Haas F1 sort le grand jeu des évolutions à Monza, Bearman veut y croire !
Bearman rêve d’un rebond de Haas devant les Tifosi
Haas joue une partie importante de son week-end à Monza avec l’introduction d’un ensemble conséquent d’évolutions sur sa monoplace. Après plusieurs Grands Prix durant lesquels l’écurie américaine a progressivement perdu du terrain sur ses rivales, Oliver Bearman espère que ce nouveau package permettra enfin de retrouver de la performance. Le Britannique reste toutefois prudent, notamment parce que le circuit italien, très sensible à la traînée, ne permettra pas forcément de mesurer immédiatement tout le potentiel des nouveautés.
La dernière évolution majeure apportée par Haas remontait en effet au Grand Prix du Canada, soit plusieurs courses en arrière. Depuis, la concurrence a continué à progresser et l’écurie a dû composer avec des délais de développement plus longs, conséquence notamment de ses ressources plus limitées.
Bearman ne cache donc pas les attentes qui entourent ce nouveau package.
"Nous espérons vraiment avoir un peu plus de performance ce week-end. Cela fait maintenant plusieurs courses que nous avons en quelque sorte été laissés derrière par nos concurrents."
"Cela fait un moment que nous n’avons pas apporté une grosse évolution à la voiture, et nous avons donc placé beaucoup d’espoirs dans celle-ci. Nous aurons aussi le moteur Ferrari évolué dans ma voiture (contrairement à Ocon) car je devais en changer suite à ce qui m’est arrivé à Zandvoort."
Sur le papier, le programme peut susciter l’optimisme.
"Oui, l’évolution semble importante et toute l’équipe est plutôt confiante."
Le choix de Monza pour introduire cette évolution impose toutefois une certaine prudence. Le tracé italien privilégie les faibles niveaux d’appui et pénalise fortement la traînée, ce qui pourrait masquer une partie des bénéfices apportés par les nouveautés.
Bearman estime ainsi que le Grand Prix d’Italie n’est pas nécessairement l’endroit idéal pour obtenir une vision complète des progrès de la monoplace.
"Bien sûr, à Monza, ce n’est peut-être pas forcément le meilleur endroit pour apporter des évolutions, parce qu’on ne voit pas l’intégralité du bénéfice, évidemment, avec ce circuit qui est beaucoup plus sensible à la traînée que celui de la semaine dernière."
"Cela ne diminue cependant pas l’importance du travail accompli par Haas. L’équipe attend cette évolution depuis longtemps et a dû surmonter plusieurs contraintes pour parvenir à la produire."
"Mais malgré tout, cela a été long à venir. L’équipe a travaillé incroyablement dur et nous avons beaucoup de défis à relever."
Parmi ces difficultés figure notamment le délai nécessaire pour concevoir et produire les nouvelles pièces. Avec des ressources plus limitées que celles de nombreuses équipes rivales, Haas ne peut pas toujours suivre le même rythme de développement.
"En tant que petite équipe, l’un d’entre eux concerne les délais de mise en œuvre de nos évolutions, et vous l’avez vu. La dernière grosse évolution que nous avons apportée était au Canada, ce qui remonte à loin."
"Donc oui, j’espère que ce sera un bon week-end pour nous."
Bearman se méfie du verdict du simulateur
Le pilote Haas a déjà pu essayer les nouvelles pièces dans le simulateur. Les premières sensations étaient encourageantes, mais Bearman refuse de tirer des conclusions définitives avant de voir la monoplace évoluer réellement sur le circuit.
"Oui. Dans le simulateur, cela semblait bien fonctionner, mais je suis toujours assez sceptique concernant le simulateur."
Cette prudence s’explique notamment par les moyens dont dispose Haas pour travailler sur cet outil. L’équipe ne bénéficie pas, par exemple, de pilotes de simulateur dédiés qui pourraient contribuer à multiplier les validations croisées.
La corrélation entre les résultats virtuels et les performances réelles reste donc une inconnue pour Bearman, d’autant qu’il admet que "je ne suis pas totalement convaincu par la corrélation de notre simulateur ces derniers temps."
"Je vais donc réserver mon jugement jusqu’à ce que nous roulions avec sur la piste."
L’objectif : reproduire la deuxième moitié de saison 2025
La période européenne de 2026 a été particulièrement frustrante pour Haas. L’écurie espère désormais profiter de cette évolution pour inverser la tendance durant la deuxième moitié du championnat.
L’an dernier, Haas avait justement connu une fin de saison particulièrement solide, mais Bearman rappelle que cette progression avait aussi été favorisée par un contexte particulier sur le front du développement.
"Oui. L’année dernière, la deuxième moitié de saison avait été très forte, mais c’était aussi le résultat du fait que nous apportions des évolutions à un moment où les autres ne le faisaient peut-être plus."
Cette stratégie avait permis à Haas de terminer 2025 sur une dynamique positive.
"Mais cela ne nous a pas nécessairement pénalisés au début de cette année car nous avons bien commencé 2026."
"J’ai une confiance totale dans cette équipe. Elle a fait d’excellentes choses par le passé et, au fond, nous essayons simplement de donner à tous les membres du personnel les ressources et les moyens de libérer tout leur potentiel."
"Et c’est ce sur quoi Ayao Komatsu travaille incroyablement dur."
"Je suis sûr que nous y arriverons. Et cette évolution représente un grand pas en avant pour nous."
"Et j’espère qu’elle pourra nous récompenser avec quelques points. Ce sera l’objectif."
Un pilote Ferrari sous le charme de Monza
Le Grand Prix d’Italie possède enfin une dimension particulière pour Bearman, qui fait partie de la filière Ferrari. Le Britannique connaît bien l’Italie puisqu’il y a vécu pendant trois ans et y revient encore très régulièrement.
À l’image de Lewis Hamilton, dont l’arrivée spectaculaire à Monza au volant de sa Ferrari F40 a beaucoup fait parler, Bearman peut déjà mesurer ce que représente la ferveur entourant la Scuderia. Une expérience qui lui donne également un aperçu de ce que pourrait être son propre avenir s’il venait un jour à piloter une Ferrari en Formule 1.
Le Britannique se souvient notamment de ses années en Formule 2 et d’un événement organisé à Milan auquel il avait participé.
"Oui. C’était incroyablement spécial d’arriver ici à Monza. Je me souviens qu’il y a quelques années, lorsque je courais en Formule 2, j’étais à l’événement à Milan que vous faisiez, je crois, hier, et c’était vraiment génial à voir."
"Bien sûr, ils étaient là à l’époque pour Charles et Carlos, mais simplement pouvoir vivre cela est quelque chose d’incroyablement spécial."
Son lien avec l’Italie dépasse d’ailleurs largement le cadre de la Formule 1. Bearman y a vécu et continue d’y passer régulièrement.
"Et oui, j’ai vécu ici pendant trois bonnes années et, évidemment, j’y viens encore très souvent. C’est très, très spécial. La passion de ces fans, je ne l’ai vraiment pas vécue ailleurs."
"Bien sûr, le Grand Prix à domicile en Grande-Bretagne est très spécial, mais d’une certaine manière, celui-ci donne aussi l’impression d’être à domicile."
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