La Virtual Safety Car en F1 est-elle injuste ? Les pilotes en total désaccord !

Cela fait partie du jeu pour Leclerc et Albon, il faut la changer pour Sainz

La Virtual Safety Car en F1 est-elle injuste ? Les pilotes en total désaccord !
Auteur : Franck Drui
24 septembre 2026 - 08:17

La Virtual Safety Car a joué un rôle important dans le résultat du récent Grand Prix de Madrid, relançant une question récurrente en Formule 1 : faut-il modifier les règles afin d’empêcher certains pilotes de gagner ou de perdre beaucoup de temps en fonction du moment où une neutralisation intervient ? Charles Leclerc et Alex Albon ne semblent pas convaincus de la nécessité d’une réforme. Tous deux considèrent cette part d’incertitude comme un élément inhérent à la course, même lorsqu’elle joue en leur défaveur. D’un autre côté, Carlos Sainz la trouve "injuste" et il faut agir selon lui !

Le déploiement de la Virtual Safety Car à Madrid a eu des conséquences significatives sur le déroulement de l’épreuve et sur son résultat final, Lando Norris perdant la victoire au profit de Kimi Antonelli. Comme lors d’une intervention de la voiture de sécurité traditionnelle, le moment auquel intervient une neutralisation peut en effet modifier l’intérêt d’un arrêt aux stands et créer des gagnants et des perdants.

La situation a donc relancé le débat sur la possibilité d’adapter le règlement pour réduire cette influence extérieure sur les résultats.

Interrogé à ce sujet à Bakou, Leclerc reconnaît ne pas avoir consacré beaucoup de temps à la recherche d’une éventuelle solution. Le pilote Ferrari souligne surtout la difficulté de concevoir une règle capable de résoudre un problème sans en créer de nouveaux dans d’autres circonstances.

"Si je suis honnête, je n’y ai pas énormément réfléchi. Oui, je ne sais pas. Je veux dire, ce genre de choses peut jouer en votre faveur ou complètement ruiner votre course. Et nous pourrions réfléchir à des solutions, mais ces solutions créeraient ensuite d’autres problèmes dans certains scénarios particuliers. Donc, je pense que... je ne sais pas, je ne suis pas particulièrement mécontent de la situation actuelle."

"Ensuite, évidemment, pour moi, le timing n’était pas idéal, mais parfois je serai du bon côté des choses et parfois ce ne sera pas le cas, et cela fait un peu partie du jeu. Mais bien sûr, je reste ouvert aux suggestions et, si la FIA et les pilotes trouvent une solution permettant de supprimer toute cette imprévisibilité dans tous les scénarios, alors ce serait formidable. Mais pour être honnête, je n’ai pas vraiment réfléchi à un changement."

Alex Albon adopte une position pratiquement identique. Le pilote Williams rappelle que les neutralisations ont, à un moment ou à un autre, avantagé presque tous les pilotes du plateau, avant de leur coûter parfois un résultat lors d’une autre épreuve.

Selon lui, l’ampleur prise par le débat après Madrid tient également au fait que Lando Norris occupait la tête de la course lorsque la situation s’est produite, donnant nécessairement davantage de visibilité à ses conséquences.

"Honnêtement, je pense la même chose que Charles. Je n’y ai pas beaucoup réfléchi non plus, pour être tout à fait honnête avec vous. Je pense que nous avons tous bénéficié de Virtual Safety Cars à certains moments de nos carrières en F1 et, de la même manière, nous avons également été perdants à d’autres occasions. Je pense que cette fois, il se trouve simplement que Lando était évidemment en train de gagner la course, donc cela attire beaucoup l’attention sur le sujet. Mais j’aime plutôt la manière dont cela fonctionne actuellement. Je pense qu’au bout du compte, cela fait simplement partie de la course."

Directeur du GPDA, Carlos Sainz a lui suggéré des modifications au régime actuel de voiture de sécurité virtuelle en Formule 1, qualifiant le système actuel d’un peu injuste.

"Que ce soit en tant que membre de la GPDA ou à titre personnel, je trouve les VSC assez injustes," a déclaré Sainz.

"Si la VSC survient au moment idéal pour que le deuxième s’arrête et bénéficie d’un arrêt 10 secondes plus rapide, alors que le leader est plus loin sur la piste et ne profite pas de la VSC, je pense que le leader devrait avoir une chance équivalente de s’arrêter."

"La voiture de sécurité classique est un cas différent, mais pour les VSC, en l’état actuel des choses, je trouve honnêtement injuste de réaliser une course parfaite, départ parfait, gestion des pneus parfaite, et de voir un drapeau jaune au mauvais moment offrir la victoire à un autre pilote."

"Si cela m’arrivait... cela ne m’est jamais arrivé, mais si c’était le cas... je détesterais cette règle. Je détesterais la VSC et je penserais qu’elle devrait au moins être appliquée dans une optique d’équité sportive."

Lorsqu’on lui a demandé s’il suggérerait de prolonger la durée de la VSC, Sainz a convenu qu’une telle mesure serait préférable pour éviter de trop altérer le résultat de la course.

"Ce genre de chose, oui. Ou fermer la voie des stands sauf crevaison ou autre problème manifeste. Ou, je ne sais pas, quelque chose qui ne modifie pas radicalement l’issue de la course, comme c’est parfois le cas."


Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.

S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.

Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !

Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".


Partage

xpb_1437540_hires.jpg