Les discussions sur 2021 font grimper les tensions à Montréal
Des divergences assez profondes encore
Dans le paddock de Montréal, le malaise est assez profond concernant les règles de 2021.
Comme nous vous le rapportions, Jean Todt le président de la FIA est personnellement présent, tout comme Liberty Media, afin de mener les dernières négociations. Et le but serait de reporter l’annonce à octobre grâce à une lettre qui doit être signée à l’unanimité.
Renault a déjà fait part de ses réserves concernant les règles techniques mais aussi concernant le budget plafonné.
175 millions de dollars avec de nombreuses exclusions tels que les salaires des pilotes et des trois plus hauts dirigeants, le marketing, le moteur, les déplacements, etc... ce n’est pas assez ambitieux.
"Ajoutez tout ça et nous arrivons de nouveau aux 250 millions," estime Cyril Abiteboul.
Toto Wolff chez Mercedes n’est évidemment pas d’accord. Le budget est presque divisé par deux pour lui.
"Mais nous n’allons pas licencier. Nous pouvons utiliser certains de nos ingénieurs pour des projets externes. Nous louons déjà notre soufflerie à des clients," explique le directeur de Mercedes F1.
Par contre il y a peu de soutiens pour la règle qui instaure le parc fermé du vendredi au dimanche.
"Ne pas pouvoir trop changer de réglages et de pièces sur la voiture, ça va trop loin. Cela ne créera pas plus de situation imprévisible. Au contraire, les équipes vont se préparer pour rendre les voitures encore plus fiables et prévisibles pour les pilotes," ajoute Wolff.
Liberty Media a senti le vent de la fronde au Canada sur certains points techniques.
"Oui, il y a beaucoup de résistance," admet Ross Brawn. "Mais nous avons laissé les équipes participer au concept de ces règles pour 2021. Alors nous ne comprenons pas pourquoi elles n’ont pas tiré la sonnette d’alarme plus tôt."
Un ingénieur de Red Bull confirme que "peu à peu, ce sont des F1 standardisées, avec peu de libertés, qui vont arriver par la porte de derrière. Elles seront vraiment les mêmes et c’est juste la couleur qui les différenciera."
Un avis partagé par Mattia Binotto chez Ferrari : "Nous ne pouvons pas nous différencier assez des autres dans le cadre de ces règles. C’est pourquoi nous voulons un délai pour finaliser le tout d’ici octobre. La situation s’est un peu calmée ici."
La situation agace aussi chez les pilotes. Comme en témoigne Max Verstappen.
"Depuis des mois on ne parle que de ça dans le paddock et dans les motorhomes. C’est usant. On ne parle même plus de ce qui se passe sur une course mais de 2021. 2021 ici, 2021 là. Il y a trop de politique en F1."
"Ce qu’il faut ? Une seule personne à la FIA ou la FOM qui dit : voilà les règles, elles sont là pour 10 ans. La meilleure preuve ? Si on avait pas changé les règles de l’aileron avant cette année, nous serions tous très, très proches et plusieurs à nous battre pour la victoire."
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