Le remplaçant d’Oakes chez Alpine F1 ’ne peut pas être un ingénieur’
Smedley pense que l’équipe ne peut pas suivre la "tendance"
Après la démission d’Oliver Oakes, septième team principal à quitter Alpine F1 en cinq ans, qui l’équipe d’Enstone doit-elle recruter à sa place ? C’est la question que s’est posée Rob Smedley, ancien responsable d’ingénierie de course en Formule 1 chez Williams et Ferrari, qui estime que la clé est surtout le lien qu’aura cette personne avec Flavio Briatore.
"Si vous n’avez pas cette relation très forte et que vous n’êtes pas capable de construire cette relation et de travailler ensemble et qu’il n’y a pas de compromis entre les deux parties - ce qui doit être le cas - alors cela ne fonctionnera pas" a expliqué Smedley sur le podcast F1 Nation.
"Si vous avez deux alphas qui font exactement la même chose, cela ne fonctionnera tout simplement pas. La durée de vie sera courte et tout échouera, ce qui aggravera la situation de l’équipe. Je pense donc que c’est la clé, quelqu’un qui est prêt à travailler de la manière dont Flavio façonne l’équipe."
"Flavio est le PDG de facto de l’équipe, alors comment trouver quelqu’un d’autre comme Ollie qui a été capable d’avoir toute cette expérience, pas en Formule 1 pour commencer, mais il l’a fait dans d’autres domaines du sport."
"Comment en trouver un autre qui ait l’expérience de la F1, qui ait le sens des affaires, qui sache ce qu’il faut faire pour redresser l’équipe, mais qui puisse aussi travailler avec Flavio ? Ce n’est pas facile."
A l’image d’Andrea Stella chez McLaren, Mattia Binotto chez Sauber ou James Vowles chez Williams, on voit des ingénieurs prendre les rênes des équipes ces dernières années. C’est aussi le cas chez Haas avec Ayao Komatsu, chez Racing Bulls avec Laurent Mekies et chez Aston Martin avec Andy Cowell.
Selon Smedley, ça ne peut pas être le cas chez Alpine, car Oakes avait un poste nettement différent, notamment via ses liens avec Briatore, mais aussi avec les partenaires de l’équipe : "La tendance actuelle est de prendre des ingénieurs très expérimentés et d’en faire des directeurs d’équipe."
"Cela dépend beaucoup de l’équipe, car chaque équipe a une version différente du directeur d’équipe. Il y a donc une version Toto Wolff du directeur d’équipe, qui est un PDG, un actionnaire, qui dirige tout, qui arbitre toutes les décisions, qui a une vision à long terme de toute la stratégie et qui traite avec le conseil d’administration."
"Ensuite, il y a d’autres versions du directeur d’équipe. Il y a quelqu’un comme un ingénieur en chef des opérations ou quelque chose comme ça, qui se concentre sur l’équipe de course. Le travail d’Ollie était très différent, il se situait entre les deux."
"Il ne peut donc pas s’agir uniquement d’un ingénieur. Il faut que ce soit quelqu’un qui ait le sens des affaires et de la politique dans le domaine de la F1. Que ce soit quelqu’un qui l’a déjà fait ou quelqu’un qui n’a jamais été directeur d’équipe, mais qui possède toutes ces valeurs et ces attributs."
"Ils auront probablement une liste de personnes avec lesquelles ils discutent et veulent discuter, et tout dépend s’ils peuvent trouver la bonne personne - des deux côtés de la barrière, la personne avec laquelle ils discutent et de leur propre point de vue."
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