Hadjar n’ose pas encore attaquer à 100% par crainte pour son poignet

Il reconnaît ne pas être encore revenu à son meilleur niveau

Hadjar n’ose pas encore attaquer à 100% par crainte pour son poignet
Auteur : Franck Drui
26 septembre 2026 - 09:43

Isack Hadjar aurait pu prendre davantage de risques pendant les qualifications du Grand Prix d’Azerbaïdjan, mais le Français s’y est volontairement refusé. De retour après trois Grands Prix d’absence en raison de sa blessure au poignet, le pilote Red Bull a préféré conserver une marge de sécurité sur le difficile circuit urbain de Bakou afin de ne pas compromettre sa récupération. Une prudence qui ne l’a pourtant pas empêché de décrocher une remarquable quatrième place sur la grille, devant Max Verstappen, victime de problèmes techniques.

Hadjar avait prévenu avant même de reprendre le volant qu’il se sentait suffisamment rétabli pour piloter, sans pour autant considérer sa récupération comme totalement achevée.

Après deux mois loin de la compétition, revenir directement sur un circuit urbain comme Bakou représentait un défi supplémentaire. Les murs sont omniprésents et la moindre erreur peut avoir des conséquences immédiates. Dans le cas de Hadjar, une sortie de piste pouvait également avoir des répercussions physiques beaucoup plus importantes qu’à l’accoutumée.

Le Français s’est donc imposé une règle avant même le début du week-end : ne pas dépasser une certaine limite. Hadjar explique avoir consciemment accepté de laisser une partie de sa performance inexploitéе.

"Je me suis fait une promesse lorsque je suis revenu. Je me suis dit que, ce week-end, je ne pouvais pas me permettre de commettre une erreur."

"Je revenais à Bakou, c’est un circuit délicat pour reprendre après deux mois d’absence. En plus, je sais que si je termine dans le mur, il y a un risque que je me blesse à nouveau au poignet, donc oui, j’ai joué la sécurité."

"J’y suis allé tranquillement et cela a payé."

Cette quatrième place pourrait laisser penser que Hadjar a immédiatement retrouvé son meilleur niveau. Le Français ne partage pourtant pas cette analyse.

Hadjar a certes devancé Verstappen en qualifications, mais il refuse d’interpréter le classement comme une indication de la hiérarchie réelle entre les deux pilotes Red Bull.

"J’ai le sentiment que Max m’a vraiment écrasé tout le week-end."

"Je sais qu’il a rencontré des problèmes avec sa voiture pendant les qualifications. Donc oui, retenons le positif : en Q3, j’ai réussi à élever mon niveau, mais je pense qu’il me manque encore un petit quelque chose."

"J’ai le sentiment qu’il attaque davantage que moi et j’ai besoin de plus de temps pour revenir à 100%."

Le Français va même plus loin. Selon lui, s’il avait pu participer aux trois courses précédant Bakou, il aurait probablement disposé de suffisamment de rythme et de confiance pour décrocher une place sur la première ligne.

"Si j’avais disputé les trois dernières courses, je serais probablement deuxième sur la grille. J’ai simplement le sentiment que c’est un circuit difficile pour effectuer son retour après deux mois d’absence."

Et si le poignet reste naturellement au centre de l’attention après son retour, les nouvelles sont plutôt rassurantes. Le pilote Red Bull assure que son poignet supporte correctement les contraintes imposées par la monoplace.

"Ça va bien, même très bien. Je n’ai pas trouvé la limite dans mon pilotage qui ferait revenir la douleur. Et je ne veux pas la connaître."

Hadjar, qui fêtera ses 22 ans lundi, avait préparé son retour avec une séance particulièrement intensive dans le simulateur de Red Bull.

Il a effectué environ 100 tours lundi afin de vérifier sa capacité à supporter les contraintes proches de celles rencontrées dans le cockpit.

La douleur n’avait pas totalement disparu, mais le test s’était révélé suffisamment concluant.

"Même si ça faisait un peu mal, j’ai tenu."

Cette séance avait permis à Red Bull de valider définitivement son retour après trois Grands Prix d’absence.

Le véritable test restait toutefois le circuit de Bakou, avec ses freinages violents, ses murs très proches et les corrections constantes imposées par un tracé urbain à faible adhérence.

Pour la course, son objectif est beaucoup plus simple.

Hadjar ne prévoit pas nécessairement de conserver la même prudence pendant toute l’épreuve. Sa priorité sera d’abord de maintenir sa place au départ afin de rester au contact du groupe de tête.

"Si je parviens à ressortir du départ en quatrième position, je suis confiant dans le fait de pouvoir ensuite me battre avec ceux qui sont devant."


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