Des problèmes de sécurité à craindre avec les F1 de 2026 ?
Les gros écarts de vitesse parfois possibles posent question
Certaines interrogations persistent autour du comportement en piste des monoplaces de Formule 1 version 2026, notamment concernant les différences de vitesse de rapprochement lorsque l’énergie électrique est entièrement consommée. Des problèmes de sécurité potentiels. Mais c’est une crainte qui a été relativisée par George Russell, convaincu que la situation restera maîtrisable dans toutes les conditions, y compris la plus compliquée : la pluie !
Avec la nouvelle réglementation, la puissance est désormais répartie à parts égales entre le moteur thermique et la partie électrique, cette dernière pouvant fournir jusqu’à 350 kW. Une fois l’énergie électrique épuisée, la voiture fonctionne uniquement grâce au moteur à combustion interne, entraînant une baisse notable de performance. Un scénario qui pourrait théoriquement surprendre un pilote arrivant derrière à pleine vitesse.
Pour Russell, ce risque est largement surestimé.
"Il y aura forcément quelques exemples avec de grosses vitesses de rapprochement, mais je ne pense pas que ce soit un problème en conditions sèches," a expliqué le pilote Mercedes F1.
Le Britannique estime également que la situation ne posera pas davantage de difficultés sous la pluie.
"Ce ne sera pas un problème non plus lors des courses à faible visibilité. Et si la visibilité est faible, cela veut dire que la piste est mouillée."
"En conditions humides, on passe les virages beaucoup plus lentement et les distances de freinage sont plus longues, donc on récupère beaucoup plus d’énergie et on en dépense beaucoup moins."
"Sur l’ensemble d’un tour, on a donc bien plus d’énergie à utiliser, et il y a moins de phases de dégradation de puissance disponible."
"En conditions humides, il devrait y avoir suffisamment d’énergie disponible sur tout le tour, et on ne devrait pas voir ces gros écarts dans les vitesses de rapprochement."
Esteban Ocon est lui plus pessimiste que Russell.
"On risque d’avoir des stratégies de défense ou d’attaque très différentes. Donc ces écarts de vitesse arriveront, c’est certain. Est-ce que ce sera un problème ? Peut-être sur les premières courses, mais lorsqu’on se sera fait surprendre une fois ou deux, je pense qu’on intègrera cela dans notre cerveau."
"Mais oui, potentiellement, cela peut créer des situations dangereuses."
Des monoplaces plus faciles à suivre... et plus agréables à piloter
Russell a également souligné une autre évolution majeure des F1 2026 : la facilité à suivre une autre voiture, notamment dans les courbes rapides.
"Suivre une autre voiture semble clairement plus facile, surtout dans les virages rapides, d’abord parce qu’il y a moins d’appui et qu’on passe ces virages moins vite," explique-t-il.
"Il y a naturellement moins de poids. Même si c’était impressionnant de vivre ces vitesses très élevées dans les virages rapides, je trouve que ces voitures sont plus agréables à piloter dans ces sections."
"Elles donnent davantage l’impression d’être de vraies voitures de course, plus légères. Les anciennes étaient trop grandes, et dans ces virages, on avait presque l’impression de conduire un bus."
Une accélération jamais vue en Formule 1
Si la vitesse de passage en courbe a diminué, ce n’est pas elle qui impressionne le plus les pilotes. Tous s’accordent sur un point : l’accélération des F1 2026 est d’une violence inédite.
Chez Haas, Ocon s’est montré particulièrement marqué après les premiers roulages à Barcelone.
"Ce qui m’a le plus surpris, c’est la vitesse à laquelle la vitesse augmente dans les lignes droites," confie le Français.
"Je n’aurais jamais imaginé atteindre 350 km/h aussi rapidement. C’est quelque chose que je n’ai jamais ressenti en Formule 1 ni dans aucune autre voiture."
Ocon évoque un tour réalisé avec un déploiement d’énergie irrégulier, mais aux chiffres saisissants.
"Nous avions un déploiement complet dans la ligne droite et j’ai atteint environ 355 km/h avant le premier virage à Barcelone," explique-t-il.
"Le freinage était totalement différent. La manière dont la vitesse augmente est folle, vraiment folle. C’est probablement la F1 qui accélère le plus vite de toute l’histoire, avec la puissance instantanée la plus élevée."
Du côté de Mercedes, Kimi Antonelli partage ce constat, tout en rappelant les limites du système.
"Évidemment, ça ne dure pas sur toute la ligne droite," souligne-t-il, "mais c’est quand même très agréable à piloter."
Chez McLaren, le champion du monde Lando Norris a lui aussi été frappé par les sensations longitudinales dès ses premiers tours.
"La voiture donne l’impression d’être plus puissante," explique Norris. "Il y a moins d’adhérence, mais quand on n’est pas limité par le grip, en troisième, quatrième ou cinquième vitesse, si on déploie toute la batterie et qu’on laisse faire, on peut atteindre 380 km/h."
"La voiture pourrait aller bien plus vite, mais la batterie serait alors complètement vidée."
Le Britannique admet avoir été surpris physiquement.
"Pour le cou, ce n’est pas le passage en virage c’est assez lent pour l’instant - mais l’accélération."
"Le premier jour, les forces G vers l’avant ont été une vraie surprise. C’était une nette augmentation de l’accélération et de la contrainte sur le corps."
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