Bearman prêt à refaire le coup de 2025 au Mexique ? Le Britannique garde espoir
Un an après son meilleur résultat en F1, le retour à Mexico
Oliver Bearman retrouve le Grand Prix du Mexique avec des souvenirs particulièrement heureux, un an après avoir décroché la quatrième place, son meilleur résultat en Formule 1. Si le pilote Haas F1 reconnaît avoir bénéficié de circonstances favorables pour réaliser cet exploit, il estime que cette course a surtout démontré l’importance de saisir les occasions lorsqu’elles se présentent. Moins compétitif cette saison, le Britannique espère que les particularités du circuit mexicain permettront à son équipe de se distinguer, alors que la bataille pour la septième place du championnat constructeurs représente un enjeu financier majeur pour son avenir.
Le retour d’Oliver Bearman sur l’Autódromo Hermanos Rodríguez ravive forcément le souvenir de sa quatrième place obtenue lors du Grand Prix du Mexique 2025. Le Britannique avait alors signé le meilleur résultat de sa jeune carrière en Formule 1, profitant notamment des incidents survenus dans les premiers tours pour se hisser aux avant-postes.
Mais si cette performance reste sa meilleure position à l’arrivée, Bearman ne considère pas nécessairement qu’il s’agisse de sa course la plus accomplie sur le plan du pilotage.
"Oui, c’était clairement mon meilleur résultat, mais je ne dirais pas que c’était ma meilleure performance. J’ai disputé quelques courses cette année où j’ai eu le sentiment de très bien piloter, mais évidemment sans obtenir les résultats qui auraient permis de le montrer."
"Cette course ici avait été très solide. Évidemment, j’avais profité d’un peu de chaos dans les premiers tours, mais j’avais aussi réussi à conserver ma position. Nous avions un très bon rythme, donc c’était un excellent week-end, vraiment très agréable."
"La voiture était également tellement agréable à piloter. Je me suis replongé dans mes souvenirs en regardant quelques vidéos embarquées ces derniers jours. C’est toujours agréable lorsque la voiture possède de bonnes caractéristiques et que l’on peut attaquer. Se battre contre les meilleurs pilotes était aussi très amusant."
"C’était donc un week-end mémorable pour moi, assurément mon meilleur résultat, mais aussi une très bonne performance lors de ma première saison."
Bearman reconnaît toutefois que les particularités du circuit mexicain avaient joué un rôle important dans sa capacité à résister aux attaques de ses poursuivants.
Situé à plus de 2200 mètres d’altitude, l’Autódromo Hermanos Rodríguez présente des conditions aérodynamiques particulières. La faible densité de l’air réduit notamment l’appui disponible et peut compliquer le suivi d’une autre monoplace dans les virages.
Selon le Britannique, cet effet avait contribué à lui permettre de défendre sa quatrième place, alors qu’il n’est pas certain d’avoir pu obtenir le même résultat sur un circuit plus conventionnel.
"C’est dommage que nous ne soyons pas tout à fait aussi compétitifs, mais cela montre que si l’on continue à travailler, tout peut arriver et que ce genre d’occasions peut se présenter."
"Je ne suis pas sûr que j’aurais réussi à conserver la quatrième place sur un circuit normal, mais avec l’altitude ici, j’avais pu le faire, parce qu’il est difficile de suivre les autres voitures. Cela m’avait clairement avantagé, mais encore faut-il être là pour en profiter. C’était donc vraiment un bon week-end."
Le moteur Ferrari peut-il donner un avantage à Haas ?
À l’approche de l’édition 2026, Bearman espère que les conditions particulières de Mexico pourront à nouveau jouer en faveur de Haas.
La question du comportement des groupes propulseurs en altitude est notamment au centre des discussions, George Russell ayant souligné que le temps de réponse du turbo pourrait devenir un facteur déterminant ce week-end.
Le pilote Mercedes a également estimé que Ferrari, dont le turbocompresseur serait plus petit que celui de la plupart des autres motoristes, pourrait bénéficier d’un avantage dans ces conditions.
