mes meilleures performances, en ce qui concerne l’extraction de la performance de la voiture et le fait d’être si proche de la limite à chaque tour. Si proche que l’équipe a dû me demander de lever un peu le pied. Honnêtement, même si ça me fait un peu mal de le dire parce que ça ne garantit pas la victoire, j’ai le sentiment de faire un meilleur travail cette année que l’an passé, et ce depuis un petit moment. Je le dis depuis un certain temps. »

« Cela ne signifie pas pour autant que l’on gagne les courses, comme je l’ai dit plus tôt. Donc, avec la voiture que nous avions, quand j’ai dit : "Ma performance est l’une de mes meilleures", c’était vrai. Alors oui, je fais un meilleur travail, et c’est le fruit du travail dans de nombreux domaines différents, certains en dehors de la piste avec mon équipe, et d’autres ici sur le circuit également. C’est simplement le fait de travailler dans autant de domaines que possible. Beaucoup de petites différences s’additionnent, et vous en voyez le résultat. »

Lando Norris a enfin stressé en fin de course, après l’abandon d’Oscar Piastri, sur défaillance de boîte de vitesses.

« C’est simple. J’essayais d’éviter tous les vibreurs. Bien sûr, nous avons eu l’abandon d’Oscar, à cause d’une défaillance sur sa monoplace, on m’a donc demandé de rester à l’écart de tous les vibreurs, des bosses et de tout ce qui s’y apparente. Je pouvais rouler tranquillement. Une petite partie de moi voulait tenter le meilleur tour à la fin, mais je sais que Will (son ingénieur de course, ndlr) m’aurait fusillé si je l’avais fait, donc je me suis abstenu. Je regardais simplement les tribunes. C’est tout ce que j’essaie généralement de faire, lever les yeux vers les tribunes, voir les fans et essayer de savourer l’instant présent car, encore une fois, on ne sait jamais à quelle fréquence cela se produit. C’est un moment agréable lorsque l’on pilote une Formule 1 sur un circuit et que l’on peut s’imprégner de l’atmosphère et de l’énergie des fans. C’est donc quelque chose que j’essaie de faire dans le dernier tour en général. »


Debriefing du GP de Hongrie de F1 2026

Notre traditionnelle analyse d’après course sur Twitch se déroulera ce lundi soir à 20h30. C’est le dernier debrief avant la pause estivale et il y aura beaucoup à dire. Soyez nombreux !

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