Briatore se présente comme l’heureux ’dictateur démocrate’ d’Alpine F1
"Si on fait du mauvais travail, on est viré"
Flavio Briatore affirme n’avoir aucun regret après avoir remplacé Jack Doohan par Franco Colapinto, un pilote très coté mais aussi largement sponsorisé.
Ce retour de l’étiquette de pilote payant - pour certains consultants - dans une équipe comme Alpine F1 n’est pas compréhensible.
"Franco paye 5 millions pour 5 courses. Et s’il performe et que les sponsors suivent, ce sera comme ça jusqu’à la fin de la saison. Le retour des pilotes payants en F1," lance Ralf Schumacher à Monaco.
Mais Briatore s’en défend.
"Il (Doohan) a eu cinq courses pour faire ses preuves," a déclaré l’homme de 75 ans, même si le rookie australien de 22 ans a été remplacé après la sixième manche en réalité.
"Après cinq courses, nous avons examiné les résultats. Et je ne les ai pas appréciés. On ne reste dans une entreprise que si on fait du bon travail. Si on fait du mauvais travail, on est viré. Plus d’un millier de personnes et leurs familles en dépendent."
"Je ne fais que protéger les gens qui travaillent pour moi. C’est pourquoi je choisis toujours le meilleur pilote possible pour la voiture."
La première course du débutant Colapinto dans l’Alpine a été très mitigée, avec notamment un énorme accident en qualifications. Briatore a toutefois déclaré : "Si vous regardez les temps de dimanche, vous constaterez qu’il a réalisé une course à un rythme similaire à celui de (Pierre) Gasly. C’est la première fois que nos voitures sont aussi proches."
Cependant, ce changement de cockpit prolonge une longue période de grande instabilité chez Alpine, notamment le récent départ soudain du directeur d’équipe, Oliver Oakes, sur fond de rumeurs de scandales hors piste et de conflits personnels avec Briatore.
Briatore nie tout désaccord et affirme que la démission d’Oakes l’a également pris par surprise. Il semble toutefois satisfait de ce pouvoir supplémentaire, Dave Greenwood n’étant désormais plus que le « représentant de l’équipe » désigné par la FIA.
Pour être le véritable directeur d’équipe, le « conseiller exécutif » Briatore aurait besoin de l’approbation de la FIA et serait officiellement employé par Alpine, et donc imposable au Royaume-Uni.
Cependant, il a déclaré à propos de son rôle : "Dans une écurie de Formule 1, il faut un dictateur, peut-être un dictateur démocratique. Il faut quelqu’un qui rende des comptes."
"Je suis désormais à Enstone trois jours par semaine au lieu de deux," a ajouté Briatore, révélant qu’il travaillait encore à la rationalisation de la structure de l’équipe. "Six directeurs me sont désormais rattachés. Avant Oliver, il y en avait 25. Il fallait changer cela."
Briatore est également reconnu pour sa gestion rationalisée des opérations, révélant d’ailleurs avoir récemment abandonné le projet d’améliorer l’esthétique d’Alpine dans le paddock et la voie des stands.
"Nous n’avons pas besoin d’un meilleur stand. Nous avons besoin d’une voiture plus rapide. Dorénavant, nous ne dépenserons que l’argent qui contribue à la performance."
Ce qui est certain, c’est que depuis l’arrivée de Briatore, les performances de la voiture se sont améliorées selon lui
"Ce n’est plus un camion comme l’an dernier ! Mais nous devons comprendre pourquoi nous terminons parfois dans le top 10 et parfois nous échouons. Ce n’est pas le moteur qui est en cause."
"Nous savons que notre moteur nous coûte entre trois et quatre dixièmes de seconde, toujours à peu près dans la même fourchette. Cela n’explique pas nos fluctuations."
"Nous devons nous concentrer sur d’autres choses et ne pas nous cacher derrière l’excuse du moteur."
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