Hadjar : ’Cela a du sens’ de laisser trois ans à un pilote débutant en F1

Mais il espère mettre "moins de temps" à progresser

21 juin 2025 - 09:29
Hadjar : ’Cela a du sens’ de laisser trois ans à un pilote débutant en F1

Isack Hadjar n’a pas couru sous les ordres de Franz Tost, mais il en approuve un des leitmotivs. L’Autrichien disait constamment quand il était à la tête de l’équipe de Faenza qu’un jeune pilote avait besoin de trois ans pour s’habituer à la F1. Le pilote français juge ce commentaire pertinent et adhère à cette idée.

"Il y a des pilotes qui, après 10 ans, continuent d’apprendre et de se développer. Je pense donc que ce commentaire est juste. Il est évident que l’on peut réussir dans une grande équipe avec moins de temps. Mais je pense que trois ans, cela a du sens" a déclaré Hadjar.

Même s’il a encore beaucoup à apprendre, il reconnait qu’un appel pour aller piloter chez Red Bull serait impossible à refuser : "Il y a aussi le changement de réglementation, qui fait que l’on repart en quelque sorte de zéro."

"En tant que pilote, j’aimerais avoir une voiture rapide tout de suite. En tant que pilote, j’aimerais avoir une voiture rapide tout de suite. Regardez Lewis [Hamilton], il a commencé avec McLaren et il a bien réussi. Il n’a pas eu besoin de trois ans, mais au bout de trois ans, il était manifestement meilleur."

Jamais éliminé en Q1, Hadjar a atteint six fois la Q3 en dix courses, dont une série de quatre top 10 encore en cours. Il explique comment il sent qu’il parvient à progresser au fil de la qualification et admet être impressionné par les monoplaces de Formule 1 : "Il y a une grande différence entre les deux runs de Q3."

"C’est assez intéressant, parce que vous vous donnez à fond parce que vous savez que c’est votre dernière tentative. Je l’envoie plus partout, j’utilise plus l’adhérence. Parfois ça ne marche pas, mais la plupart du temps ça marche parce que ces voitures sont vraiment dingues."

C’est aussi ce qu’est capable de faire Max Verstappen, qu’il prend comme exemple : "Et je prends l’exemple de Max, je pense que ce qui est assez impressionnant depuis le début de la saison, c’est qu’en qualifications, il est là, Q1, Q2 ok, et même le premier run de Q3, comme s’il n’était pas un prétendant à la pole position à ce moment-là."

"Même avec toute l’expérience qu’il a, tout le talent qu’il a, il réussit à en extraire encore plus lors de cette dernière tentative. Et, ce que je trouve très impressionnant, c’est que sous la pression, il a réussi à tout mettre en place et à trouver un temps supplémentaire. À ce niveau, trouver trois dixièmes, c’est assez impressionnant."

S’il se concentre évidemment sur ses concurrents directs, le Français est aussi attentif à ce qu’il se passe en haut du classement : "Je regarde surtout les voitures du milieu de peloton, les pilotes Williams, Alonso. Je les regarde donc, mais par curiosité, je veux savoir ce qu’est le haut niveau."

Malgré la pression mise par Helmut Marko aux jeunes pilotes, Hadjar rappelle que l’Autrichien est aussi celui à qui il doit sa place actuelle, malgré des passages à vide : "J’ai une relation honnête avec Helmut. C’est lui qui m’a permis d’arriver en Formule 1."

"Il m’a donné une chance, une voie, une trajectoire vers la F1. Je lui en suis donc reconnaissant. Je me souviens que ma première saison en F2 a été un véritable cauchemar. Et il a continué à croire en moi. Il m’a offert une seconde chance. Je l’ai saisie et j’ai réussi."


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