Formule 1

Méthode Coué ? Binotto assure que Vettel et Leclerc restent soudés dans la rivalité

Le Brésil, une bonne nouvelle pour Ferrari pour 2020 ?

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Par A. Combralier

6 janvier 2020 - 09:02
Méthode Coué ? Binotto assure que (...)

Comme en 2017 et en 2018, Ferrari a fini 2e au classement des constructeurs. Mais cette fois-ci, Max Verstappen a réussi à devancer les deux pilotes au classement ; et d’une manière générale, on en attendait bien plus de la Scuderia après des essais de Barcelone probants.

Revenant sur cette saison pour le compte du magazine officiel de l’équipe, Mattia Binotto a commencé par évoquer cette première moitié d’année 2019 bien décevante pour Maranello…

« Après la déception de l’Australie, nous pensions qu’à Bahreïn, une victoire était à portée, mais elle est partie en fumée en raison de problèmes de fiabilité. »

« Et au Canada, Sebastian a gagné mais a été ensuite pénalisé. Ce sont des exemples qui montrent combien cette première moitié de saison fut rude. »

Cependant, à compter de la Belgique, Ferrari a enchaîné trois victoires et sept poles…

« Ensuite sont arrivées les victoires de Spa, Monza et Singapour, qui ont en partie compensé ces déceptions initiales. Même si ce ne fut pas suffisant pour nous pour remporter le championnat, dans notre esprit, je crois que ce furent des moments vraiment spéciaux, pour les fans et pour nous, qui ont nourri la légende du Cheval Cabré. »

En interne, Mattia Binotto a eu à gérer également l’évolution de la hiérarchie entre Sebastian Vettel et Charles Leclerc. Alors que le premier était clairement désigné en début d’année comme le pilote numéro 1, la situation a dégénéré jusqu’au psychodrame à Interlagos, avec un accrochage fratricide…

« Je suis vraiment heureux de la progression de l’esprit d’équipe chez Ferrari » a pourtant voulu assurer, contre vents et marées, Mattia Binotto.

« Nous sommes très unis, soudés – y compris les pilotes, en dépit de ce que les gens insinuent. Un exemple ? Le mardi suivant l’incident au Grand Prix du Brésil, mon téléphone a sonné et j’ai vu les noms de Seb et de Charles s’afficher, ensemble. Ils avaient parlé entre eux, avaient éclairci les choses, et ils m’ont appelé ensemble pour un appel à trois. Ce n’était pas un simple geste ; cela a montré à quel point notre esprit d’unité, dans l’équipe, était impressionnant. Et de toute façon, au sujet du Brésil, c’est mieux qu’un tel épisode arrive à ce moment, cela nous aidera à mieux nous comprendre pour 2020. »

Mattia Binotto a donc finalement bien apprécié les relations entre Sebastian Vettel et Charles Leclerc… Au contraire, il n’a pas aimé la « politique » inhérente à la F1. Entre les lignes, Mattia Binotto évoque ainsi les suspicions de tricherie portées notamment par Max Verstappen.

« Je n’ai pas aimé le fait qu’en F1, le défi ne soit pas juste technique et sportif, mais aussi politique. Nous devons rester sur nos gardes, car nous savons qu’il ne suffit pas d’avoir une voiture compétitive et des pilotes formidables. Je ne m’attendais pas à ce que cet aspect demande autant d’efforts… »

En 2020, la stabilité du règlement condamne-t-elle, une fois de plus, à voir Ferrari assister à la domination de Mercedes ?

« Je crois que le niveau de la concurrence n’a jamais a été aussi élevé. Nous avons tous les fondamentaux requis pour bien performer, mais rien n’est acquis, parce que nos adversaires sont ce qu’ils sont : comme nous, ils se renforcent pour progresser. »

« A notre avantage, il y a le soutien exceptionnel des tifosi, la puissance de cette légende, et nous voulons tous continuer à la nourrir, quel qu’en soit le prix. »

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