’C’est ici que je dois être’ : Leclerc revient sur sa prolongation chez Ferrari
La confiance de Fred Vasseur l’a aussi poussé à rester
Charles Leclerc s’est confié sur les raisons qui l’ont poussé à prolonger l’aventure chez Ferrari et sur ses espoirs pour le reste de la saison dans le dernier épisode de Beyond The Grid, le podcast officiel de la F1. Le pilote de la Scuderia a admis que sa confiance envers le directeur d’équipe de Ferrari, Frédéric Vasseur, était une des raisons pour laquelle il a voulu continuer avec l’écurie, et il a affirmé que cela ne lui laissait aucun doute sur le fait que c’était la bonne décision pour lui, et qu’il se sentait chez lui à Maranello.
C’est au cœur d’une première partie de saison difficile qu’il a été annoncé que le pilote monégasque avait accepté un nouveau contrat pluriannuel avec Ferrari. Celui qui est dans l’équipe depuis 2019 dépassera donc largement les dix saisons en rouge, et il ne se voit pas ailleurs en Formule 1 actuellement.
"Cela n’a parfois pas besoin de plus d’explications dans le sens où, pour moi, c’est ici que je dois être, pour l’instant" a expliqué Leclerc. "C’est ici que je me sens bien. C’est ici que je suis le plus motivé pour réussir, tout simplement parce que j’aime tellement cette équipe."
"Cela fait de nombreuses années que j’ai rejoint Ferrari, l’équipe de Formule 1 depuis 2019, mais je fais partie de la famille Ferrari depuis encore plus longtemps. Je ne veux pas renoncer à mon objectif ultime, qui est de devenir champion du monde avec Ferrari."
"Je crois au projet, je crois en chaque personne de l’équipe. Je pense que nous sommes dans une année où nous avons fait preuve d’innovation. Nous sommes aussi très agressifs dans le plan de production et dans les évolutions que nous apportons. Cela me donne beaucoup d’espoir pour l’avenir."
En parallèle, Leclerc a souligné que sa relation avec Vasseur était un facteur clé dans sa volonté de continuer avec l’équipe, et que la confiance qu’il garde en l’équipe est surtout liée à son mentor et patron.
"Fred est aussi une grande raison pour laquelle j’ai ressigné. Je crois en Fred à 200 %. Nous nous connaissons depuis de nombreuses années maintenant et pouvoir travailler avec lui dans l’équipe que j’ai toujours aimée est un privilège."
"Donc, pour moi, je n’avais aucun doute sur le fait que c’était la bonne décision. J’ai l’impression de connaître Fred depuis toujours. C’est le genre de personne à qui l’on parle une fois et, je ne sais pas, je pense que ce sont les valeurs."
"Il y a juste quelque chose qui fonctionnait naturellement dès le début et on ne peut pas vraiment expliquer cela. Mais dès les tout premiers échanges, j’ai eu l’impression de le connaître depuis toujours. Donc, évidemment, le lien est plus fort qu’une simple relation de travail ou professionnelle."
La passe difficile de Leclerc au cours de la première moitié de la saison contrastait avec la bonne dynamique connue par son coéquipier Lewis Hamilton, auteur de plusieurs podiums et d’une victoire à Barcelone, alors que son équipier était en difficulté et cherchait des solutions.
"Ce n’est pas aussi simple que de se dire ’oh, Lewis fait ça. Je vais juste faire la même chose’. Lewis est un pilote incroyablement talentueux qui a un style de pilotage naturel qui lui est propre, et il est le meilleur au monde pour ce style de pilotage particulier."
"Reproduire cela est très délicat. J’ai essayé de pousser davantage pour trouver des moyens de rendre cette voiture un peu plus adaptée à mon style de pilotage. J’ai trouvé quelques éléments dans les données qui ne fonctionnaient simplement pas."
"Encore une fois, en Formule 1, ce n’est pas toujours tout noir ou tout blanc. Ce n’est pas comme si vous vous asseyiez devant votre ordinateur, regardiez les données et disiez ’oh, il y a un dixième et demi ici. Changeons ça’. Ce n’est pas aussi simple que cela."
"C’est de l’intuition. C’est du ressenti. Ce sont des choses où vous vous dites ’d’accord, voilà ce qui me rend un peu moins à l’aise dans la voiture. Et si j’améliore ce ressenti, alors la performance viendra’."
En difficulté à un moment de la saison, le Monégasque avait réussi des changements qui lui ont permis de s’imposer, et il explique qu’il avait dû oublier ce qu’il avait appris au début de l’année sur la SF-26.
"La voiture change constamment, donc ce n’est pas comme si je pouvais vraiment revenir à ce ressenti que j’avais à Melbourne, elle évolue donc, mais mon objectif est de monter dans la voiture et de ne pas trop cogiter."
"Quand vous cogitez trop, vous savez que vous laissez du temps sur la table parce que notre sport ne consiste pas vraiment à réagir à ce qui se passe sur la voiture. Il s’agit plutôt d’anticiper et de ressentir la voiture."
"En entrant dans un virage, j’ai besoin de savoir exactement comment la voiture va se comporter pour ne pas avoir à trop réfléchir aux choses. Je pense que trop réfléchir tue la performance."
"Quand les choses viennent naturellement, c’est là que je pense que l’état de grâce dont nous parlons, nous les pilotes ou les athlètes en général, cet état où les choses coulent de source, est vraiment l’endroit où vous utilisez 100 % de votre potentiel. Quand vous devez trop réfléchir aux choses, c’est là que ça devient plus délicat."
Ferrari reste à la deuxième place du championnat des constructeurs, mais Leclerc ne veut pas penser à la possibilité d’aller chercher le titre, chez les pilotes comme chez les constructeurs.
"Ce n’est pas quelque chose dans lequel j’ai vraiment envie de mettre de l’énergie en y pensant trop. Ce championnat se gagnera grâce aux évolutions. Les évolutions sont tellement puissantes avec ces voitures."
"Nous avons beaucoup moins d’appui que par le passé, donc chaque point d’appui que vous ajoutez à cette voiture a une influence beaucoup plus grande sur le comportement de la voiture en piste. Ainsi, la hiérarchie peut basculer très rapidement d’un côté ou de l’autre."
"Je suis très concentré course après course et je ne pense pas vraiment à la situation à long terme pour savoir si nous avons une vraie chance dans ce championnat. Mais c’est certain que tant que ce n’est pas fini, je continuerai d’y croire et nous verrons comment ça se passe."
"Le championnat est quelque chose que je rêve de décrocher un jour, particulièrement avec l’équipe rouge, c’est un rêve pour moi depuis de nombreuses années. J’ai l’impression que nous nous en rapprochons. Quand cela arrivera-t-il ? Je ne sais pas, j’espère le plus tôt possible."
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.
S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.
Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !
Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".
Ferrari
- ’C’est ici que je dois être’ : Leclerc revient sur sa prolongation chez Ferrari
- Ferrari prépare un ’week-end très spécial’ à Monza, Vasseur veut porter les valeurs de Schumacher
- Ferrari accélère encore son développement, Leclerc impressionné par l’offensive
- Häkkinen met en garde les équipes : ’les fans vont les crucifier’ s’il y a des consignes
- Barrichello et Vettel vont faire rugir une des Ferrari de Schumacher à Monza