Zak Brown assume de ‘créer des tensions et de l’instabilité’ chez Red Bull

La F1, c’est aussi de la politique !

3 avril 2025 - 18:10
Zak Brown assume de ‘créer des tensions et de l’instabilité’ chez Red Bull

Christian Horner a trouvé son nouveau ‘grand’ rival. En 2021, c’était Toto Wolff ; mais depuis, son meilleur ami se nomme Zak Brown, le PDG de McLaren Racing.

La rivalité entre Horner et Brown a franchi un cap en début de saison dernière, lorsque l’Américain a publiquement critiqué l’attitude et l’éthique du patron de Red Bull – embourbé dans une affaire de harcèlement qui n’est toujours pas terminée.

La rivalité, mêlée à la politique et aux conflits d’ego, est une composante intrinsèque de la F1.

Zak Brown a ainsi pleinement assumé cette opposition avec Christian Horner, dans le podcast TechStuff.

« Oui, absolument. Notre sport, peut-être plus que d’autres – même si je ne prétends pas être expert dans d’autres disciplines – comporte une dimension très compétitive et politique. L’objectif est de devenir aussi rapides que possible, mais il y a aussi une stratégie consistant à déstabiliser les concurrents. »

« On tente de créer des tensions, de perturber les autres équipes, ce qui n’est pas propre à la F1 mais y est particulièrement prononcé. On se bat constamment pour les employés, les pilotes, les sponsors, et l’attention médiatique joue un rôle crucial. »

Et Zak Brown assume donc publiquement de créer de l’instabilité chez les équipes rivales, comme chez Red Bull donc !

« Si vous parvenez à créer de l’instabilité chez les équipes rivales – et cela ne fonctionne pas toujours en notre faveur – vous pouvez les ralentir pendant que vous vous concentrez à accélérer. »

En 2024, la bataille sur la piste entre Red Bull et McLaren F1 a été remportée par Max Verstappen pour le titre pilotes ; mais au classement des constructeurs, c’est bien McLaren qui a remporté son premier titre depuis 1998. De peu car Ferrari a bien failli damer le pion à McLaren lors du dernier Grand Prix !

« Ça ne pouvait pas être plus serré. Si Lando n’avait pas gagné, nous n’aurions pas remporté le titre constructeurs. Nous n’avons jamais pensé que c’était acquis. Et vous voyez à quel point ce sport évolue vite. On pensait que Red Bull allait tout gagner après le début de saison, et au final ils terminent troisièmes. On est trop expérimentés pour croire que quoi que ce soit est dans la poche en F1. »

Sur les objectifs 2025, Zak Brown vise le doublé pilotes-constructeurs, sans surprise.

« Cent pour cent. Pilotes et constructeurs. C’est l’objectif. »

Un grand facteur de la réussite de McLaren F1 se nomme Andrea Stella : le successeur de Seidl s’est imposé comme un patron respecté, dynamique et bien sûr très compétitif. Est-il le Jean Todt de McLaren selon Zak Brown, qui l’a promu à ce poste ?

« Andrea fait en sorte que tout s’aligne. Chaque département doit être au top, même ceux qui ne touchent pas directement la voiture. La communication, pour les fans ; le commercial, pour les sponsors ; les finances, pour le plafond budgétaire. Tout cela nourrit la performance. Il faut que les mille personnes rament dans le même sens. »

Zak Brown ne pense pas encore à son héritage chez McLaren F1

Zak Brown assume-t-il aussi d’aller épier la concurrence, de copier ce que Red Bull ou Ferrari feraient de meilleur ? McLaren F1 est-elle aussi épiée par ses rivales ?

« Un minimum, mais au fond, on ne peut pas y faire grand-chose. On observe, on apprend, mais on peut facilement devenir obsédé par les autres et passer plus de temps sur eux que sur soi. »

Quel message, que l’héritage veut enfin laisser Zak Brown chez McLaren F1 ? Il est l’homme qui a ramené l’équipe au sommet, tout de même !

« Non. Ce n’est pas le moment d’y penser. Je suis concentré, je pense que ce n’est que le début. Mais je suis sûr que j’y penserai un jour. »


Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Via notre nouvelle chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com !


Partage

xpb_1325113_hires.jpg