Comment Bearman a convaincu Ferrari de miser sur lui
Un parcours qui doit lui permettre de rouler un jour pour la Scuderia
Oliver Bearman a levé le voile sur les coulisses de son intégration à la Ferrari Driver Academy, un passage déterminant qui a finalement ouvert la voie à son arrivée en Formule 1.
Considéré comme l’un des jeunes talents les plus prometteurs du plateau, le Britannique dispute aujourd’hui sa deuxième saison avec Haas F1, où il ne cesse de progresser.
Revenant sur ses débuts au sein du programme Ferrari, Bearman a expliqué qu’il avait dû convaincre lui-même les recruteurs de miser sur lui, malgré un profil qui ne correspondait pas initialement à leurs critères.
"En réalité, je suis allé à ce camp de formation et j’ai dû les convaincre de me signer, parce qu’ils cherchaient en fait des pilotes de karting, pas des pilotes déjà en Formule 4," a-t-il raconté.
Interrogé sur la manière dont il avait réussi à faire la différence face à des candidats plus jeunes, Bearman reconnaît une certaine nervosité lors des premiers échanges.
"J’aimerais dire que j’y suis allé avec énormément de confiance, mais j’étais très nerveux lors de la réunion avec eux."
"Mais nous sommes allés rouler et nous leur avons montré directement de quoi nous étions capables, et c’est quelque chose de vraiment génial qu’ils font. Ils mettent les pilotes à l’épreuve devant eux. C’est comme du recrutement dans le football, ils voient exactement ce dont vous êtes capable."
Aujourd’hui lié à Ferrari via son académie depuis 2021, Bearman ne cache pas son ambition ultime : rejoindre un jour la Scuderia.
"J’espère un jour enfiler la combinaison Ferrari et courir pour eux, mais je comprends que c’est un long chemin, je dois prouver que je suis capable de courir pour Ferrari."
Conscient des exigences d’une écurie de pointe, il savoure néanmoins son apprentissage actuel avec Haas.
"La pression est évidemment bien plus élevée dans une top équipe comme celle-là, donc continuer à travailler avec Haas est vraiment plaisant et j’apprends énormément."
Grâce à ses liens avec la filière Ferrari, Bearman est régulièrement évoqué comme un candidat potentiel pour un volant chez les Rouges à moyen terme. Son contrat actuel arrive à échéance à la fin de la saison, tout comme celui de Lewis Hamilton, tandis que Charles Leclerc est engagé jusqu’à fin 2029.
Relancé sur son attachement à Ferrari, le Britannique a confirmé qu’il s’agissait bien de son objectif prioritaire.
"C’est évidemment mon objectif, surtout compte tenu de la confiance qu’ils m’ont accordée, d’abord en m’intégrant à leur académie et en investissant autant en moi, de la Formule 3 jusqu’à la Formule 1, en me plaçant dans ce baquet chez Haas, et aussi en me confiant leur voiture lorsque Carlos [Sainz] est tombé malade à Djeddah (en 2024)."
"Ils avaient d’autres pilotes de réserve avec plus d’expérience, mais ils ont tenté le coup avec un jeune de 18 ans, et heureusement, cela a fonctionné."
"Ils m’ont accordé une énorme confiance et ont cru en moi depuis le tout début."
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