Lawson retrouve Red Bull et une RB22 ’très différente à piloter’
Il n’a appris qu’hier qu’il serait à nouveau à la place d’Hadjar à Monza
Liam Lawson va retrouver le baquet d’une Red Bull Racing à Monza, profitant une nouvelle fois de l’absence d’Isack Hadjar, actuellement en récupération. Le Néo-Zélandais avait déjà été appelé en renfort à Zandvoort, dans un contexte particulièrement exigeant avec le format Sprint. Cette fois, il disposera de trois séances d’Essais Libres pour s’adapter à la RB22, avec un objectif simple : tirer le maximum d’une nouvelle occasion de se mesurer au plus haut niveau.
L’absence de Hadjar, qui poursuit sa récupération, permet ainsi à Lawson de connaître une nouvelle opportunité avec l’écurie de Milton Keynes. Le pilote Racing Bulls sait toutefois que son retour intervient dans des circonstances particulières, puisqu’il n’a appris que mercredi qu’il participerait au Grand Prix d’Italie.
Interrogé sur son état d’esprit avant ce week-end, Lawson a adopté une approche pragmatique.
"J’essaie simplement d’en tirer le meilleur parti. Encore une fois, je pense que c’est évidemment une situation intéressante pour moi."
"Zandvoort était... je veux dire, le fait que ce soit un week-end Sprint est évidemment parfois assez stressant, mais dans l’ensemble, c’était un bon week-end."
Lawson estime toutefois que l’expérience acquise aux Pays-Bas devrait lui permettre d’aborder Monza avec davantage de sérénité. Le programme sera en effet beaucoup plus classique, avec trois séances d’Essais Libres avant les qualifications.
"Au moins maintenant, j’ai vécu cela, donc ça devrait être un peu plus facile de m’adapter. Nous avons trois séances d’essais ici. C’est un week-end beaucoup plus normal. Donc oui, c’est une nouvelle bonne opportunité."
Si Lawson savait qu’une nouvelle occasion pouvait se présenter, il a dû patienter jusqu’au milieu de la semaine avant d’obtenir la confirmation de sa participation au Grand Prix d’Italie.
"C’était hier mercredi la nouvelle pour moi, comme pour vous. Donc, pendant la semaine dernière et le début de semaine, il fallait en quelque sorte juste attendre de voir ce qu’il en serait pour Isack."
"Évidemment, l’équipe doit donner à Isack les meilleures chances pour sa récupération. Mais oui, je savais évidemment au fond de moi qu’il y avait toujours une possibilité."
"Évidemment, avec la nouvelle seulement mercredi, cela semblait assez tard, mais nous avons eu suffisamment de temps pour faire tout de même une séance sur le simulateur et une préparation normale pour le week-end."
Cette préparation avait cependant une particularité : Lawson devait jusqu’alors entretenir les deux options, puisqu’il ne savait pas laquelle des deux monoplaces il allait finalement piloter.
Depuis Zandvoort, le Néo-Zélandais a donc continué à travailler avec les ingénieurs des deux structures. Une situation loin d’être idéale pour préparer précisément un week-end de Grand Prix, mais nécessaire tant que son programme restait incertain.
"Honnêtement, j’ai travaillé avec les deux équipes, simplement pour essayer de rester prêt pour les deux."
Cette polyvalence représente toutefois un véritable défi pour un pilote, car les deux monoplaces ne se comportent pas de la même manière.
"Oui, elles sont très différentes à piloter, donc ce n’est pas la chose la plus facile de passer de l’une à l’autre, même simplement dans le simulateur."
"Oui, honnêtement, c’est le plus gros défi. Mais c’est agréable d’avoir enfin une réponse, depuis mercredi, de savoir que je peux en gros mettre toute ma concentration sur cette voiture."
Cette différence entre les deux monoplaces ne se limite pas à quelques détails de réglages. Lawson explique que le comportement de la Red Bull est profondément différent de celui de sa voiture habituelle chez Racing Bulls.
"Partout. À part l’unité de puissance, évidemment, elles sont très différentes à piloter."
Le pilote de 23 ans identifie notamment une caractéristique qui l’a particulièrement marqué en prenant le volant de la Red Bull : son niveau d’adhérence dans les courbes rapides.
"Je veux dire, la principale chose, évidemment, avec la Red Bull, c’est probablement l’adhérence à haute vitesse, qui est la plus impressionnante quand on vient de ma voiture."
"Mais la manière dont elle se pilote, l’équilibre de la voiture est très, très différent."
Le Néo-Zélandais reste volontairement discret sur les détails techniques de cette comparaison, mais insiste sur l’ampleur du changement lorsqu’il passe d’une monoplace à l’autre.
"Sans trop en dire, c’est une voiture très différente à piloter. Honnêtement, les sensations que j’ai dans le volant, tout, la manière dont elle se comporte, la manière dont elle bouge, c’est très différent."
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