’69 points, c’est beaucoup’ : Verstappen ne pense pas encore à un 5e titre F1
Mais il n’a jamais été aussi à l’aise dans sa Red Bull
Comme à Monza, Max Verstappen a roulé sur la concurrence à Bakou. Avec George Russell, il a été le seul des cadors à tenir son rang – et de quelle manière, en signant un formidable Grand Chelem.
Le Néerlandais n’aurait pu simplement rêver d’un meilleur week-end, et c’est donc tout naturellement qu’il avait un grand sourire devant la presse hier.
Mais quel fut le facteur décisif de son succès ? Selon lui, pas seulement le rythme pur, mais aussi le fait d’avoir de l’air libre devant…
« Dans l’ensemble, ce fut juste un excellent week-end pour nous. Partir devant était essentiel, c’est sûr, surtout au début, pour gérer les pneus et faire un long relais. »
« Mais, oui, dans l’ensemble, très content de la façon dont la course s’est déroulée. J’ai pu faire un très long premier relais. La voiture faisait à peu près ce que je voulais qu’elle fasse. »
« Nous sommes restés en piste jusqu’à ce que pratiquement tout le monde s’arrête. Il ne restait alors que quelques tours à faire en medium, en dépassant quelques retardataires, ce qui a pris un peu de temps. Mais après ça, il s’agissait juste de la ramener à la maison. »
Depuis l’évolution apportée à Monza (un nouveau plancher), la Red Bull semble transfigurée. Comme un air de 2023 pour Max Verstappen…
« Pour nous, c’est un autre excellent résultat. Un peu inhabituel. La saison a vraiment fait des hauts et des bas, mais au moins depuis deux week-ends consécutifs, ça se passe très bien. »
Le pilote Red Bull n’avait jamais eu un aussi bon feeling avec sa monoplace cette année…
« Oui. Monza n’a jamais vraiment été une piste particulièrement forte pour nous, donc réussir cela, c’était déjà un gros plus. Et je suppose que dans l’ensemble, pour moi ici à Bakou, ça a été correct, mais jamais incroyable – à part peut-être en 2021 je suppose. Mais le reste a toujours été un peu difficile. Donc, oui, avoir un week-end comme celui-ci, c’était très important. »
Red Bull a aussi pris des risques durant ce Grand Prix : notamment en faisant partir Max Verstappen en durs, alors que le Néerlandais n’avait pas essayé ces pneus du week-end !
« Eh bien, c’était un risque, mais pas tant du point de vue de savoir s’il (le pneu dur) serait bon. C’est plus pour le départ ou une voiture de sécurité inopportune. Dès que nous avons passé les 20 tours de course, j’étais un peu plus content, mais c’était un peu un risque. C’est un peu inhabituel, bien sûr, quand on est en pole, de partir avec le composé le plus dur disponible. Mais nous l’avons fait, et c’était la bonne décision. Nous avons dit avant la course que, d’une manière ou d’une autre, une stratégie fonctionnerait, et que nous sortirions de la course satisfaits. Heureusement, nous avons choisi la bonne. »
En lice pour le titre ?
Max Verstappen compte désormais 69 points de retard sur Oscar Piastri, alors qu’il reste 7 manches du championnat.
La question que tout le monde se pose est celle-ci : peut-il revenir dans la course au titre ? Y croit-il lui-même, a-t-il de l’espoir d’y parvenir ?
« Je ne me fie pas à l’espoir. Mais il reste sept manches – 69 points, c’est beaucoup. Donc, personnellement, je n’y pense pas. Je prends juste course par course, ce que je fais en gros depuis le début de la saison – j’essaie juste de faire de notre mieux, d’essayer de marquer le plus de points possible. Et puis après Abou Dabi, nous saurons. »
Max Verstappen peut certes être pessimiste pour le prochain Grand Prix, à Singapour : la Red Bull n’y a jamais été très à l’aise et avec beaucoup plus d’appui aérodynamique, elle souffre cette année…
« Eh bien, je n’ai jamais gagné à Singapour... Red Bull a gagné, n’est-ce pas, avec Seb (Sebastian Vettel, oui, entre 2011 et 2013) ? Nous verrons. C’est complètement différent. Fort appui aérodynamique. Beaucoup de dégradation des pneus, donc nous verrons ce qui se passera. Je ne sais vraiment pas. »
Singapour est aussi un formidable défi physique, mais ce n’est pas le premier souci de Max Verstappen…
« Est-ce la course la plus difficile de la saison ? Ça dépend de beaucoup de choses. Si la voiture est horrible à conduire, oui, c’est très difficile de la maintenir en ligne droite. Mais si la voiture est agréable à conduire, alors c’est plus une question de physique. »
« Mais en même temps, si tout se passe bien, on peut se détendre un peu plus, et alors c’est naturellement moins physique aussi. Donc, je ne sais pas. Attendons de voir. »
« C’est sûr qu’il fait toujours chaud et qu’on transpire beaucoup, il faut donc s’y préparer. Mais je suppose que nous l’avons tous fait – entraînement à la chaleur et autres – en préparation pour ce genre de courses. »
« En gros, il s’agit de s’habituer à l’inconfortable. Ça ne me dérange pas. C’est une piste sympa. Bien sûr, je n’y ai jamais gagné, mais c’est une sensation cool de piloter là-bas, et j’espère que nous serons un peu plus compétitifs. »
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