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Stéphane Sarrazin : Nous pourrions titiller Audi

Au moins durant les premières heures

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15 juin 2012 - 20:45
Stéphane Sarrazin : Nous pourrions (...)

En fait, en apparence, rien n’a changé pour lui. Sa voiture est toujours bleue, elle porte toujours le numéro 8. Même l’un de ses coéquipiers pourrait lui laisser croire qu’il est toujours membre de Peugeot Sport. Évidemment, il n’en est rien. Stéphane Sarrazin a eu la chance de pouvoir rebondir chez Toyota. A bord de la TS030, il se glisse cette année, dans la peau de l’outsider... Un outsider qui n’a pu faire que 10 tours mercredi et 10 autres le lendemain car sa TS030 n’a pas été épargnée par les pépins lors de ces essais.

« Non mais ça va, je connais quand même déjà bien la voiture, j’ai pas mal tourné au Castellet et je connais assez bien le circuit... » Cela est donc suffisant pour qu’il nous dresse la liste des points forts de sa voiture. « Je dirai sa réactivité dans les enchainements, sa finesse aéro et la puissance de notre système hybride. » Du côté des points faibles, Stéphane regrette « le déficit de puissance de notre moteur thermique par rapport à celui d’Audi. Nous devons également progresser sur le comportement des freins. Nous ne sommes pas très bien dans ce domaine et cela n’a rien à voir avec le système hybride. Nous devons être prudents. Il est normal que certains domaines soient encore perfectibles car la voiture est encore assez jeune... »

Vue de l’extérieur, les TS030 semblent nerveuses, sautillantes. « Oui, c’est vrai mais encore une fois, il nous faut du temps pour peaufiner sa mise au point. Ensuite, c’est plus impressionnant vu de l’extérieur qu’au volant. Par exemple, la bosse la plus difficile du circuit, c’est celle dans la descente du Dunlop, à l’endroit ou la piste se divise en deux, Bugatti d’un côté, grand circuit de l’autre. Là, la 908 était toujours un peu délicate. La TS030 ne l’est pas... »

20 tours en deux soirées seulement mais Stéphane a eu à chaque fois l’occasion de suivre une Audi, e-tron ou Ultra. « Par rapport à l’Ultra, on n’a pas de mal à les déborder lors des ré-accélérations lorsque notre système électrique pousse. Ça ne dure qu’une ou deux secondes mais durant cette période là, ça pousse fort. » Aussi fort qu’entre 2007 et 2010, avec les gros moteurs diesels ? Là, les yeux de Stéphane se mettent à pétiller... « Ah ne me parle pas de ça, malheureux. On avait 800 chevaux dans le dos. 3’18" au tour ! Imagine le temps qu’on ferait aujourd’hui avec le nouveau revêtement dans la ligne droite... Non, ne me parle plus de ça. Ça pousse fort aujourd’hui, mais pas à ce point... En tout cas, une fois que l’électrique stoppe son action, on sent que les diesels sont plus puissants. Ils nous ramarrent... Quant à l’e-tron, j’arrivais à peine à la suivre lorsque je sortais de son aspi. »

Stéphane est confiant quant à la tenue de ses pneumatiques, ce que confirmait d’ailleurs Pascal Vasselon, le directeur technique. « C’est un domaine ou nous sommes plutôt bien. » Quant à la consommation de carburant, « nous savons exactement ou nous en sommes mais nous ne savons rien d’Audi... » Le gardois est en tout cas suffisamment confiant en son auto pour se permettre de « penser taquiner les Audi au moins durant les premières heures. Je pense que ça peut être sympa. Mais sur 24 heures, qui peut savoir ? »

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