Haas utilisant elle aussi un groupe propulseur Ferrari, Bearman pourrait donc théoriquement profiter de cette caractéristique. Mais le Britannique refuse de tirer des conclusions avant les premiers essais.
"Oui, je ne suis pas vraiment sûr de la manière dont l’altitude va nous affecter, ni de ce que cela va changer pour notre groupe propulseur par rapport aux autres. Je ne sais pas si cela va nous rendre plus compétitifs ou moins compétitifs."
"Je pense que le seul moyen de le savoir sera de le découvrir demain. J’espère que nous serons du bon côté des choses avec cette altitude élevée et le manque de circulation d’air."
"Notre voiture est également assez compétitive à basse vitesse, donc au moins, concernant les éléments que nous pouvons contrôler, elle semble se trouver dans une meilleure fenêtre de fonctionnement pour un week-end comme celui-ci."
La septième place, un enjeu financier majeur pour Haas
Au-delà de ses ambitions personnelles, Bearman insiste sur l’importance de la fin de saison pour son équipe.
Alors que plusieurs pilotes se battent encore pour les premières places du championnat du monde, le Britannique reconnaît avec humour qu’il évolue dans une bataille bien différente.
Pour Haas, l’objectif est désormais de terminer septième du championnat constructeurs, une position qui représente un enjeu financier important pour une structure disposant de moyens plus limités que ceux des équipes de pointe.
"De mon point de vue, la seule différence, c’est que je suis très loin de me battre pour l’une de ces positions intéressantes."
"Mais de notre côté, en tant qu’équipe, nous nous battons pour la septième place du championnat constructeurs, et cela représente en réalité une différence assez importante pour une équipe comme Haas."
"L’écart de primes entre la septième et la huitième place est significatif. Cela aura une influence sur la vitesse de notre voiture l’année prochaine et à l’avenir."
"Donc, de ce point de vue, peu m’importe la position à laquelle je termine personnellement, mais la position de l’équipe m’importe, parce qu’elle a un impact direct sur ce à quoi ressemblera notre avenir."
Bearman se souvient de ses débuts avec Antonelli sur iRacing
Bearman a également été interrogé sur sa relation avec Kimi Antonelli, qui pourrait décrocher son premier titre mondial de Formule 1 dès ce week-end au Mexique.
Les deux jeunes pilotes se connaissent depuis plusieurs années, même si leurs parcours en karting ne les avaient pas directement opposés dans les mêmes championnats.
Leur première véritable rencontre remonte en réalité à la période du confinement, lorsqu’ils passaient une grande partie de leur temps sur les simulateurs de course.
"La première fois que... En fait, je n’ai jamais vraiment couru contre lui. Nous évoluions dans des catégories similaires en karting, mais je n’ai jamais participé aux mêmes championnats que Kimi."
"Nous nous sommes rencontrés pour la première fois sur iRacing pendant le confinement, lorsque nous passions pratiquement notre vie sur les simulateurs. La première course que nous avons disputée ensemble était en Formule 4. Nous en avons fait quelques-unes ensemble à ce moment-là, puisqu’il avait participé aux dernières manches de la saison."
"Après cela, nous avons été coéquipiers en Formule 2. J’ai évidemment beaucoup de bons souvenirs avec lui. Nous avons conservé une bonne relation pendant toute notre période en tant que coéquipiers."
"Pour être honnête, cela avait été une année difficile, mais nous avions apprécié notre passage en F2."
"Je pense que, particulièrement dans la situation où je me trouve actuellement, avec une voiture qui n’est pas assez rapide pour marquer beaucoup de points et obtenir de bons résultats, cette saison m’a énormément appris, et je suis sûr qu’il dirait la même chose."
"Mais non, il était très clair qu’il était rapide et compétitif, et qu’il apprenait aussi très vite. Je ne suis donc pas surpris de le voir aussi compétitif. Son talent est indéniable."
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