On a joué à RENNSPORT, la nouvelle référence des simulations de course ?

Un jeu vidéo amené à évoluer dès la fin d’année 2025

30 novembre 2025 - 07:00
On a joué à RENNSPORT, la nouvelle référence des simulations de course ?

Le jeu vidéo RENNSPORT est sorti sur consoles et veut s’imposer comme une nouvelle référence des simulations virtuelles de course automobile. Prototypes et GT, circuits existants et créés de toute pièce : on a pu essayer sur Xbox et PS5 le nouveau titre du studio allemand Competition Company, publié par NACON.

RENNSPORT, c’est la promesse d’un jeu évoluant autour de l’endurance et du tourisme, avec la possibilité de se plonger en profondeur dans la conduite de ces bolides, ainsi que dans leurs réglages. Et la volonté de développer un titre sans fioriture, axé autour de la conduite et de l’expérience utilisateur.

On commence cette revue de RENNSPORT par l’arrivée dans les menus, qui sont sobres et assez simples à naviguer. Un mode solo avec carrière, championnat et contre-la-montre, ainsi qu’une partie multijoueur pour affronter d’autres pilotes virtuels.

Une ambition forte pour une simulation moderne

Le choix des voitures offre plusieurs possibilités, avec des voitures de supertourisme, des GT4, des GT3 qui constituent la majorité des possibilités, deux Hypercar que sont la Porsche 963 et la BMW V8 Hybrid LMDh, ainsi que des voitures de Porsche, comme la 911 GT3 R RENNSPORT ou la Mission R, un concept car électrique. Deux packs d’ajouts viendront garnir l’expérience, avec des vieilles voitures de DTM, et des anciens prototypes du Mans.

Du côté des circuits, il y a actuellement 14 pistes, et le Circuit des 24 Heures s’ajoutera lui aussi prochainement. En attendant, il est possible de rouler sur les mythiques pistes de la Nordschleife, de Monza, de Spa, de Road Atlanta où se déroule la course de Petit Le Mans, ou encore le tracé japonais de Fuji. On trouve aussi quatre pistes entièrement virtuelles.

Le jeu lance une première immersion avec un roulage à Monza au volant d’une BMW M2 CS, qui nous montre les fonctionnalités du titre et nous amène progressivement dans la possibilité de réglages des voitures et de configuration des menus et autres options.

Des sensations convaincantes, manette ou volant

Une fois cette première expérience passée, on peut accéder à toute la liste des voitures, certes encore un peu chiche pour le moment, et nous avons lancé une partie en mode libre pour un roulage d’une heure seul en piste. Le premier test a été effectué à la manette, ce qui n’est pas forcément une évidence pour des jeux qui se veulent être des simulations.

Première bonne surprise : la maniabilité n’est pas simple, mais pas non plus impossible à la manette. Les gâchettes du contrôleur Xbox, malgré l’absence de retour haptique, offrent une assez bonne progressivité. Le plaisir de conduire arrive rapidement grâce à une prise en main instinctive. Ce qui est vrai pour les GT3 n’est toutefois pas exact pour les prototypes, dont la réactivité rend les contrôles un peu trop sommaires.

C’est donc l’heure de passer au volant, et de trouver ce qui est à la fois une qualité et un défaut du jeu : ses nombreuses possibilités de configuration. Compte tenu de quelques problèmes liés aux volants — déjà partiellement corrigés par des patchs — la sensibilité et le retour de force peinent parfois à se régler, tout comme la plage de direction, différente selon chaque véhicule.

Une fois la configuration effectuée sur le Thrustmaster T300 et le pédalier T-LCM, on peut enfin se lancer à l’assaut du circuit. Le tutoriel apprend notamment à démarrer le moteur depuis les stands. Les menus sont néanmoins parfois lents, et certaines options sortent de l’écran, ce qui complique les réglages.

Un plaisir de conduite bien présent en piste

Une fois en piste, le temps passé à régler le volant porte ses fruits. Même sans direct drive, les sensations sont agréables : poids des voitures, puissance, transferts de masse… tout est bien retranscrit.

Le pilotage demande une précision chirurgicale. La moindre sortie de piste, même minime, annule immédiatement le tour en cours, parfois même le suivant. Sur certains circuits comme la Nordschleife, cela peut devenir frustrant.

L’effet de vitesse est particulièrement convaincant, notamment grâce à des flous latéraux bien exécutés dans les enchaînements rapides.

