Mekies : l’avenir de Verstappen dépendra surtout de la performance de Red Bull
L’équipe est confiante de le conserver malgré ses critiques
L’avenir de Max Verstappen chez Red Bull Racing fait de nouveau parler, mais du côté de Milton Keynes, le message se veut rassurant. Le directeur d’écurie Laurent Mekies a affirmé que le quadruple champion du monde devrait rester en 2027 à condition de disposer d’une monoplace suffisamment compétitive.
Les doutes de Verstappen ont émergé au grand jour lors du week-end du Grand Prix du Japon. Frustré par le comportement des monoplaces répondant à la réglementation 2026, le Néerlandais n’a pas caché son manque de plaisir au volant, évoquant même la nécessité de changements importants à l’horizon 2027.
À Suzuka, il a de nouveau exprimé ses réserves, allant jusqu’à s’interroger sur son engagement à long terme en Formule 1 si le plaisir de pilotage venait à disparaître, notamment au regard de sa vie personnelle.
Malgré ce contexte, Mekies a tenu à relativiser toute idée de départ prématuré. Selon lui, la clé reste avant tout la performance de la voiture, rejoignant ainsi l’avis de Toto Wolff, le directeur de Mercedes F1.
"Il faut venir à Milton Keynes pour voir, comme on dit, le feu derrière chaque porte, et vous comprendrez vite pourquoi je souris," a-t-il expliqué dans le podcast Beyond the Grid.
"Parce que nous ne pensons pas au marché des pilotes pour 2027, nous pensons à avoir une voiture rapide. Et si nous avons une voiture rapide, il n’y a pas de discussion sur ce que Max fera l’année prochaine. C’est donc là-dessus que nous nous concentrons."
Sous contrat jusqu’à fin 2028, Verstappen disposerait néanmoins d’une clause liée à la performance lui permettant d’explorer d’autres options s’il ne se trouve pas suffisamment bien classé au championnat en cours de saison.
Au cœur des critiques du pilote néerlandais : la philosophie même des F1, caractérisées par un équilibre 50-50 entre moteur thermique et puissance électrique. Ce concept impose aux pilotes de gérer davantage leur énergie, avec des phases de lift and coast et des pertes de performance en ligne droite lorsque la batterie se recharge alors que l’accélérateur est à fond – un phénomène appelé super-clipping.
Face à ces inquiétudes, des discussions sont prévues courant avril pour ajuster certains aspects du règlement. Mekies se montre confiant quant à la capacité de la discipline à corriger le tir... et donc garder Verstappen.
"J’ai pleinement confiance dans le fait que, en tant que sport, nous avons les outils pour ajuster le règlement afin de revenir à des qualifications plus proches du plein régime, tout en conservant les aspects positifs que nous avons observés lors des premières courses."
"Si nous y parvenons, je suis convaincu que Max continuera à voir ce que nous voyons tous : les 22 meilleurs pilotes du monde, la voiture la plus rapide de la planète et l’environnement le plus compétitif. Et au fond, c’est un compétiteur."
Mekies insiste d’ailleurs sur le fait que les discussions actuelles avec son pilote sont loin de toute idée de retraite.
"Nous ne parlons pas de retraite avec Max actuellement. Nous menons une analyse approfondie pour aller plus vite avec notre voiture, et il est passionné par ce sport. Il veut contribuer à son évolution et s’assurer qu’il aille dans la bonne direction."
"C’est pour cela qu’il est vocal sur les ajustements qu’il estime nécessaires. Encore une fois, en tant que pilote, il veut pouvoir être à fond en qualifications et avoir de bonnes courses. Et nous ne parlons pas de retraite."
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