Hadjar sur les évolutions de la RB22 : un pas en avant, mais pas de podium
Le pilote Red Bull vise une place en Q3 à Miami
Présent en conférence de presse ce jeudi avant le Grand Prix de Miami, Isack Hadjar a livré une analyse mesurée des évolutions techniques et réglementaires introduites ce week-end, tout en évoquant les attentes de Red Bull Racing et les défis à venir.
Interrogé sur les ajustements apportés aux règles 2026, le Français salue la réactivité des instances : "C’est bien qu’après seulement trois courses, nous ayons déjà pu avoir des changements. Aussi tôt, c’est très positif. Cela montre qu’ils travaillent dur et qu’ils nous écoutent pour améliorer la situation."
Il tempère toutefois leur impact immédiat, notamment sur un circuit comme Miami.
"Je ne pense pas que ce soit le circuit le plus représentatif. Ce n’est pas une piste très exigeante pour les groupes propulseurs. Je pense que ça va paraître bien ici, mais sur d’autres circuits ce sera certainement plus compliqué. Voyons demain ce que ça donne en piste, et nous en saurons plus."
Côté performances, malgré un important paquet d’évolutions introduit ce week-end sur sa Red Bull RB22, Hadjar reste réaliste.
"Je ne m’attends pas à me battre pour le podium. Nous ne sommes pas les seuls à apporter des nouveautés. Nous pensons avoir quelque chose de plus performant, mais cela ne résoudra pas tous nos problèmes."
"J’espère que nous pourrons nous installer plus régulièrement en Q3, par exemple, car cela a été difficile jusqu’ici. Ce serait déjà un pas en avant. Le format Sprint ajoute une difficulté supplémentaire. Et je n’ai pas roulé depuis cinq semaines, comme les autres, et avec une seule séance avant les qualifications Sprint, cela risque d’être un peu étrange au début."
Sur son adaptation au sein de Red Bull, Hadjar se montre serein lorsqu’on lui demande son bilan après 4 mois passés à l’usine et sur les premières courses.
"Honnêtement, la transition a été assez facile. Je n’ai pas vraiment eu l’impression de changer d’équipe, car je travaille avec des gens de Red Bull depuis cinq ans. C’est le même volant, par exemple, donc ce n’est pas un changement énorme."
"Cela se passe bien. Je donne le meilleur avec ce que j’ai. Malheureusement, nous ne sommes pas là où nous voulons être, mais je me sens à l’aise pour extraire le maximum."
La longue pause du calendrier n’a fait que renforcer sa motivation.
"Être loin des circuits pendant cinq semaines, ça commence à démanger. J’avais vraiment envie de revenir. Le pilotage me manque, mais la compétition encore plus."
Enfin, les conditions météo pourraient bouleverser le week-end, avec un risque de pluie dimanche. Hadjar insiste sur l’enjeu sécuritaire.
"Il est important, en cas de forte pluie et de mauvaise visibilité, d’éviter de grands écarts de vitesse entre les voitures. Mais avec les changements, cela devrait aller."
"J’ai roulé sous la pluie avec la RB22 à Barcelone et c’est très difficile de mettre les pneus en température. Dès qu’il y a beaucoup d’eau, on a presque envie de passer directement aux pneus pluie."
Et même si débuter directement une course sous la pluie n’est "pas idéal", le Français conclut avec enthousiasme : "Aller directement en course sous la pluie, ce serait amusant."
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