Brown défend la F1 face aux critiques sur sa complexité

Le sport plaît toujours... mais surtout aux nouveaux fans ?

Auteur : Franck Drui
26 avril 2026 - 09:17
Brown défend la F1 face aux critiques sur sa complexité

Alors que la Formule 1 traverse une nouvelle phase de transition technique, avec des règles en cours d’ajustements, les critiques se multiplient autour de la complexité croissante des monoplaces et du spectacle en piste. Mais pour Zak Brown, patron de McLaren, certaines inquiétudes sont largement exagérées, notamment celles concernant le désintérêt supposé des nouveaux fans.

L’introduction d’une répartition 50/50 entre moteur thermique et électrique, combinée à de nouveaux dispositifs d’aide au dépassement, a suscité de nombreuses critiques. Les pilotes eux-mêmes, emmenés par Max Verstappen, ont pointé du doigt des monoplaces difficiles à exploiter et éloignées du concept d’attaque maximale.

Du côté du public, l’incompréhension grandit également : multiplicité des modes, gestion de l’énergie sur un tour, impossibilité d’attaquer à fond en qualifications, autant d’éléments qui brouillent la lecture des courses.

Pourtant, Zak Brown ne partage pas ce constat alarmiste et insiste sur le fait que le spectacle reste au rendez-vous.

"Nous ne sommes qu’à trois courses réalisées. Je comprends que tout le monde s’emballe lorsqu’il y a de nouvelles technologies, de nouvelles règles, de nouvelles voitures. Je sais que lors de la première course, on aime tous être un peu dramatiques."

"Nous voilà à l’approche de la quatrième course, et nous avons déjà apporté des changements significatifs qui, je pense, vont améliorer les choses. Est-ce que nous devons continuer dans cette direction ? Attendons de voir."

"Je pense que c’était le même agacement à propos du bruit à l’époque de l’ère hybride, qui s’est finalement très bien passée, et vers la fin, même si évidemment nous ne voulons pas attendre 10 ans, c’était la Formule 1 la plus compétitive de tous les temps, et les ingénieurs sont incroyables. Ils développent rapidement de nouvelles technologies."

Alors que la discipline a réussi ces dernières années à élargir son audience, notamment grâce à la série Drive to Survive diffusée sur Netflix, certains craignent que cette nouvelle base de fans ne soit déstabilisée par la complexité actuelle.

Brown rejette cette idée et renverse même la perspective !

"Je pense que c’est probablement davantage le fan de longue date qui est le plus perturbé, plutôt que le nouveau fan. Ce n’est probablement pas juste de les catégoriser, mais probablement ceux qui suivent le sport depuis plus longtemps."

Le PDG de McLaren met en avant la différence entre le ressenti des pilotes et la perception à la télévision.

"C’est intéressant sur le muret des stands. Je comprends la réaction des pilotes, puis vous regardez réellement à la télévision. Je ne me souviens pas d’un Grand Prix d’Australie où le leader a changé quatre ou cinq fois en deux ou trois tours, donc à la télévision, c’était très excitant."

"La façon dont les pilotes ont dû se battre pour se dépasser quatre ou cinq fois ne leur a pas plu, mais cela ne se traduit pas à l’écran."

"Les courses ont été très excitantes, et je pense que nous avons pris des mesures correctives pour, espérons-le, atteindre les deux objectifs : continuer à proposer un spectacle télévisé passionnant et faire en sorte que les pilotes aient le sentiment d’avoir une vraie Formule 1 sous les fesses."


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