Hadjar : pas de chirurgie mais encore des douleurs à attendre pour son poignet
Il est "suffisamment en état pour piloter" mais...
Isack Hadjar s’apprête à retrouver le volant de la Red Bull RB22 ce week-end à Bakou après avoir manqué les trois derniers Grands Prix en raison d’une blessure au poignet. Prolongé ce matin par Red Bull Racing pour la saison 2027, le Français a donné davantage de précisions à Bakou sur cette fracture qui l’a tenu éloigné des circuits. S’il reconnaît ressentir encore des douleurs et ne s’attend pas à les voir disparaître immédiatement, les examens et un passage concluant dans le simulateur lui ont confirmé que son poignet était désormais suffisamment solide pour supporter les contraintes d’une Formule 1.
L’absence d’Hadjar lors des trois dernières épreuves avait conduit Red Bull à rappeler Liam Lawson pour prendre temporairement possession de sa RB22. Le Français peut désormais effectuer son retour à l’occasion du Grand Prix d’Azerbaïdjan, avec un nouveau contrat en poche et sur un circuit urbain de Bakou qui ne représente toutefois pas le terrain le plus évident pour reprendre ses marques.
Hadjar n’a en effet plus piloté sa monoplace depuis le Grand Prix de Hongrie, ce qui ajoutera une difficulté supplémentaire à un week-end déjà exigeant.
"C’est évidemment agréable de revenir dans ces conditions. J’ai vraiment hâte de piloter à nouveau, la dernière fois que j’ai touché un volant, c’était à Budapest."
Le Français ne se fait d’ailleurs aucune illusion concernant le défi qui l’attend. Mais à ses yeux, le principal est désormais acquis : son poignet est suffisamment remis pour lui permettre de reprendre la compétition.
"C’est un circuit difficile pour effectuer son retour, mais mon poignet est suffisamment en état pour piloter, et c’est tout ce dont j’ai besoin. Je suis ici pour montrer ce que je peux faire en piste. La voiture est compétitive et je veux simplement être dans le coup, me battre avec les gars devant, c’est tout."
Interrogé plus précisément sur la nature de sa blessure, Hadjar a révélé avoir souffert d’une petite fracture située sur la partie extérieure du poignet. Une blessure qui n’a pas nécessité d’intervention chirurgicale mais dont la guérison demande du temps.
"J’ai eu une petite fracture sur l’extérieur du poignet et c’est simplement un processus assez long. Je n’ai pas eu besoin d’être opéré, donc tout se fait naturellement et cela prend du temps. Ça va encore être douloureux pendant un moment, mais cela fera bientôt six semaines et on me dit que c’est désormais suffisamment solide pour résister aux contraintes. J’ai effectué un test dans le simulateur. Cela s’est bien passé. L’environnement est similaire à celui du cockpit. En réalité, c’est même quasiment identique."
Ce passage dans le simulateur constituait une étape importante avant d’autoriser son retour au volant. Les efforts nécessaires pour manier la voiture virtuelle ayant été supportés sans difficulté majeure, Hadjar estime que l’adrénaline de la compétition devrait également l’aider une fois installé dans sa RB22.
"Oui, si tout va bien dans le simulateur, avec l’adrénaline une fois en piste et tout ce qui va avec, je pense que ça devrait aller. Les séances d’entraînement n’ont pas été très amusantes, parce que je n’ai pratiquement rien fait avec le membre gauche. C’était donc un peu ennuyeux."
Hadjar a reconnu qu’il trouvait la vie loin de la F1 ennuyeuse lorsqu’il était contraint de regarder les choses depuis le garage.
"La compétition manque, tout simplement. La pression et la bagarre en piste. Quand on prend du recul et qu’on réalise que la vie est un peu terne et monotone, on n’a qu’une envie : revenir. Ces dernières semaines ont été frustrantes. Alors, ça fait du bien de retrouver la bagarre."
Pas d’interdiction après sa blessure à la boxe
La blessure du Français ne s’est cependant pas produite au volant d’une monoplace mais lors d’une séance de boxe. De quoi soulever une question à son retour dans le paddock : Red Bull lui a-t-elle désormais interdit de frapper dans un sac de frappe afin d’éviter qu’un tel incident se reproduise ?
Hadjar assure que son équipe n’a instauré aucune nouvelle règle particulière à la suite de cet accident, même s’il compte lui-même prendre davantage de précautions à l’avenir.
"La prochaine fois, je serai plus prudent, peut-être que je me mettrai des bandes, mais il n’y a aucune nouvelle restriction. Je n’ai pas cinq ans."
La question des activités potentiellement dangereuses pratiquées par les pilotes de Formule 1 a également été posée à Charles Leclerc, également présent en conférence de presse (photo ci-dessous). Le pilote Ferrari reconnaît que certaines restrictions existent dans son contrat, même s’il conserve une certaine marge de manœuvre.
"J’ai des restrictions, mais pas énormément, et si je demande gentiment, ils me laissent souvent faire. Le parachutisme en fait partie. La seule fois où j’en ai fait, ils n’étaient pas très contents, donc je n’en fais plus. Le ski… le ski n’est pas le sport le plus sûr. J’en fais, mais plus on se rapproche du début de la saison, moins je pratique de sports à risque."
A leurs côtés, Alex Albon connaît lui aussi certaines limitations concernant ses activités en dehors des circuits. Le pilote Williams cite une des pratiques qui lui sont interdites.
"Pour nous, nous sommes un peu surveillés. Le saut à l’élastique en fait partie, même si je ne suis de toute façon pas vraiment amateur de saut à l’élastique."
Albon a ajouté que "le ski figurait également sur ma liste d’activités interdites", avant d’estimer que "Red Bull est probablement, compte tenu de la philosophie générale de la marque, l’équipe la moins susceptible du plateau d’interdire à ses pilotes la pratique de sports considérés comme risqués."
Et ce nouveau contrat Red Bull alors ? Il n’en connait presque rien !
Isack Hadjar a créé la surprise en affirmant ignorer la durée de son nouveau contrat avec Red Bull, ajoutant que ce détail lui importait peu.
Le Français a prolongé son engagement avec l’écurie basée à Milton Keynes pour la saison 2027. L’annonce a été faite ce matin lors de la journée presse du Grand Prix d’Azerbaïdjan. Interrogé sur le timing de cette décision, Hadjar a laissé entrevoir la confiance qu’il avait quant à la conclusion rapide d’un accord.
"C’est bien. C’est agréable, mais c’est naturel. Je ne suis pas là pour espérer. Je suis là pour montrer ce que je peux faire en piste, et naturellement, le reste suit. C’est donc normal, en quelque sorte."
Cependant, il a volontairement pris du recul par rapport aux discussions avec l’équipe et n’a pas participé aux négociations, au point d’affirmer qu’il ignore les détails précis de ce nouveau contrat.
"Je n’en ai même pas parlé, j’ai laissé mes représentants s’en charger pour moi. Je fais le travail en piste, et c’est tout. C’était très simple."
Lorsqu’on l’a interrogé sur la durée de ce nouvel accord, Hadjar a livré une réponse inattendue : "En fait, je ne sais pas. Ça m’est égal."
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