Hill voit Aston Martin F1, Audi et Cadillac capables de surprendre en 2026

Ce sont les outsiders de la saison à venir selon le champion 1996

Auteur : Franck Drui
18 janvier 2026 - 17:06
Hill voit Aston Martin F1, Audi et Cadillac capables de surprendre en 2026

Damon Hill, champion du monde de Formule 1 en 1996, estime que la saison 2026 pourrait réserver de nombreuses surprises, au point de rebattre complètement les cartes de la hiérarchie. Selon le Britannique, les nouveaux venus Audi et Cadillac disposent d’une opportunité unique pour bousculer l’ordre établi dès leur arrivée sur la grille.

Les deux constructeurs feront leurs débuts en Formule 1 cette saison : Audi via la reprise de Sauber, tandis que Cadillac s’installera comme onzième équipe du plateau. Leur entrée coïncide avec l’introduction d’un vaste ensemble de nouvelles réglementations techniques, qui promettent de rendre le championnat plus imprévisible que jamais.

Face à ce nouveau règlement, chaque équipe a dû interpréter le texte à sa manière, nourrissant une part importante d’incertitude quant à celles qui auront réellement "craqué le code". Un contexte que Damon Hill juge particulièrement favorable aux nouveaux projets.

"C’est très excitant. Une toute nouvelle équipe avec Cadillac. Audi s’est en quelque sorte greffée à ce qui était Sauber, et ils ont progressivement pris le contrôle de cette structure."

"Cette structure est donc pratiquement opérationnelle, mais elle va être fortement enrichie par l’arrivée d’Audi, par leur influence, par l’arrivée d’un grand constructeur. On attend Audi depuis longtemps en Formule 1, et ils ont déjà fait rouler leur voiture à Barcelone sur quelques tours."

Même à distance, Hill dit avoir été impressionné.

"Ça sonnait vraiment bien, en fait. On n’avait pas le droit de s’approcher – on s’est uniquement appuyés sur quelques espions autour du circuit avec leurs téléphones portables."

Quant à Cadillac, le champion du monde voit là un projet encore plus intrigant. Pas question de conclure déjà que l’équipe souffrira en 2026, comme l’a prédit hier son compatriote Johnny Herbert (à lire ici).

"Cadillac, c’est très excitant, parce que c’est une toute nouvelle équipe. Et bien sûr, un constructeur américain. Vont-ils souffrir ? Probablement, mais je ne les vois pas aussi loin que Johnny le pense."

Parmi les équipes les plus observées en 2026 figure également Aston Martin, désormais dirigée par Adrian Newey. Le célèbre ingénieur britannique a dessiné la future AMR26, ce qui va immédiatement placer l’écurie de Silverstone sous le feu des projecteurs.

Sur les 22 victoires de Damon Hill en Grand Prix, 21 ont été obtenues avec des monoplaces conçues par Newey. Le Britannique sait donc mieux que quiconque l’impact que peut avoir l’ingénieur sur une équipe.

"Oui, il pourrait y avoir un changement de garde," reconnaît Hill. "On pourrait voir une surprise totale."

"Un peu comme quand Jenson Button a gagné avec Brawn en 2009. Ils ont surpris tout le monde parce qu’ils avaient parfaitement compris le règlement."

"Et le maître pour comprendre les règlements, c’est Adrian Newey, qui est parti chez Aston Martin."

"Il a laissé Red Bull et Max Verstappen derrière lui, et Christian Horner a quitté cette équipe de toute façon. Mais lui est parti chez Aston Martin."

"Cela fait maintenant environ 18 mois qu’il travaille sur ce projet. De quoi nourrir de grandes attentes ! On s’attend donc un peu à ce qu’il agite sa baguette magique au-dessus d’Aston Martin. Ça pourrait arriver."

Pour Hill, la conclusion est claire : impossible de prédire la hiérarchie de 2026.

"Tous les paris sont ouverts pour cette saison," affirme-t-il, admettant qu’il n’a "aucune idée de qui sera en forme."

"On ne peut pas supposer que ceux qui s’étaient bien adaptés aux derniers règlements, avec les voitures à effet de sol de type Venturi, réussiront à poursuivre sur leur lancée. Une partie va suivre, mais les unités de puissance sont complètement différentes."

"L’électrification accrue va transformer en profondeur la philosophie des monoplaces. Elles doivent fournir 50 % de leur puissance via la batterie électrique, donc avec du stockage à bord. Et cela aura un impact global, la façon dont les voitures seront pilotées, la façon dont elles seront conçues, la manière dont elles fonctionneront sur le plan aérodynamique est totalement différente."

Hill fustige la pénalité infligée à Bottas

Enfin, Damon Hill s’est également exprimé sur un sujet réglementaire qui fait polémique : la pénalité de Valtteri Bottas, contraint de purger une sanction lors de son retour en F1 avec Cadillac au Grand Prix d’Australie 2026.

Après une saison passée comme pilote de réserve chez Mercedes, Bottas retrouve la grille avec Cadillac. Mais le Finlandais devra reculer de cinq places sur la grille à Melbourne, une sanction héritée de son dernier Grand Prix avec Sauber à Abu Dhabi en 2024, après une collision avec la Haas de Kevin Magnussen.

Cette pénalité a été reportée jusqu’au début de la saison 2026. Or, si la FIA a modifié son règlement sportif pour effacer les sanctions non purgées après 12 mois, le cas de Bottas échappe à cette règle, la pénalité ayant été prononcée avant la ratification du changement.

Une situation qui a profondément agacé Hill : "Comme c’est ridicule."


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