Formule 1

Buemi qualifie de ’révolutionnaire’ le New Deal de la F1

Mais il s’inquiète pour d’autres disciplines

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Par Olivier Ferret

19 juillet 2020 - 11:24
Buemi qualifie de ’révolutionnaire’ (...)

Sébastien Buemi, pilote du giron Red Bull et encore réserviste en F1, admet que la crise du coronavirus a sérieusement ébranlé le monde du sport automobile. A tel point que même la Formule 1, qui met parfois des années à se mettre d’accord, a su prendre des décisions radicales et rapides pour pouvoir survivre. A commencer par un plafond budgétaire à hauteur de 145 millions de dollars dès 2021.

"La F1 a toujours été particulièrement conservatrice en matière de changement. Voir la discipline accepter de telles évolutions est considéré comme révolutionnaire. Aujourd’hui, le changement est possible même au plus haut niveau du sport auto, et ces nouvelles mesures sont soutenues par la plupart des acteurs du milieu," note le Suisse dans les colonnes du Red Bulletin.

"Il faut faire attention à ne pas prendre les choses à la légère et se dire que tout va redevenir comme avant. Williams envisage toujours de vendre son écurie. McLaren a laissé partir de nombreux ingénieurs alors que Renault a aussi envisagé de quitter la F1."

Les constructeurs ne sont toutefois pas prêts à se diriger en masse vers la F1 même avec ces nouvelles mesures. Mais Buemi souligne que pour ceux qui sont déjà présents, y rester aura encore plus de sens.

"La F1, ça reste un bon retour sur investissement. Être impliqué dans la Formule 1 coûte cher, mais aucun conseil d’administration au monde n’approuverait de telles dépenses s’il n’y avait pas un retour sur investissement, notamment au niveau de l’image de marque et des transferts de technologie. Et si les coûts continuent à baisser comme on le voit en ce moment, il est probable que d’autres constructeurs soient intéressés pour investir en F1."

Buemi a connu d’autres formules comme l’Endurance et la Formule E après son départ de la F1. La F1 devrait donc survivre mais pour les autres disciplines ?

"Pour le WEC ou Le Mans, il est encore plus nécessaire de baisser les coûts car les constructeurs en ont moins pour leur argent. Quand vous investissez pour concourir au Mans, vous devez être certain de retomber financièrement sur vos pieds. Je pense que l’on ne reverra plus trois constructeurs comme Toyota, Audi et Porsche engager chacun trois prototypes pour quelques courses seulement."

Pour améliorer la situation, il faut selon le Suisse "standardiser des parties de la voiture qui affectent la performance via une nouvelle réglementation, ce qui évitera aux écuries de trop dépenser pour améliorer la voiture. Cela rapprocherait les concurrents entre eux et les pilotes auraient plus d’importance dans la course."

La Formule E est moins touchée car son image en phase avec l’avenir et ses coûts déjà maîtrisés l’impactent moins.

"Je dois avouer que je suis étonné par le succès de la FE. Au départ, je pensais que les constructeurs auraient des réticences à investir dans une formule dans laquelle les monoplaces se ressemblent et sont techniquement assez similaires. Mais ils n’ont finalement pas hésité et il n’y a jamais eu autant de constructeurs dans la discipline qu’aujourd’hui."

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