Moteurs 2026 : Horner nie toute triche malgré les soupçons sur Red Bull

Le fondateur du projet RBPT Ford parle plutôt de "frontières à repousser"

Auteur : Franck Drui
4 février 2026 - 12:40
Moteurs 2026 : Horner nie toute triche malgré les soupçons sur Red Bull

La controverse autour des moteurs de Formule 1 2026 continue d’alimenter les débats, et Christian Horner n’a pas tardé à faire entendre sa voix. L’ancien directeur de Red Bull Racing, figure centrale du développement des nouveaux groupes propulseurs de l’équipe, a tenu à relativiser les accusations selon lesquelles certains motoristes "tricheraient comme des sauvages" en exploitant une faille réglementaire liée au taux de compression.

Invité de l’émission Today en Australie, Horner a rappelé une réalité qu’il juge immuable en Formule 1 : la discipline a toujours consisté à repousser les limites, à interpréter les règlements et à en tirer le maximum d’avantages possibles.

Mercedes et Red Bull Powertrains auraient trouvé un moyen d’augmenter le taux de compression de leurs moteurs tout en restant dans le cadre réglementaire, suscitant l’inquiétude de certains concurrents à l’approche des premières courses des nouvelles unités de puissance en 2026.

Fondateur de Red Bull Powertrains durant son passage à la tête de l’écurie autrichienne, Horner a joué un rôle clé dans la structuration et le développement du projet moteur 2026. Désormais éloigné du paddock, le Britannique de 52 ans estime que les critiques sont largement exagérées.

"De la tricherie sauvage ? C’est une déclaration très forte," a-t-il d’abord réagi, interrogé sur les accusations portant sur les deux motoristes.

Pour Horner, le principe même de la F1 repose sur cette zone grise permanente entre innovation et réglementation.

"La Formule 1, c’est repousser les limites. C’est une question d’interprétation des règlements. Ça l’a toujours été et ça le sera toujours."

Une philosophie qu’il estime indispensable pour viser le sommet de la grille.

"Les équipes les plus conservatrices sont celles qui ne sont jamais à l’avant du peloton. Il faut repousser les frontières."

Selon lui, il serait illusoire de penser que les ingénieurs ne cherchent pas à exploiter chaque opportunité offerte par le règlement.

"Bien sûr, tout repose sur la manière dont on interprète les règles, et les ingénieurs - certains des plus brillants de la planète - vont analyser ces règlements en se demandant : comment puis-je maximiser la performance ?"

Horner loin des paddocks, mais toujours au cœur du débat

Si Christian Horner ne devrait pas être présent lors du Grand Prix d’Australie, son actualité reste étroitement liée au monde de la Formule 1. L’ancien patron de Red Bull pourrait devenir investisseur dans une équipe dans les mois à venir. En attendant il s’apprête à entamer une tournée de conférences en Australie, avec trois dates programmées à Melbourne (24 février), Sydney (26 février) et Perth (2 mars).

Une occasion pour lui de revenir sur une carrière riche en succès et en controverses.

"C’est une excellente façon de réfléchir à ma carrière, aux hauts, aux bas, au sport, et aux pilotes que nous avons eus," explique-t-il.

"J’espère que ce sera intéressant, et que les gens apprécieront d’avoir un aperçu des coulisses et des défis de la Formule 1."


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