Leclerc poursuivi dans Bakou, les pilotes agacés par les selfies avec les commissaires

Des dérives dénoncées en dehors des circuits mais aussi à l’intérieur !

Leclerc poursuivi dans Bakou, les pilotes agacés par les selfies avec les commissaires
Auteur : Franck Drui
26 septembre 2026 - 10:07

La question de la tranquillité des pilotes de Formule 1 s’est invitée dans le paddock de Bakou après deux situations bien différentes. Charles Leclerc aurait été contraint de s’éloigner précipitamment d’un important groupe de supporters qui l’attendait à la sortie d’un restaurant, certains continuant même à le suivre, tandis qu’un autre phénomène provoquerait une irritation croissante chez plusieurs pilotes : les demandes de selfies formulées par des commissaires immédiatement après un accident ou un abandon.

Leclerc s’est retrouvé entouré par de nombreux supporters alors qu’il quittait un restaurant à Bakou. Le pilote Ferrari était pourtant accompagné de deux agents de sécurité, mais leur présence n’aurait pas suffi à maintenir une distance confortable avec la foule.

Les supporters se seraient progressivement rapprochés alors que le Monégasque cherchait à quitter les lieux. Certains auraient même continué à le poursuivre après qu’il se soit éloigné du groupe initial. Alexandra Saint Mleux, l’épouse de Leclerc, enceinte de leur premier enfant, était également présente au moment de l’incident.

Le pilote Ferrari a alors marché devant elle, attirant ainsi davantage l’attention des supporters vers lui pendant qu’ils tentaient de quitter les lieux. Des images de la scène ont circulé et sont parvenues jusqu’à la FIA.

"La FIA, l’instance dirigeante du sport automobile, a désormais pris connaissance de la vidéo et va étudier les choses."

La marge d’intervention de la Fédération reste toutefois limitée dans ce cas précis. La scène s’étant produite en dehors de l’enceinte du circuit, la FIA n’est pas directement responsable de la sécurité personnelle des pilotes. Cette responsabilité revient aux équipes lorsqu’il s’agit de déplacements et d’activités organisés en dehors du circuit.

L’épisode impliquant Leclerc intervient cependant au moment où un autre sujet lié à la proximité entre les pilotes et les personnes présentes autour d’eux suscite des discussions.

Des selfies demandés juste après des accidents

Plusieurs pilotes ont exprimé leur agacement face à une pratique observée chez certains commissaires de piste. Ces derniers demanderaient parfois des selfies aux pilotes immédiatement après un accident, un abandon ou une panne mécanique.

Le problème ne réside pas nécessairement dans la demande de photographie elle-même, mais surtout dans le moment choisi. Après un accident ou un problème technique mettant prématurément fin à leur séance ou à leur course, les pilotes peuvent encore être sous le coup de l’adrénaline, de la frustration ou de la déception.

Certains auraient ainsi fait part de leur mécontentement aux organisateurs des Grands Prix après avoir été sollicités à plusieurs reprises alors qu’ils se trouvaient encore dans un état émotionnel particulièrement intense.

Face à ces retours, les commissaires ont reçu un rappel lors de leurs briefings. Il leur a été demandé de conserver une attitude professionnelle et d’éviter de profiter de ces situations pour prendre des photographies souvenirs avec les pilotes.

Bearman sollicité après sa panne de moteur à Bakou

Mais la question s’est de nouveau posée pendant le week-end du Grand Prix d’Azerbaïdjan. Oliver Bearman a été victime d’un incident moteur pendant les essais et s’est ensuite retrouvé entouré de plusieurs commissaires.

Certains d’entre eux lui auraient demandé de poser pour des photographies. Malgré le contexte et la déception liée à son incident, le pilote Haas a accepté. Il a posé avec les commissaires et souri devant les appareils.

Son attitude n’empêche cependant pas la situation d’illustrer précisément le problème évoqué par plusieurs pilotes.

"Le moment suivant immédiatement un incident n’est pas nécessairement considéré comme approprié pour demander une photographie," confie Bearman.

"Les commissaires occupent une fonction essentielle en matière de sécurité et d’organisation d’un Grand Prix, notamment lorsqu’ils interviennent auprès de nous, quand nous venons de subir un incident en piste. Pour cela nous estimons beaucoup leur travail. Mais ils doivent aussi comprendre que ce n’est pas judicieux de nous solliciter à ce moment."

Pour l’instant, la FIA adopterait néanmoins une position relativement détendue sur la question.

Malgré les discussions et les plaintes qui auraient été formulées auprès de certains organisateurs, aucun pilote ni aucune équipe présents à Bakou n’aurait officiellement saisi directement la Fédération au sujet des demandes de selfies.

La situation n’a donc pas débouché sur une intervention formelle de l’instance dirigeante. Le rappel effectué auprès des commissaires vise davantage à prévenir les situations inconfortables qu’à sanctionner des comportements déjà observés.


Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.

S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.

Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !

Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".


Partage

xpb_1439206_hires.jpg