Albon déplore l’inconstance des commissaires et les situations ’perdant-perdant’
Après l’incident entre Sainz et Lawson la semaine dernière
Alex Albon a soutenu son équipier Carlos Sainz après la pénalité de 10 secondes subie par le pilote Williams F1 le week-end dernier. Le Thaïlandais a vu l’incident se dérouler et a rapidement expliqué que le pilote Racing Bulls était en tort.
"J’étais la voiture derrière, donc je dirais que j’avais la meilleure vue de la scène" a déclaré Albon à Monza. "Je pense qu’à ce moment-là, à la radio, en sortant sur la ligne droite opposée, j’ai dit quelque chose comme ’c’est la faute de Liam’. C’était clairement de sa faute, de mon point de vue, depuis l’arrière."
"Je crois qu’on m’a parlé de la pénalité de Carlos pendant le tour de retour aux stands après la course, et ça aussi, c’était surprenant. En tant que pilote, on a en quelque sorte notre propre interprétation des règles de combat rapproché, en plus de celles de la FIA.
"Et pour moi, c’était au mieux un incident de course, et si pénalité il devait y avoir, elle aurait dû être pour Liam. On va en discuter, c’est certain. La FIA, pour être honnête, est très ouverte aux discussions sur ce genre de situations."
"Je pense qu’ils sont vraiment à l’écoute des retours concernant ce type d’incidents, ils ne fuient pas les décisions controversées, et on en parle généralement longuement dans les briefings pilotes et les réunions. Donc je peux vous garantir que la discussion de demain sera longue."
Albon déplore le manque de constance de la FIA, car en Espagne il avait été pénalisé pour avoir coupé la chicane alors qu’il avait pris une décision inverse à celle de Sainz en coupant la chicane : "Il m’est arrivé exactement la même chose à Barcelone."
"J’ai perdu mon aileron avant en étant tassé au virage 1, j’ai dû rentrer aux stands en plein milieu de la course, puis plus tard, je me suis retrouvé à nouveau côte à côte avec le même pilote, j’ai évité l’accrochage en coupant le virage... et j’ai pris une pénalité pour ça."
"Donc c’était un peu perdant-perdant dans les deux cas. Honnêtement, on a l’impression que le pilote à l’intérieur a trop de pouvoir dans le règlement, il est presque totalement maître de son destin, alors que celui à l’extérieur doit juste se soumettre."
"En tant que pilote, il y a normalement un compromis, un "donner et recevoir" dans chaque situation, mais en ce moment, on a l’impression qu’il n’y a aucune considération pour celui à l’extérieur. Et ça crée des pénalités étranges."
Liam Lawson était très agacé de voir les commentaires de Sainz après la course et quatre jours après l’incident, il attend toujours que Sainz vienne lui parler : "C’est lui qui tentait le dépassement, je l’ai emmené à l’extérieur, il n’a pas mis son axe là où il devait, et pourtant c’est moi qu’on considère comme agressif."
"Je ne comprends pas vraiment. Mais ça a ruiné ma course. On était en position d’avoir potentiellement deux voitures dans le top 5. Mais je ne suis pas allé à la radio me plaindre à tout le monde ou aux médias. Donc oui, c’est son attitude après la course."
"Je ne comprends pas pourquoi il était aussi énervé, honnêtement. Si j’avais tenté de le dépasser, je comprendrais qu’il soit frustré, mais c’est lui qui attaquait, et c’est lui qui a reçu une pénalité. Vu à quel point il était contrarié, je pensais qu’il voudrait en parler, mais il n’est pas venu me voir."
Quand on lui a demandé si les décision de la direction de course le perturbaient, il explique avoir lui aussi été victime de l’inconstance des commissaires : "Au début de l’année, oui, quand j’ai eu quelques incidents."
"Celui qui me revient, c’est Miami avec Fernando. J’ai essayé de passer à l’extérieur, et j’ai senti qu’on ne m’avait pas laissé d’espace. À l’époque, je pensais que je ne méritais pas une pénalité, mais quand on lit les directives et qu’on les comprend, c’est comme ça qu’elles sont écrites cette année."
"Donc, il faut qu’on les comprenne telles qu’elles sont rédigées. Et à partir de là, j’ai beaucoup appris. Je sais que si je dépasse, je dois avoir mon axe à un certain endroit, et pareil si on tente de me dépasser. Si les règles disent que je ne dois pas laisser de place, pourquoi je le ferais et le laisserais me passer ? Ça n’a pas de sens."
"Je ne comprends pas pourquoi on m’a qualifié d’agressif alors que c’est lui qui me dépassait. Je ne faisais que défendre ma position. Si l’incident avait été de ma faute, j’aurais reçu une pénalité. Donc pour moi, c’est assez clair."
Nico Hülkenberg a donné son propre avis sur l’incident et, comme Albon, il a exprimé de la sympathie pour Sainz et s’attend à ce que le sujet soit abordé rapidement : "Je ne comprends pas pourquoi il a reçu une pénalité. Je suis sûr qu’il va en parler, c’est certain."
"Mais pour moi, ça ressemblait juste à une relance derrière la Safety Car. C’est de la course, du roue contre roue, et ça peut arriver. Je pense que c’est toujours difficile pour les commissaires de trancher. À la fin, c’est de la course, il se passe des choses. Donc je suis sûr qu’on en discutera demain."
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