Malgré tout, on peut regretter un aboutissement visuel imparfait, et surtout loin des trailers photoréalistes. On ne peut pas juger de la qualité sur PC mais sur la Xbox Series X, on y voit des effets visuels parfois ratés, et quelques défauts comme du clipping.

L’impression est meilleure sur une PS5 Pro, ce qui laisse donc augurer d’améliorations possibles rapidement via des patchs. Cela reste un peu décevant sur la console de Microsoft dont la base technique reste très solide, et qui fait tourner des jeux avec un bien meilleur rendu sous le même moteur graphique, l’Unreal Engine 5, qu’on peine à reconnaître ici.

Heureusement, le cœur du jeu, la conduite, tient toutes ses promesses. Gestion des pneus, réglages, comportement distinct pour chaque voiture… tout est là. La Porsche 911 GT3 est par exemple d’une stabilité exemplaire, là où l’Aston Martin Vantage GT3 est plus survireuse. On déplore toutefois quelques erreurs qui amènent des sons peu réalistes pour certaines voitures.

Un jeu en progression constante

Bien évidemment, tous ces petits problèmes seront corrigés au fil du temps, car le studio travaille déjà d’arrache-pied sur des correctifs pour les divers problèmes rencontrés et remontés. En attendant, cela ne nous a pas empêchés d’égrainer les heures derrière le volant pour aller à la découverte des voitures, et des circuits scannés au laser pour plus de réalisme.

Un réalisme qui a d’ailleurs été bluffant quand, au milieu d’une longue session sur RENNSPORT, nous avons décidé de lancer un jeu de course de Microsoft bien plus accessible et se voulant à la croisée entre arcade et simulation, qui nous a offert un rendu catastrophique au volant par rapport au jeu en test.

Nous sommes donc rapidement revenus sur RENNSPORT, pour y passer encore d’autres heures et aller notamment affronter le mode solo et son IA qui ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, avec des comportements parfois hasardeux, voire erratiques. Mais rien n’a pu gâcher le plaisir de conduite qu’offre ce titre au volant, avec une simulation plus instinctive que d’autres titres du genre, et un potentiel de progression et de compréhension de la maniabilité qui permet de rapidement évoluer.

Enfin, le mode multijoueur propose des événements annoncés en amont sur le Discord du jeu, et qui peuvent se disputer selon trois niveaux, offrant ou non le choix de régler sa voiture et d’utiliser les aides.

Un potentiel immense pour l’avenir

Comme tout jeu qui se veut réaliste, RENNSPORT demande un travail colossal pour être abouti, et l’on sent que les patchs seront encore nombreux pour que tout soit parfait. Néanmoins, cette première mouture concrète du titre est satisfaisante, et la promesse de nombreuses heures de plaisir virtuel derrière le volant n’en est que plus réelle.

L’équipe de développeurs travaille d’ailleurs d’arrache-pied sur le titre, avec plusieurs développements liés à la stabilité du jeu. L’objectif est de réduire les bugs, notamment au niveau de l’audio, qui avait quelques instabilités et déclenchait par exemple le son du contrôle de traction quand celui-ci était désactivé.

Certains problèmes visuels, comme les mécaniciens qui n’apparaissaient pas dans le rétroviseur central en quittant le stand, ont aussi été corrigés. Le rétroviseur a d’ailleurs été au centre d’un correctif complet apporté quelques jours après la sortie, améliorant notamment les distances perçues.

L’IA est aussi peaufinée, tout comme le gameplay, notamment pour l’utilisation des volants et manettes, pour lesquels certaines prises en charge ne se faisaient pas correctement. Des améliorations spécifiques ont eu lieu sur les voitures, allant par exemple améliorer l’affichage du déploiement de l’énergie dans le prototype Hypercar de BMW. L’interface dans le jeu, par ailleurs entièrement personnalisable, a quand même été grandement modifiée pour être plus pratique et visuellement plus aboutie en version originale.

Des travaux colossaux qui ne peuvent que rassurer sur l’avenir du jeu, qui devrait donc bénéficier d’un support technique complet et à long terme de la part de Competition Company. Avec l’arrivée des DLC déjà prévus, et on l’espère d’autres extensions à l’avenir, RENNSPORT pourrait ainsi s’intégrer à long terme dans le paysage des simulations automobiles, et a le potentiel pour devenir une référence du genre.


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