’J’ai lu ma propre chute sur Autosport’ : Palmer raconte son licenciement de Renault F1
Il garde encore un "goût amer" de cette fin de carrière
Jolyon Palmer a couru en 2016 et 2017 pour l’écurie française Renault F1, mais il n’était pas en odeur de sainteté lors de cette deuxième saison. Sous contrat avec Lotus et donc au début de la période Renault, il ne parvenait pas à se mettre en avant en matière de résultats.
Malgré ses difficultés, il ne s’attendait pas à apprendre qu’il serait remplacé avant la fin de saison en lisant un article dans la presse. Une façon de faire qui lui a laissé un goût amer sur sa collaboration avec l’équipe d’Enstone.
"Mon frère m’a envoyé un message en disant ’tu as vu ça ?’, et c’était Autosport qui écrivait ’Sainz va remplacer Palmer’. Je me suis dit ’quoi ?!’ Sincèrement, c’était la première fois que j’en entendais parler. J’étais à la maison et j’ai cliqué sur le lien. J’étais littéralement en train de lire le récit de ma propre chute sur Autosport" raconte le Britannique.
Outre la manière de l’apprendre, le Britannique pensait être dans une bonne dynamique et ne s’attendait pas à cette décision : "J’avais d’ailleurs fait une excellente course à Spa, où j’étais plus rapide que Hülkenberg. Je ne m’attendais simplement pas à lire l’annonce de mon propre licenciement."
Il a ensuite dû composer avec un silence assourdissant de son équipe, qui ne l’a pas informé sur la suite des événements avant le Grand Prix suivant : "Je pensais que quelqu’un de l’équipe allait voir l’article et me contacter, mais personne ne l’a fait."
"Je suis arrivé à Singapour pour la conférence de presse du jeudi et notre responsable des médias m’a demandé ’tu es prêt à y aller ?’ Je lui ai répondu ’Non ! Il est hors de question que je fasse face aux médias du monde entier avant que quelqu’un ne me dise concrètement ce qui se passe ici’."
Finalement dans les points ce week-end là, Palmer n’a pas pu sauver sa place, et après un long silence de ses dirigeants, c’est le team principal, Cyril Abiteboul, qui est venu lui annoncer la nouvelle.
"Il n’y avait aucune trace de Cyril, aucune trace de la direction. Je me disais ’asseyons-nous et dites-moi au moins en face ce qu’il en est’. Finalement, Cyril est venu me voir pour me le dire, mais toute l’année a été gérée de façon assez médiocre."
Ce qui a choqué Palmer, ce n’est pas que l’information fuite dans la presse, ce qui n’est pas rare en Formule 1, mais plutôt la manière dont l’équipe n’y a pas réagi, le laissant dans une ignorance très problématique.
"L’article d’Autosport est probablement sorti avant que Renault ne soit prêt, mais on pourrait penser que mon patron m’appellerait pour me dire si c’était vrai ou non. J’ai dû forcer la conversation, ce qui a laissé un goût amer."
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