Dur contre médium : Piastri a été rendu nerveux par la stratégie de Norris
L’Australien a dû gérer pour ne pas avoir à faire un 2e arrêt
Oscar Piastri est sorti vainqueur de son duel face à Lando Norris en Belgique, grâce avant tout à un excellent départ au GP de Belgique, mais aussi grâce à une gestion impeccable de ses pneus médiums alors que son équipier tentait un choix plus audacieux.
Sur une piste humide, puis sèche, l’Australien n’a pas vacillé au volant de sa McLaren F1.
Pour commencer, l’attente a été assez longue avant le début de la course, la FIA prenant son temps pour donner le départ. Pense-t-il comme d’autres que la course aurait pu être lancée un peu plus tôt ?
"Ces dernières années, en particulier ici, nous avons fait savoir à la FIA que nous préférions la prudence plutôt que de prendre des risques. Je pense que c’est ce que nous avons fait."
"Si vous aviez été exigeants, nous aurions peut-être pu faire un tour de formation de moins. Mais dans l’ensemble, si c’est juste un tour trop tôt, est-ce que ça vaut la peine de prendre un risque ? Non. De plus, à l’avant nous sommes les pires pilotes à qui demander un avis, car nous avons le moins de voitures devant nous."
"Au premier départ, même avec juste Lando devant moi, je ne voyais rien. Imaginez ce que c’est pour les gars à l’arrière. C’est toujours une chose difficile à équilibrer parce que les gars à l’avant ont la tâche plus facile que ceux à l’arrière."
Le dépassement du premier tour s’est avéré crucial pour sa victoire. Savait-il s’il lui fallait absolument le faire pour gagner la course ?
"Je savais que cela m’aiderait beaucoup si je le faisais. J’ai fait une bonne sortie du virage 1, puis j’ai essayé d’être aussi courageux que possible dans Eau Rouge et j’ai réussi à rester assez près de Lando. Ensuite, l’aspiration a fait le reste. Je savais que ce serait très important pour tenter de gagner la course."
"La manœuvre dans Eau Rouge, je savais que ce serait de loin ma meilleure chance. J’y pensais depuis un moment, pour le dire ainsi. Évidemment, dans ces conditions, c’est un peu plus difficile que par temps sec. Je savais qu’il fallait que j’essaie. En regardant la vidéo après la course, ça n’avait pas l’air aussi effrayant que dans la voiture. Je savais qu’il me fallait une grande motivation pour y parvenir."
La course a été délicate sur le mouillé mais bien maitrisée. A-t-il été finalement plus difficile de faire durer ces pneus medium pour résister à la stratégie de Norris ?
"C’était une course difficile. Des conditions difficiles au départ, puis il fallait d’abord gérer les Inters, car la piste séchait relativement vite, et on peut les fusiller en un tour ou deux si on veut vraiment sur ce circuit. C’était donc un peu délicat. Ensuite, je me suis senti bien avec les mediums pendant environ cinq tours, puis quand j’ai vu que les durs sur la voiture de Lando n’étaient pas pires que les mediums, j’étais un peu nerveux, vu qu’il nous restait près de 25 tours à parcourir. J’ai donc dû être un peu prudent, mais ils ont tenu bien mieux que je ne le craignais. J’ai dû gérer un peu, mais rien de spécial."
Avait-il envisagé de chausser les durs lors de son arrêt ?
"Nous en avions parlé avant la course. Nous avons pris une décision assez tardive pour m’arrêter dans le tour où je l’ai fait, et on a été sur le premier choix. Mais il y a des risques dans les deux cas. Si j’avais été à la place de Lando, j’aurais probablement fait la même chose. À ce moment-là, il semblait plus sûr de passer en médium, car les durs étaient deux crans plus durs ici. On ne sait jamais comment ils vont réagir dans ces conditions. S’il y a une voiture de sécurité, ce qui est souvent le cas dans ces conditions, il vaut mieux opter pour un médium plutôt que pour un dur. Il y avait des risques dans les deux cas, mais au final, je suis satisfait de ce que nous avons fait."
Place à la Hongrie, théâtre de sa première victoire en F1 l’an dernier !
"J’ai vraiment hâte d’y retourner. C’est toujours un week-end sympa. C’est une ville magnifique, et un circuit sympa. Je suis sûr que jeudi ce sera agréable de retrouver l’endroit où j’ai remporté ma première victoire. Mais dès qu’on sera en piste, on oublie tout ça immédiatement. Ce sera cool, mais je vais d’abord profiter un peu."
Nouveau : comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Via notre nouvelle chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com !
Vous abonner (cliquez sur l’étoile pour mettre en favori) à notre Google News si vous utilisez l’appli Google Actualités sur votre smartphone.
McLaren F1
- McLaren F1 aura besoin de ’quelques courses’ pour faire évoluer la MCL40
- Piastri est déçu par son crash car il avait des choses ’intéressantes’ à tester sur sa McLaren F1
- Des F1 trop brutales ? Les crashs de Melbourne liés aux nouveaux moteurs
- Nyck de Vries devient pilote de réserve officiel de McLaren F1
- Le malaise côté moteur Mercedes : McLaren est ’sur la défensive’ face à son motoriste